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Le temps essuie les larmes... ▲ TYZEL

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GRANDIR, C'EST DEVENIR RESPONSABLE.
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▲ Cupidon : J'ai toujours pensé que j'étais hétérosexuelle, enfin je ne me suis jamais vraiment posé de questions.. Mais voilà depuis que j'ai rencontré Swann rien n'est plus pareil, elle me donne envie de battre, elle me redonne l'envie de vivre. Mais je sais que je me fais de films, qui voudrais sortir avec quelqu'un comme moi ?
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Jeu 8 Juin - 17:27


Le temps essuie les larmes...

tyzel


Aujourd'hui était un jour particulier, une date anniversaire que j'aurais souhaité ne jamais fêter... Cela faisait un an jour pour jour que j'avais eu mon accident, un an que ma mère était partie... J'avais le coeur gros et je voulais me rendre au cimetière pour déposer un bouquet de fleurs sur sa tombe. J'avais demandé à Jasper de m'y accompagner, même si je sais qu'il viendrait pas avec moi. Il a toujours eu une peur bleu des cimetières et n'aime pas cet endroit. Puis comme il le dit si bien, il n'a pas besoin d'aller sur sa tombe pour pense à elle... Swann savait qu'aujourd'hui était un jour spécial, mais elle avait insisté pour me préparer une surprise, une journée rien que nous deux. Je n'ai pas pu dire non, en réalité, elle ne m'a pas laissé le choix. Je lui ai juste demandé de me laissé une partie de la mâtinée seule avec Jasper pour que je puisse aller me recueillir sur la tombe de ma mère, chose qu'elle avait accepté. Je lui ai dis qu'elle pourrait venir me chercher à l'entrée de cimetière si elle voulait, ou que je rentrais avant, rien n'était bien sûr ! je devais l'avertir et lui téléphoner. Swann insistait toujours pour que je lui téléphone au lieu de lui envoyer un message. Je me disais que c'était plus simple, comme ça, elle savait directement ce que je lui voulais. Mais une partie de moi se disait, que si elle me demandait ça c'était peut-être pour entendre ma voix ? Je divaguais complètement... Le grincement de la porte me fit sortir de mes pensées, c'était mon petit frère. Je lui souris et après avoir bu un café on avait pris la route jusqu'à chez les fleuristes puis direction le cimetière. Jasper m'aida à sortir de la voiture et posa le bouquet sur mes genoux. Je lui demandais s'il était sûr de ne pas vouloir venir et fit un non de la tête m'affirmant qu'il n'avait pas besoin de ça et me demanda tout de même de lui faire un coucou de sa part. Je souris doucement lui promettant de le faire.
Je poussais les roues de mon fauteuil au travers les pierres tombales, puis après quelques minutes je m'arrêtais devant sa tombe. J'avançais doucement et posait le bouquet sur sa tombe. « Salut Maman... Jasper n'est pas là, mais il me dit de t'embrasser de sa part.. Tu sais qu'il a horreur des cimetières... Du coup, j'ai pas insisté, c'est mon rôle de grande soeur de veiller sur lui, même si c'est depuis quelques temps c'est le contraire. Plus rien n'est pareil depuis ton départ. Avec Jas' ça va mieux, mais pas avec Tyler... Je lui en veux tellement, je sais que tu n'accepterais pas ça, mais c'est dur de le voir et de me dire que par sa faute tu n'es plus là... Je.. Tu me manques tellement... C'est tellement dur de vivre sans toi.. J'ai.. » Je fus stoppé par un bruit, qui me glaça le sang. « Qui est là ? » Je tournais doucement la tête et aperçue Tyler juste derrière moi...


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grandir, c'est devenir responsable.
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Jeu 8 Juin - 23:29


Le temps essuie les larmes...

