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One, two, three drink- Sallda

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grandir, c'est devenir responsable.
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▲ Quartier Résidentiel : Maplewood, c'est plus près de l'école.
▲ Occupation : Professeure de maternelle (3-4 ans)
▲ Identité Sexuelle : bisexuelle
▲ Cupidon : Le vide total, des coups d'un soir de temps en temps même si j'en raffole pas. Puis je l'ai revu... Pour le moment je ne ressens rien pour elle, rien de concret mais seul l'avenir me le dira.
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grandir, c'est devenir responsable.
Jeu 8 Juin - 16:19

   

   
One, two, three drink

   Sallda
   

   

   
Lundi matin, jour d'école, jour avec mes élèves mais à vrai dire je ne vais pas beaucoup pensé à eux aujourd'hui. Je vais pensé à ce soir. Rien que d'y penser j'ai des frissons. Sept ans, ça fait sept ans que je ne l'ai pas vu. Ca faisait sept ans que je n'avais pas entendu sa voix, j'avais juste le souvenir de nombreuses de ses phrases qu'elle me disait. Quand j'ai remarqué que c'était elle qui avait laissé le message mon coeur s'est mis à battre plus fort. J'avais même envie de pleurer car ça m'a fait du bien. Elle pensait à moi, c'était déjà beaucoup à mes yeux. Je sais que moi, j'aurais dû l'appeler, elle avait fait beaucoup de premiers pas entre nous, les appels ça aurait du être à moi. Enfin bref, j'ai pensé à Sallie toute la journée et plus les heures avancent plus je stresse. Ce midi, je me suis forcé à manger car de un le repas de l'école ce n'était pas digne d'un chef étoilé et de deux car je ne pouvais pas passer l'après-midi sans avoir manger, vu que je ne mange déjà pas le matin. Faire la journée avec un chocolat chaud du matin dans le ventre ce n'est pas recommandé. Je n'ai pas parlé à beaucoup de monde, je suis restée quand même polie avec mes collègues, j'avais les idées ailleurs. Toute la journée je me suis rappelé des choses que j'avais fait chez Sallie, des moments qu'on avait passer toutes les deux.
Le soir n'est pas arrivé rapidement. A l'heure de la sortie de l'école j'avais limite envie de tous les mettre dehors les marmots pour que j'aille me préparer pour la soirée. On va aller boire un verre. J'ai l'impression que je vais être super timide avec elle, tellement de choses ont changé depuis la dernière fois, rien que moi, j'ai changé, je suis professeur des écoles. Qui aurait cru que j'allais devenir professeur des écoles avec le traumatisme que j'ai de l'école ? Pas Sallie je pense même si je lui avait vaguement parlé de l'idée mais à l'époque je n'étais pas sur de mon avenir, ce dont j'étais sûr c'est que je voulais travailler avec des enfants.
Assise sur ce qui me sert de lit, avec mon chien à mes pieds je regarde l'armoire. J'attends que mes vêtements se jettent sur moi. En vrai je regrette de ne pas avoir appris à mon chien à trouver des affaires pour moi et de me les amener. Je ne sais vraiment pas quoi mettre. J'ai peur d'en faire trop car ce n'est qu'un verre dans un bar. Bon, je me lance, je me lève et attrape une robe noir. Oui le noir c'est bien, c'est sobre, parfait pour l’événement. Je refais mon maquillage pour qu'il soit parfait… Enfin parfait c'est un grand mot, j'arrive toujours à faire l'oeil droit mais jamais l'oeil gauche. J'ai envie de crier mais mes voisins vont encore se plaindre que je fais du bruit. D'habitude ce n'est pas moi, à vrai dire c'est mon chien qui s'amuse à aboyer dans l'appartement quand il trouve que la journée est trop longue. Même si c'est superficiel car les chiens n'ont pas la notion du temps. Je le regard dans les yeux, il veut me faire un bisou mais je refuse, je lui dit que je vais le laisser seul pour la soirée, du moins pour le début de soirée. Il me fait yeux tout triste. Franchement ce ne serait pas Sallie que j’irais voir j'aurais enlevé ma robe et je me serais mise dans mon canapé devant mon incroyable fiancé. Je quitte l'appartement en le laissant seul, je l'entend qu'il pleure, ça me fend le coeur mais je ne pense pas que le bar va accepté qu'il vienne avec moi. Pour ce soir, je prend les transports en commun, je n'aime pas beaucoup ça mais j'ai la flemme de conduire en robe, j'ai encore plus horreur de conduire en robe que prendre les transports en communs, en plus il n'y a pas grand monde ce soir. Je descend à l'arrêt le plus près du bar et je marche jusqu'à ce dernier. Je ne sais pas ce que je dois faire, l'attendre là, l'attendre dedans ? Est-ce qu'elle est déjà arrivée ou pas? Car si je l'attends dehors et qu'elle est déjà là je peux attendre longtemps. Elle n'était pas du genre à arriver en retard mais pour le coup je suis en avance. Ca ne m'aide pas à choisir quoi faire. Bon, je vais attendre devant l'entrée et si dans dix minutes elle n'est pas là je rentre dans le bar à sa recherche.
   