tyzel


Je savais que la date se rapprocher et j'avais demandé à Azalée de ne pas passer pour la nuit à mon appartement. Je voulais être seul. Elle m'a comprit mais m'a quand même demandé de l'appeler si j'avais besoin d'elle. J'ai toujours besoin d'elle, je devrais l'appeler tous les jours. Mais cette nuit, j'avais vraiment besoin d'être seul et même si j'étais mal qu'en temps normal j'aurais dû appeler ma fiancée, je ne l'ai pas fait, restant avec mes problèmes. Des problèmes qu'Azalée avait comprit, des problèmes qu'elle m'aidait à résoudre, des problèmes que je faisais un peu semblant d'avoir résolu pour m'occuper d'elle, pour qu'elle arrête de penser juste à moi mais aussi à elle. Depuis un an, elle œuvrait à mon bonheur, mon bien-être sauf que ça, ce n'était pas dans le même sens, moi je ne l'aidais pas, bien au contraire, je lui faisais du mal, je le savais. J'ai bu alors que j'ai dit que je commençais à arrêter mais là c'était ma seule solution pour éviter de penser à tout ça. Un an, déjà un an. Assis dans le fauteuil de l'appartement, une bouteille à la main, je la porte à ma bouche pour boire une nouvelle gorgée. Minuit vient de sonner, ça m'a donné des frissons. Je n'aime pas ce jour, c'était il y a un an que j'ai tout perdu, ma mère, ma sœur, mon père, mon frère, ma famille et ma dignité. Depuis un an on me voit comme un assassin alors que je n'en suis pas un. Je pourrais encore jurer que j'ai lâché la route pendant quelques secondes, même pas une minute. Je sais que je n'aurais pas du faire ça mais mon téléphone n'arrêtait pas de vibrer sur ma cuisse, je devais veiller à ce que ce ne soit pas important. J'ai des frissons à nouveau. Je regarde la bouteille, je sais à quel point elle me fait du mal, à quel point je dois la laisser de côté, m'occuper d'autre chose. Je regarde ç nouveau autour de moi, mes deux caniches me regardent de loin, ils ont le regard triste, comme si eux aussi savaient ma situation qu'ils comprenaient. Je ne sais pas ce qui me prend, j'ai envie de sortir, de sentir l'air frais sur mon visage. Je me lève, laisse la bouteille, prend mes chiens et on sort dans la ville.

Marcher dans les rues m'a fait du bien. Je suis rentrer deux heures plus tard à mon appartement. J'étais fatigué d'avoir marcher pendant deux heures et par l'alcool, je me suis couché sur mon lit et je me suis de suite endormis. Quand je me suis réveillé après, le soleil était déjà haut dans le ciel, quand je regarde l'heure je suis surpris, je pensais qu'il était plus tard que ça. Je me lève, prend de nouvelles affaires et part prendre ma douche. En sortant de celle-ci, je me regarde dans le miroir, je regarde mon épaule, elle porte toujours une marque de ce qu'il s'est passé il y a un an. Je décide de m'habiller pour sortir. Ma sortie ne sera pas superbe mais en tout cas, ça va me faire du bien. Je vais souvent sur la tombe de ma mère, souvent je m'excuse, je ne dis rien de plus. Aujourd'hui j'ai besoin de lui parler, de vider mon sac. Je veux qu'elle sache que je souffre de ne plus avoir personne. Elle ne pourra rien faire pour moi mais je n'aurais qu'à penser qu'elle me sourit et tout ira mieux. Me sourire, si ça se trouve elle me déteste aussi de l'avoir tué.

Je prend ma voiture, m'arrête au fleuriste pour acheter des fleurs, des pivoines, les préféré de maman. Je reprend ma voiture pour me garer sur le parking du cimetière. Je ne me sens pas bien mais en même temps qui se sent bien ici, il y a tellement de tristesse sur le visage des gens. Je connais le chemin jusqu'à la tombe de ma mère par coeur, je pourrais le faire les yeux fermés. Quand j'arrive proche de celle-ci je vois quelqu'un, quelqu'un qui ne peut être personne d'autre qu'Hazel. Ma sœur. Je m'arrête nette, je ne sais pas du tout quoi faire. Dois-je avancer ? Me confronter à elle ? Ou juste faire demi-tour et revenir plus tard pour lui laisser le temps d'être avec notre mère ? Mais j'ai les fleurs en main, je ne peux pas faire demi-tour, je vais juste les poser et repartir, je repasserais plus tard. Je m'avance à nouveau, mes pas qui écrase l'herbe, des feuilles qui sont déjà tombé. Je dois faire du bruit car elle se retourne. Je m'arrête à nouveau même si on est plus proche l'un de l'autre. Elle a ce regard si triste. Je sens que les larmes montent. J'avance, passe à côté d'elle, pose les fleurs sur la tombe de notre mère et m'apprête à repartir, sans rien lui dire, je n'ai rien à lui dire à Hazel, je lui ai déjà tout dit.


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Ven 9 Juin - 17:04


Le temps essuie les larmes...

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J'avais abandonné Jasper pour me rendre au cimetière et il ne m'a pas attendu. je lui dis qu'il pourrait parti, que Swann viendrait me chercher, qu'il n'avait rien à craindre. Avant d'entrer dans le cimetière je me suis dis qu'il fallait que je reste forte et que j'évite de pleurer, même si je savais que cela était impossible. Je roulais jusqu'à la tombe de ma mère, des souvenirs venant me percuter en plein visage. Je me vois allonger dans ce lit d'hôpital, mon père à mes côté. Je murmure son prénom et lui demande ce qui s'est passé, non pas que je me souvienne de rien, mais c'est un peu flou. Tout est flou. Il me tient la main et m'explique que nous avons eu un accident, j'ai des flash qui revienne. J'entends des cris, des bruits de frein. Je demande Tyler, je demande s'il va bien,c 'est lui qui était au volant. Mon père serre la mâchoire et me dit qu'il a rien, que tout va bien pour lui. Quelques blessures, mais il n'a rien de grave. Je souris quand j'apprends la nouvelle et je demande ou est maman. Je n'imaginais pas qu'elle n'était plus là... Mon père me dit qu'elle n'a pas survécu à l'accident, je le regarde ne croyant pas ses mots. Je secoue la tête disant que ce n'est pas possible. je veux la voir. Puis c'est là. A ce moment précis que je me rend compte que je ne peux plus bouger le bas de mon corps. Je cris. Je hurle. Je demande à mon père ce qui se passe, pourquoi je ne sens plus mes jambes, je suis en pleure. Il me prend dans ses bras essayant de me calmer, de me dire que tout va s'arranger. Mais c'est faux...
Une larme coule sur ma joue quand je reviens à la réalité, je dépose alors mon bouquet sur la tombe de ma mère. J'ai appelé il y a plusieurs semaines le fleuriste pour faire ce bouquet des pivoines et des roses. Il m'a demandé si c'était pour offrir et j'ai dis oui... Un magnifique bouquet rouge et blanc. Puis je viens à lui ouvrir mon coeur, lui dire qu'elle me manque, que la famille ça ne va pas très fort. A croire qu'elle était notre ciment, celle qui nous maintenait tous liés. J'entends des bruits de pas et je me stoppe et je tourne la tête Tyler. Je ne me doutais pas que j'allais le voir. Enfin si, je savais qu'il y avait une chance, mais il est encore tôt. Il est seul. Azalée n'est pas là, peut-être qu'il veut aussi venir là seul, comme moi. Il ne dit rien, il passe à mes côtés sans me regarder ou me parler, pose son bouquet et rebrousse chemin. Je pose le regard sur la tombe de ma mère et je vois sa photo. Elle ne voudrait pas ça. Azalée a raison sur un point, lui aussi a perdu sa mère, notre mère. Même si je lui en veux il a autant le droit que moi à être ici. « Attends.. » Je parle assez fort pour qu'il m'entende car il est déjà un peu plus loin. Je tourne mon fauteuil en sa direction et je m'approche un peu de lui. « Tu peux rester un peu si tu veux... » Il y a une partie de moi qui le déteste au plus haut point, mais l'autre partie, c'est le contraire, l'autre partie a son grand frère qui lui manque un peu quand même. Je rajoute doucement. « Je reste aussi.. » Juste pour lui faire comprendre que sa présence ne me gêne pas. Lui dire que je ne lui dis pas simplement de rester et que moi je pars. Lui dire que si il reste, je reste aussi. Lui dire qu'on va rester ici ensemble... Je retourne alors avec un peu mal à côté de la tombe de ma mère ne sachant pas s'il va répondre à mon invitation...


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Sam 10 Juin - 16:12


Le temps essuie les larmes...