   

   


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« Tu me fais tourner la tête, mon manège à moi c'est toi, je suis toujours à la fête, quand tu me tient dans tes bras » by Wiise
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au secours, j'ai la trentaine !
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Him and the perfect woman he wanted me to be
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▲ Occupation : Professeur de sport au lycée et de volley-ball
▲ Identité Sexuelle : Hétérosexuelle, ou en tout cas c'est ce qu'elle pensait
▲ Cupidon : Divorcée suite au départ de Zelda, jeune fille qu'elle a recueilli durant 2 ans et pour qui elle a commencé à avoir des sentiments. Après son départ, Sallie a changé, ce qui a provoqué le divorce et, après 7 ans sans nouvelle de Zelda, elle se demande comment renouer...
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au secours, j'ai la trentaine !
Jeu 8 Juin - 17:02
C'était aujourd'hui. Le grand soir. J'avais réussi. Je l'avais appelé. Lui avait laissé un message et aujourd'hui, enfin, je la reverrai. En ce lundi, premier jour de la semaine, reprise doucement du boulot, je ne tiens pas en place. Alors que souvent je reste dans mon coin, criant mes ordres et donnant des conseils, cette fois-ci, je participe. Ce matin, avec les plus jeunes du lycée, c'est un cours de basket que je donne. Ayant besoin d'évacuer le stress qui monte peu à peu, je prends un brassard et joue dans une des équipes, guidant mes coéquipiers et pointant les erreurs de chacun pour que tous puissent progresser. J'ai toujours trouvé important de m'investir ainsi avec mes élèves. Pour leur transmettre cette passion, il faut savoir s'intégrer dans leur groupe, être apprécié, les connaître et apprendre avec eux. Un professeur apprend autant voir même plus qu'un élève durant un cours. Fin bref, la journée se passa ainsi. Moi, me défoulant avec mes élèves puis discutant joyeusement avec mes collègues avant d'enfin rentrer. Une fois le seuil franchi, le stress me noue à nouveau les entrailles. Je porte ma main à ma bouche, ne sachant pas par quoi commencer. Comment devais-je m'habiller? Quelle était vraiment la nature de ce rendez-vous? Sera-t-elle contente de me revoir? Tant de questions dont je ne pus trouver de réponse. Ainsi, je tourne en rond, essayant de détendre chacun de mes muscles et de reprendre un rythme cardiaque normal. Une fois plus calme, je me dirige vers ma chambre avant d'ouvrir grand le placard et.... balancer chacune des fringues qui me tombent sous la main. Je n'ai plus la patience de faire un tri simple, je cherche simplement la perle rare..la tenue parfaite pour la soirée. J'hésite tout d'abord à porter une robe, mais j'ai peur que cela ne fasse trop. Après