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Aucune image ne quitte mon esprit, chaque jour j'y pense, chaque jour je m'expose l'étendu des dégâts. Car des dégâts, il  y en a eu, trop même. J'étais dans une chambre d'hôpital, ils me gardaient pour des examens, je m'en fichais des examens, je voulais ma sœur. Je venais de perdre ma mère, personne n'était dans ma chambre, mon père était vaguement passé mais j'ai vu toute la colère dans son regard. Déjà à ce moment je ne comptais plus pour lui. Il avait vu que je m'en sortirais mieux que sa fille et encore mieux que sa femme alors il était allé voir ma sœur. Moi aussi je voulais la voir, je voulais absolument savoir si elle allait bien. Je n'aurais jamais dû conduire ce jour là, rien ne se serait passé, on serait encore une famille unie. Quand je me suis levé de mon lit, que j'ai essayé de trouver ma sœur, suivit par les médecin affolé à cause de mon état, on m'a indiqué sa chambre, j'étais partant pour la retrouver. Mais les médecins tous à crié mon nom, j'allais bien, c'est ce que je leur ait crié au visage. Je ne voulais pas qu'on me demande comment j'allais à chacun de mes pas. Physiquement, oui j'allais bien, psychologiquement j'étais détruit. Détruit car mon père m'a annoncé le décès de ma mère, détruit par le regard de mon père avant qu'il passe la porte, détruit par le fait que mon petit frère ne soit pas venu me voir, détruit car je ne connaissais pas l'état de santé d'Hazel. Pendant que j'allais à la chambre j'ai espérer qu'elle aille bien, j'ai espéré tellement fort, mais la réalité m'a rattrapé. Les cris de ma sœur alors que je n'étais pas rentré. Je savais que le pire était fait, qu'il y avait forcément un problème de son côté. Alors je me suis arrêté devant la porte, j'ai vaguement vu mon père essayer de la calmer. Je ne pouvais pas entrer. J'ai rebrousser chemin, pour le plus grand bonheur des médecins. Mais une fois dans ma chambre, je leur ai demandé ce qui n'allait pas pour elle. Ils m'ont dit, je ne pouvais pas y croire, ma sœur allait vivre avec un handicap jusqu'à la fin de ses jours… et par ma faute. La première fois que je suis allé la voir dans sa chambre, il était tard, elle dormait. Je n'étais pas encore sortis de l'hôpital, toujours là pour des examens. Je m'étais assis à côté de son lit, j'ai pleuré, je lui ai demandé pardon, de nombreuses fois même. Elle ne m'entendait pas, elle dormait trop profondément mais pour le moment, je n'avais pas le courage de passer à sa chambre pendant qu'elle était réveillé, je l'ai fait après.

Aujourd'hui, un an après, je rebrousse aussi chemin, ne voulant pas lui faire face. Je dépose les fleurs, je ne la regarde pas, j'ai peur de voir le regard qu'elle porte toujours sur moi, celui qui me prouve que je suis le fautif dans l'histoire. Quand je suis plus loin, elle m'interpelle. Mon cœur s'est serré. Sa voix, sa tristesse. Je ne pouvais accepter ça plus longtemps. Je m'arrête net et attend, dos à elle ce qu'elle a à me dire. Quand elle me dit que je peux rester, j'ai l'impression de rêver. Je voulais depuis tellement longtemps passé du temps avec elle. Alors, je me retourne vers elle et je tente un sourire léger. Le fait qu'elle reste veut me faire un plus large sourire mais je n'ose pas, je ne veux pas qu'elle le prenne mal. Du regard, je la suis, elle se remet proche de la tombe, je m'approche d'elle. Etre avec elle, ce n'est pas grand-chose mais c'est déjà beaucoup pour moi, pour nous. « Merci… de rester aussi. » Je ne trouve rien de mieux que de m'asseoir par terre, je ne veux pas rester debout. Je veux me faire plus petit qu'elle. Je fixe la tombe de notre mère, je ne dis rien mais le silence entre nous me tue. J'ai les larmes aux yeux mais je m'oblige à rester fort. Mais on ne peut pas rester comme ça, sans rien se dire. « Vous me manquez »


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Mar 13 Juin - 11:21


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Quand j'ai entendu ce bruit, je m'imaginais juste une personne passer par là, ou bien un chat. Il y a souvent un petit chat roux qui se promène dans le cimetière. Mais non, c'est Tyler. Mon cœur se resserre dans je le vois. Je ne sais pas quoi faire. Il ne me parle pas, me regarde à peine et je le laisse partir. Mais en voyant la photo de ma mère sur sa tombe, je l'interpelle. Je me dis qu'elle n'aurait pas voulu ça. Et pendant quelques secondes, je me mets à sa place. Si c'était moi qui conduisait la voiture. Si j'avais tué ma propre mère, si j'avais paralysé mon frère ? Ses pensées me font monter les larmes aux yeux, je ne peux pas imaginé comment je serais. Tyler a vraiment vécu tout ça. C'est la première fois en un an que j'essaie de me mettre à sa place. Alors je me lance derrière lui et je l'invite à attendre avec moi. C'est un peu maladroit dans ma façon de lui proposer, mais je fais comme je peux. Je n'ai pas eu de conversation avec lui depuis des mois. Si je ne compte pas la dernière fois avec Azalée, je ne me souviens pas quand je lui ai échangé quelques mots. Je me souviens de l'enterrement de ma mère. Mon père avait essayé de repousser l'enterrement de ma mère pour que je puisse me réveiller et y assister et je l'avais fais. Dans ce fauteuil. C'était le lendemain de mon réveil. J'avais une infirmière qui restait près de moi, car les médecins n'avaient pas voulu que je sorte, mais j'avais longuement insisté. Je voyais mes amis, enfin les gens qui me servaient d'amis qui me regardaient avec une certaine pitié, un certain dégoût. L'éloge funèbre de ma mère fut vraiment émouvant et j'ai tout gâché. Quand j'ai pris la parole, j'ai vu Tyler et je lui ai crié dessus, disant que tout ça c'était de sa faute. Il avait tuer maman, il m'avait mis dans ce fauteuil et devant tout le monde j'ai dit que je le détestais. Mon père est venu me calmer et maintenant que je me souviens, quand Tyler est parti, je n'ai plus vu Azalée. Elle était peut-être partie avec lui, pour le réconforter. J'avoue m'en avoir voulu d'avoir dit ça devant tout le monde...
Quand j'invite Tyler à venir, du moins à l'autoriser de reste ici, je n'attends pas sa réponse et je repars vers la tombe. Pendant quelques secondes, je me retiens de ne pas tourner la tête pour regarder s'il vient ou pas. « Merci… de rester aussi. » Sa voix, me fait doucement sursauté. J'hausse les épaules pour dire que c'est rien. Puis je le regarde du coin de l'oeil. Il s'installe par terre. Je fixe la tombe de ma mère me remémorant certains souvenirs, quand la voix de Ty me fait sortir de mes pensées.  « Vous me manquez » Je le regarde. Mon cœur se serre. J'aimerais lui répondre qu'il me manque aussi, mais je ne peux pas. je ne veux pas. je lui en veux tellement encore. « Elle me manque aussi... » J'ai conscience que mes mots peuvent lui faire mal, qu'il voulait attendre qu'il me manque aussi, mais ma bouche ne veut pas lui dire...