tout, ce n'était pas un rendez-vous galant, seulement une retrouvaille après tant de temps. Je prends une profonde respiration avant de voir une jolie robe bordeaux. Elle est assez courte mais le décolleté est vraiment léger, ce qui ne la rend pas vulgaire, seulement d'une certaine classe. Je l'essaie donc avant de tourner, de me courber devant le petit miroir qui remplace le grand que mon fils a brisé ce week end. Il était trop petit pour que le reflet me renvoie l'entièreté de ma robe ce qui me forçait à des exercices pour voir comment la robe tombait sur mon corps. Une fois satisfaite de mon choix, je l'enlève pour aller prendre une douche rapide, les minutes s'écoulant à toute vitesse. A peine sortie, je m'enveloppe d'une serviette avant de me sécher les cheveux puis les coiffer et me maquiller légèrement. Je m'habille ensuite de la robe, choisi des chaussures à petits talons puis...m'écroule sur le canapé du salon. Doucement, je pose mes mains sur mon visage, l'angoisse de la soirée me revenant en pleine face. Et si on n'avait plus rien à se dire? Et si le lien fort qui s'était forgé entre nous s'était amuït? Et si notre complicité si intense n'existait plus? Je serre alors les poings. Il n'était plus temps de me poser de telles questions. Notre rendez-vous était fixé dans vingt minutes et il m'en fallait bien dix pour atteindre le bar, plus le temps de me garer. Oui. Il n'y avait plus de temps à perdre. Je refuse d'être en retard. Ce rendez-vous, parfait ou non, doit se faire. Il y a bien trop longtemps que je ne l'ai pas vu et jamais je n'ai pu l'oublier, alors je me devais de la revoir. J'avais demandé ce rendez-vous. J'avais demandé à la revoir. Alors oui, le stress est présent, oui, de divers scénarios me viennent en tête mais non, je ne me dégonflerai pas. Prenant mon sac, je marche d'un pas rapide vers la porte avant de rejoindre ma voiture. Rapidement, j'atteins les environs du bar et trouve avec chance une place à proximité. Je sors de la voiture, prends une profonde respiration et approche...avant de me stopper net. Levant les yeux, je la vois attendant devant l'entrée, tripotant son téléphone portable et je me demande si elle m'attend depuis longtemps. Regardant l'heure, je vois que j'ai cinq minutes d'avance sur l'heure fixée. A sa vue, je ne peux empêcher un sourire de naître sur mes lèvres et j'approche, doucement, ne la quittant pas du regard, profitant du fait qu'elle ne m'ai pas encore vu.
Arrivée à quelques mètres d'elle, je la vois enfin relever la tête en ma direction. Mon sourire s'élargit. Elle n'a pas changé. Elle est toujours magnifique et je comprends dès lors que mon stress était inutile. Oui. Rien n'avait changé...
Je fais un léger signe en sa direction avant de souffler un timide:

-Hey...


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Jeu 8 Juin - 22:39

 

 
One, two, three drink

  Sallda
 

 

 
J'aurais dû me doucher. Je me rend compte que je ne l'avais pas fait. J'ai l'impression de porter l'odeur de toute ma journée sur le dos. Là, devant le bar, je ne pouvais pas essayer de sentir mon odeur corporelle, j'espère juste que mon déodorant a fait son travail. Après tout, il n'a pas fait trop chaud aujourd'hui, je n'ai pas fait d'efforts considérables et je me suis douché hier soir. Non, je sens bon, mon parfum sent bon, j'ai pris le temps d'en remettre un peu. Depuis que j'ai dix-sept ans, je met du parfum. J'avais pu m'en offrir un, d'une bonne marque, donc d'une bonne qualité. J'avais pris de l'argent que ma mère recevait pour la mort de mon père. Elle n'avait rien vu et tant mieux pour moi, je pense que si elle l'avait vu elle m'aurait frappé ou mise à la porte mais enfin, elle était toujours ivre, elle ne savait même pas combien elle recevait pour cette mort. Un jour, elle m'avait dit qu'elle préférerait avoir son mari plutôt que cet argent qui rentre tous les mois. Elle m'a dit ça, comme si moi je ne préférerais pas avoir une vraie famille que ça, une pseudo-mère. Mais j'avais donc pris cet argent et j'avais été dans une parfumerie, c'était le premier parfum que j'achetais. Au lycée, j'étais jalouse de l'odeur des autres filles et abruti comme j'étais, je pensais qu'en me parfumant, elles allaient m'accepter… que dal. A la parfumerie, la vendeuse m'avait aiguillé par rapport à mon odeur corporelle et elle m'en avait fait tester un, je l'aimais bien, beaucoup même. Je l'ai toujours gardé, je met toujours celui-là aujourd'hui. Et je dois avouer que j'ai aimé le mettre ce soir, comme pour me ramener quelques années en arrière quand je le mettais chez Sallie. Un jour, elle était passée à côté de moi et m'avait dit que je sentais bon, peut-être qu'aujourd'hui elle trouvera que je sens toujours bon.
Je n'arrête pas d'allumer l'écran de mon téléphone pour regarder l'heure, je compte le nombre de minutes qu'il me reste à poireauté dehors. Je m'étais donné dix minutes pour entre dans le bar. Mais j'espère qu'elle va arrivé là, maintenant car j'ai peur d'entrer dans ce bar seule. Quand je vais ouvrir la porte, tous les regards seront braquer sur moi, je le sais, c'est toujours comme ça. En cours, j'aimais toujours arrivé plusieurs minutes en avance pour pas qu'une salle pleine d'élèves me fixent. Au moins, quand tu rentres en même temps que tout le monde, chacun a sa conversation et personne ne fait attention à toi. Dans ce bar, ils vont me regarder, pourquoi pas parler sur moi. On ne sait jamais de quoi parle les gens. On comprend juste que c'est de nous quand on voit leur regard se poser sur nous alors qu'ils parlent et bien sur lorsqu'on voit l'ami bien discret qui se retourne sur nous. Le pire serait qu'elle ne soit pas dans le bar et donc je serais rentré pour rien, je commencerais à stresser et je ressortirais bredouille, comme une sans-ami. Ce n'est pas parce que j'ai eu cette étiquette pendant des années qui ont duré à mes yeux des siècles que je veux que ça recommence. C'est triste de rentrer dans un bar seule et d'en ressortir quelques minutes après, toujours seule.
Plus les minutes avancent, plus j'ai l'estomac en frac, je me remercie de ne pas avoir beaucoup mangé à midi et de ne pas être en pleine digestion car il y aurait eu des risques que ça ressorte aussi vite que c'est rentré mais pas dans le même état. Je sens un regard sur moi, je lève les yeux. C'est elle. Mon coeur bat plus vite. Elle me sourit, je ne peux pas ne pas lui sourire, elle m'a tellement manqué. J'aurais envie de lui sauter dessus, de la prendre dans mes bras et de la remercie pour toi, pour m'avoir gardé à l'époque, pour m'avoir appelé, chose que je n'osais pas faire. Combien de fois j'avais envie de tomber sur elle dans la rue par hasard, là, elle est devant moi. J'ai l'impression de rêver, elle a toujours été la seule famille que j'ai eu. Sa robe, que dire de sa robe, elle avait toujours su se mettre en valeur et encore aujourd'hui, qu'est-ce que je l'envie d'être aussi à l'aise avec son corps. C'est timide, je comprend totalement, je ne vais pas la brusquer en la prenant dans mes bras ou quelque chose comme ça.

-Bonsoir. J'adore ta robe, elle te va super bien.

Il y a plein de joie dans ma voix, je veux vraiment qu'elle comprenne que je suis heureuse, qu'elle a fait le bon choix en m'appelant. Puis un compliment ça ne fait jamais de mal à personne.
 