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Mar 13 Juin - 22:31


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Si je pouvais revenir en arrière, je le ferais. Je ne prendrais pas la voiture ou je ne prendrais mon téléphone sur mes genoux. Je ne sais pas. Je ferais quelque chose pour que tout ça n'arrive pas mais comment aurais-je pu savoir la suite des événements ? Si je l'avais su, je n'aurais jamais fait ça, je ne voulais pas que ma mère meurt, que ma sœur soit handicapée et pense que je suis la personne la plus horrible sur terre. Elle pense ça dès le premier jour. Comme quoi les gens dans le coma n'entende pas ce qu'on leur dit ou qu'ils ne le prennent pas en compte. Je lui ai dit à quel point je l'aimais, à quel point j'étais désolé, pourtant elle avait une horrible vision de moi. Je n'ai jamais rien fait pour arranger ça, à par m'excuser, je n'avais pas la possibilité de réglé les choses, je ne pouvais pas faire revivre notre mère ni lui enlever son handicap. Je sais que même si un jour elle me pardonne, il y aura toujours un bout d'elle qui m'en voudra de l'avoir mis dans cette situation. Elle aimait courir, marcher, faire la folle, j'aimais la voir faire ça et aujourd'hui, je lui interdis de faire tout ça. J'ai compris qu'elle me détestait à l'enterrement de notre mère. Par chance, j'avais été invité et j'ai venu, en mémoire de celle que j'ai toujours admiré mais j'ai vu tout leurs regards. Ils pensaient tous que j'étais coupable. Personne n'était de mon côté, sauf peut-être Azalée mais elle ne pouvait pas le montrer. On se cachait et ce n'était pas le moment pour nous de nous montrer, surtout pour Hazel, c'est sa meilleure amie je ne pouvais pas lui prendre sa mère, sa vie et sa meilleure amie, ça aurait fait trop pour elle. A l'enterrement, je n'ai pas parlé, je ne voulais pas voir tous leurs regards sur moi une nouvelle fois, je ne sais même pas si ils auraient accepté que je vienne. Puis je n'avais rien à dire, pourquoi parler de ma mère ? Elle était incroyable, toujours là pour sa famille, une femme qui méritait mieux, une vie plus longue, une vie que je lui ai pris. Je n'avais pas la force de parler devant tout le monde. Mais ce qui m'a le plus choqué lors de cet enterrement, ce sont les mots d'Hazel. C'était sûr qu'elle ne m'aimait plus mais je ne pensais pas qu'elle aurait pu avoir des mots aussi durs pour moi et surtout devant tout le monde. Je les ai vu, ils se sont tous retournés, ils ont chuchotaient entre eux, je ne pouvais plus supporté ça. Je souffrais aussi, peut-être plus que chacun d'entre eux. Qu'est-ce qu'ils avaient à me juger, jamais ils n'ont pris de nouvelle de ma mère, ses amies la connaissaient que pour boire des coups à la maison et les amis d'Hazel, n'en parlons pas. Ils étaient là, je ne savais même pas pourquoi, ils n'avaient rien à y faire. D'accord ils sont déjà passés à la maison, ils connaissaient notre mère mais jamais ils n'auraient dû être là. Et qu'on ne vienne pas me dire que c'était pour soutenir Hazel, combien d'entre eux étaient venu lui rendre visite à l'hôpital ? J'avais envie de hurler, leur lancer ma colère en plein visage. Peut-être qu'ils ne méritaient pas ça mais moi non plus je ne méritais pas leurs jugements. J'ai quitté l'église, je ne pouvais plus supporter, c'était au-delà de mes forces, mon père essayait de calmer ma sœur mais lui même était aussi énervé qu'elle contre moi sauf qu'il avait l'intelligence de ne pas le faire en public. Je n'ai jamais réussis à surpasser tout ça, encore aujourd'hui j'entends la haine de ma sœur envers moi et ça me donne des frissons.
J'ai peut-être eu l'air d'un mauvais grand frère en ne la regardant même pas en passant à côté d'elle mais elle était une mauvaise petite sœur. On aurait dû rester fort, ensemble. Du moins, je savais qu'ils étaient fort mais sans moi. Je m'ouvre à elle, je sais que c'est peut-être le bon moment, qu'elle va mettre de l'eau dans son vin mais rien n'y fait. Sa réponse me blesse. Tout tourne autour d'elle, elle ne voit que son nombril. C'était aussi ma mère et la frustration est encore plus grande pour moi, c'est moi qui l'ait tué. Je me demande souvent si elle m'a pardonné. Mais je ne le saurais jamais, ce n'est que suppositions. Je suis en colère contre elle car elle me blesse, à chaque fois c'est pareil mais j'essaie de ne pas lui en vouloir. « Je sais. Je suis désolé. Je ne voulais pas, je ne voulais rien de ce qu'il s'est passé. Je souffre aussi mais ça vous ne voulez pas l'admettre. Vous n'êtes pas les seules victimes. »


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Le temps essuie les larmes...

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Petits, ma mère disait qu'on était des siamois, des inséparables. Elle aimait dire qu'on était des jumeaux pas nés en même temps. Je me souviens que pour noël, Tyler avait eu des Talkies Walkies et il m'en avait donné un pour qu'on puisse parler à travers les murs de nos chambres. Ces souvenirs me manquent, il me manque. Mais une partie de moi, lui en veut tellement. C'est si dure tout ça. Puis pour ne pas arranger les choses, il est avec Azalée et je ne peux pas fermer les yeux sur ça. J'en ai gros sur le coeur, je voudrais lui parler, mais je n'y arrive pas. Maman ne voudrait pas ça, elle ne voudrait pas nous voir se déchirer comme on le fait, pourtant c'est bien le cas. Mon coeur saigne, mais ma fierté est trop grande. Il me dit doucement qu'on lui manque et je réponds qu'elle aussi me manque. J'aurais pu dire autre chose. Que pour moi c'était pareil, sans trop entrer dans les détails, ça aurait peut-être moins douloureux pour lui. Mes mots le font souffrir et je m'en rend compte quand il me parle.  « Je sais. Je suis désolé. Je ne voulais pas, je ne voulais rien de ce qu'il s'est passé. Je souffre aussi mais ça vous ne voulez pas l'admettre. Vous n'êtes pas les seules victimes. »  J'ouvre un peu la bouche, je ne sais pas quoi lui répondre. D'un côté je sais qu'il a raison. Lui aussi a perdu maman ce jour là, puis vivre avec ça sur sa conscience, je n'ose même pas me mettre à sa place. Mais quand il me parle je vois rouge, j'ai juste envie de me lever et partir mais je ne peux pas. Mon sang bouillonne et ne fait qu'un tour. Je fronce les sourcils. « Tu sais quoi ? » Dis-je d'un ton sec en prenant une voix assez grave. Je m'apprête à lui dire ce que j'ai sur le coeur. Que peut-être lui aussi est une victime, mais c'est avant tout le coupable ! Mais les mots d'Azalée résonnent dans ma tête. Puis la discussion de Swann. Elle me l'a dit que les relations fraternels ne sont pas les plus faciles. Elle m'a dit qu'elle comprenait que j'étais en colère contre lui et que j'en avais le droit mais aussi que j'avais le droit de l'aimer. Je me mord l'intérieur de la joue. Je regarde toujours Tyler assis par terre. Je soupire doucement. Je me décale de mon fauteuil pour poser ma main sur son épaule. Cela fait des mois que je n'ai pas eu de contact physique avec lui. Je tremble un peu. Mon coeur bat de plus en plus fort. J'ai peur qui me repousse. « Je suis désolée... » Je ne voulais pas lui dire des méchancetés, pas devant la tombe de notre mère, puis je suis fatiguée. Fatiguée de devoir lui rappeler la même chose quand je le vois. Car oui, je lui en veux pour tout ça, mais je me déteste de le traiter comme ça. Je retire doucement ma main de son épaule, je ne veux pas le déranger plus longtemps. Je joue doucement avec mes doigts et je ne le regarde plus, préférant regarder mes mains. « Je sais que tu t'en veux. J'ai été dure avec toi, alors que toi aussi tu l'as perdue... » Je pose mes mains sur mes genoux et je le regarde dans les yeux. « Je ne sais pas si j'arriverais à te pardonner un jour... » Mes mots sont peut-être comme un coup de poignard en plus pour Tyler mais j'ai besoin que ça sorte, il faut que je lui dise. Je reprends la parole, avant qu'il ne puisse répondre. « Mais... je crois que.. que... je veux bien essayer. Enfin, si ça te gêne pas trop d'avoir une soeur handicapée.. » Je souris timidement. Je ne sais pas si j'ai bien fait de lui dire ça. Puis rajouter ma dernière phrase n'était pas nécessaire... Mais bon, depuis quelques temps, j'aime faire des blagues sur mon handicape, ça ne fait rire que moi la plupart du temps, mais bon !


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Sam 17 Juin - 21:14


Le temps essuie les larmes...