 

 


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au secours, j'ai la trentaine !
Jeu 8 Juin - 23:20
Je me rapproche toujours un peu plus d'elle. Je peux lire alors le soulagement sur son visage, puis une étincelle d'excitation dans ses yeux. Je devine alors que je n'étais pas la seule à avoir attendu ce rendez-vous, après tant de temps. Je regarde alors mieux son visage où toutes traces de candeurs a disparu. Sept années sont passées. Désormais, j'avais en face de moi une adulte, toujours bien plus jeune que moi, mais dans son regard brillait une réelle maturité. Elle avait toujours été très mature, la vie l'ayant poussée à grandir bien plus vite qu'elle ne l'aurait dû. Mais cette maturité aujourd'hui était doublée d'une certaine sagesse due à l'expérience. Elle était toujours jeune, mais elle avait gagné quelque chose durant ces sept années, un petit quelque chose qui me plaisait il est vrai fortement. Mon regard descend ensuite sur sa tenue. Une robe noire. Cette couleur lui était totalement adéquate. Elle faisait ressortir le bleu intense de ses yeux. Mais ce que je préférais chez Zelda, c'était son sourire. Bon Dieu que son sourire m'avait manqué. Il avait le don de faire battre toujours plus fort mon coeur, de me faire me sentir bien, comme je ne l'avais jamais été. M'étant arrêtée à bien deux mètres d'elle pour ensuite lancer un timide ''hey'', je secoue la tête, les yeux clos, exaspérée de moi-même. Ce n'était pas comme si c'était une première rencontre. Je la connaissais. Je la connais toujours. Bien que des années soient passées, c'est toujours Zelda, cette jeune femme que j'ai recueillis et avec qui j'ai passé deux années fabuleuses. Je devais me reprendre avant que la gêne ne s'installe. Mais Zelda me devança avec son compliment. Je rougis alors, baissant la tête comme à chaque fois que l'on me faisait un compliment sincère. Je souffle enfin, un sourire en coin:

-Et que dire de la tienne. Le noir te va vraiment bien.

Je me rapproche alors, trouvant ridicule la distance que j'avais laissé entre nous. Après tout, on avait été bien plus proche dans le passé, il n'y avait rien de gênant à cela. Son parfum me parvient alors et je souris encore plus, le reconnaissant. Oui. Il y avait bien des choses qui n'avaient pas changé. Au fond de moi, si proche d'elle, je me demande alors si je peux la prendre dans mes bras. Cela faisait si longtemps. J'avais toujours éprouvé un fort sentiment de réconfort et de plénitude quand je l'avais dans mes bras pour la protéger. Ce qu'elle ne savait pas, c'est que ça l'aidait autant elle que moi. Ce qu'elle ne savait pas non plus, c'est que je l'avais autant sauvé qu'elle m'avait sauvé. Tout avait toujours été réciproque et je me sentais autant redevable qu'elle. Alors, après avoir penché la tête, lui offrant mon sourire spécial, plutôt taquin, je la prends doucement dans mes bras. Je ne reste pas longtemps, m'écartant légèrement pour ne pas l'embarrasser, puis souffle doucement:

-Tu m'as vraiment manqué tu sais. Ça faisait bizarre de ne plus t'avoir dans les environs. Je n'avais plus personne à embêter...

Je rajoute cette dernière phrase pour ne pas laisser penser quelque chose que je ne voudrais pas qu'elle pense. Je n'étais moi-même même pas vraiment certaine de mes sentiments. Je n'allais pas tout lui déballer ainsi ou lui laisser penser cela. Alors je jouais la carte de la taquinerie. Il est vrai que j'avais passé beaucoup de temps à la taquiner, après plusieurs mois à la connaître. Au début, nos rapports avaient été tendu, puis il y avait eu sa tentative de suicide qui m'avait totalement bouleversé, me faisant changer mon regard sur elle, puis enfin la complicité était née. Depuis lors, jouant la parfaite aînée, je passais mon temps à l'embêter, ce qu'elle me rendait d'ailleurs bien. Aujourd'hui, c'était une adulte qui semblait accomplie et ce genre de taquinerie ne serait sans doute plus possible. Cependant, c'était mal me connaître que de penser que je n'allais pas tenter de l'embarrasser. Oui. Les choses n'avaient pas changé.
M'écartant enfin d'elle vraiment, je fais signe de tête vers l'intérieur du bar. Il faisait toujours bon à l'extérieur mais le décor cosy du bar me faisait bien envie. Je pousse ainsi la porte du lieu et la laisse entrer avant de la suivre, me mettant à ses côtés. Le bar étant souvent plein, j'avais pris soin de réserver et je me dirige donc vers un serveur qui nous pointe alors une jolie petite table, assez à l'écart du reste bruyant, parfaite pour passer une soirée sans problème.