tyzel


Notre relation était si précieuse avant tout ça, c'est pour ça que je souffre autant. Avec Jasper c'est différent, son regard sur moi me fait moins de mal que celui d'Hazel. Dans notre famille, bizarrement, on est plus proche de celui qui est né après nous. J'ai toujours été le frère protecteur de Jasper mais la protection, Hazel aimait bien prendre son rôle pour lui. Moi, c'était ma petite sœur, celle qui n'avait pas le droit de souffrir. J'aurais pu aller tabasser n'importe quel homme qui lui fait du mal, mais au final c'est moi qui lui ait fait le plus de mal, c'est moi qu'il faut que je tabasse. J'aimerais tellement que ç s'améliore entre nous. Je ne veux pas vivre comme ça toute ma vie. Des fois, j'en viens à compter le nombre d'années qui me sépare de la mort, il y en a bien trop, surtout si je n'ai plus ma famille auprès de moi. Même Azalée, ça ne pourra pas durer si il y a tellement de problèmes entre Hazel et moi. Est-ce que je vaut le coup de briser leur si belle amitié ? Je sais qu'Hazel n'accepterait jamais notre couple, même si on n'arrête pas de lui dire que ça date depuis plus longtemps que l'accident. On était déjà fiancé avant cet événement, je voulais déjà qu'elle devienne ma femme, je le veux toujours, peut-être encore plus mais je ne pourrais pas lui faire vivre ce genre de vie. Elle ne mérite pas ça, ce qu'elle mérite c'est d'être avec sa meilleure amie, celle qui a toujours été là, qui est plus importante que moi. Je ne saurais dire si dans la réalité, l'amitié est plus importante que l'amour mais dans notre cas je comprend que si.
Je n'ose pas la regarder, c'est trop dur à voir son regard sur moi, je vais encore souffrir, juste de l'imagination ça me va. Son ton sec me fait peur, j'ai encore moins envie de la regarder, je la vois dans ma tête avec son air féroce. Elle n'avait jamais été en colère contre moi, parfois on pouvais se disputer mais ça ne durer par bien longtemps, notre mère arrivait toujours à trouver quoi faire. Mon dieu, j'aimerais qu'elle soit là, qu'elle me dise quoi faire, qu'elle fasse réagir Hazel, je ne sais pas, ou peut-être juste sa présence nous aiderait à aller mieux. Si elle était encore là, ma plus grosse peine me quitterait. Ma conscience serait un peu plus libérer, même si je serais concentrer sur Hazel, mais si elle était là, sûrement qu'Hazel m'aurait un peu pardonner. Je ne lui demande pas de me pardonner, elle ne pourra jamais le faire et je la comprend totalement, on ne peux que m'en vouloir, je suis le coupable. Oui le coupable mais rien n'était volontaire, je voulais juste savoir si celle que j'aime avait un problème, deux secondes plus tard j'ai remis mon regard sur la route, j'ai manqué d'inattention pendant quelques secondes, je ne savais même pas avant que quelques secondes pouvaient gâcher notre vie à tout jamais. Je pense qu'elle bouge un peu, qu'elle se rapproche de moi. Je sens qu'elle se rapproche, mon cœur bat plus fort quand elle pose sa main sur mon épaule et qu'elle accompagné son geste pour un « je suis désolé ». Ce n'est pas grand chose, vraiment, mais pour moi ça veut dire déjà tellement. Je tourne doucement le visage vers elle. Elle a l'air de tellement souffrir, à tout point de vue. J'ai envie de la prendre dans mes bras, de lui dire que je l'aime, qu'on ira mieux mais c'est clairement impossible alors je la regarde juste. J'écoute ce qu'elle a à me dire. Je suis heureux qu'elle se rende compte que je souffre aussi, que moi aussi je l'ai perdu. Quand elle me regarde dans les yeux, elle me dit qu'elle ne sait pas si elle me pardonnera un jour, j'aurais pu avoir mal au cœur mais je le sais déjà, je l'ai déjà bien comprit alors elle n'appuie que mes connaissances. Mais elle veut essayer, mon cœur s'emballe, le temps d'un instant je repense à nous, aux souvenirs que j'ai d'elle, je me permet le temps que quelques secondes de penser au fait qu'elle pourrait redevenir la sœur que j'aime. « Je comprend que tu ne me pardonnera pas tout de suite, je ne te demande pas ça. Je sais que même essayer te demande beaucoup d'efforts, je le prend en considération, je te remercie même d'essayer. » Elle fait une sorte de plaisanterie sur son handicap, ça ne me fait pas rire, bien au contraire, ça me rappelle que c'est moi qui l'ait mis dans ce fauteuil. « Ca ne me dérange pas, pas du tout même. Tant que je t'ai auprès de moi, que tu ne me regardes  plus comme tu le fais depuis un an. » Mon regard se dirige vers la tombe de notre mère. Peut-être que c'est grâce à elle si Hazel essaie. « Tu sais, à chaque fois que je te vois, je me rappelle que tout est de ma faute, même dans dix ans j'aurais toujours ce genre de pensées. Tous les jours... j'essaie d'imaginer une façon de me faire pardonner. Même si un jour tu me dis que tu m'as pardonner, moi... Je me pardonnerais jamais de t'avoir mis dans ce fauteuil. »


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