-J'espère que ça te convient. J'adore ce bar mais il est vrai qu'il est souvent plein et parfois trop bruyant. Mais les boissons sont excellentes et j'avoue...j'adore cette déco...

Je rougis à ses mots, secouant la tête pour me reprendre. Parfois, je ressemblais vraiment à une enfant. A se demander qui était la plus adulte de nous deux. Avec elle, je retombais dans ma jeunesse, comme il y a sept ans. Oui, vraiment, les choses n'avaient pas tant changé.


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Ven 9 Juin - 12:38
Depuis que j'avais eu son message j'étais pressé de la revoir. J'avais attendu avant de lui répondre, j'avais réfléchis à une date, j'essayais de me remettre de mes émotions. Au début, j'avais cru à une mauvaise blague mais c'était bien sa voix, à elle. Sur le coup, je n'étais pas sûr de moi, je ne savais pas si ce revoir était une bonne idée, donnant la victoire à la distance physique entre nous qu'il y avait eu au d »but de ces sept ans. Puis j'ai réfléchis et je m'en suis voulu de l'avoir abandonné à cette époque. Moi, quand j'allais mal, j'ai pu compter sur elle, elle était toujours là à me réconforter alors que moi j'ai mis des barrières entre nous car j'ai arrêté de prendre ses nouvelles. De nombreuses fois j'avais voulu l'appeler mais je savais que je ne trouverais pas les bons mots, je ne trouverais pas d'excuse à pourquoi je ne l'avais pas fait plus tôt, car je n'avais aucune excuse à part ma débilité. Elle me regarde, moi je ne lui fais que lui sourire. C'est automatique de sourire lorsque je la vois. Après ma tentative de suicide, je l'ai senti différente avec moi, elle a tout brisé entre nous, elle a fait effondrer les murs que j'avais construit car je n'avais aucune envie qu'elle m'aide, personne ne m'avait jamais aidé, ça ne me semblait pas normal. Elle ne me connaissait à peine et elle m'ouvrait les portes de chez elle, c'était un rêve devenu réalité, une maison, un toit, une famille qui prendrait soin de moi. Bon, il y a que Sallie qui a pris soin de moi, son mari il ne me regardait pas du bon œil. En lui souriant, j'espère qu'elle voit que je vais bien, que c'est un vrai sourire, pas ce que j'ai pu lui faire auparavant, pas ceux qui était juste là pour lui dire « arrête de t'inquiéter pour moi » Elle me retourne le compliment que je lui fais. Mon sourire s'élargit encore un peu plus. J'ai toujours aimé lorsqu'elle me fait compliments, c'est si sincère sortant de sa bouche, c'est si gratifiant, ça met en confiance et après ça, tout peut t'arriver tu auras toujours ce sentiment dans un coin de ta tête. Je rougis légèrement à ce qu'elle me dit.

-Merci beaucoup.

Le noir, c'est vrai que cette couleur me va assez bien. Mais pour moi, cette couleur c'était pour se fondre dans la masse, surtout en soirée comme celle-ci. Je ne voulais pas attirer l'attention sur moi, je ne voulais pas avoir des regards de curieux qui me fixent, alors du noir dans le noir, j'allais passé inaperçu. Sa robe laisse ses bras à découvert et j'avoue que j'ai envie qu'elle me tienne dedans, comme avant quand j'en avais besoin, à ce moment là j'en ai besoin aussi. Pas le même besoin, pas celui de réconfort, juste celui de l'avoir contre moi, de comprendre que peut-être que rien n'a changé entre nous, qu'elle ne tient pas compte de la distance que j'ai mis entre nous. Et elle le fait, elle me prend doucement dans ses bras ; Ses gestes ont l'air un peu timide, je comprend totalement et une nouvelle fois je me trouve bête face à ça. Mais les voilà ses bras autour des miens. Notre accolade se termine rapidement, ça a été léger mais c'était déjà vraiment bien, j'avais envie de la garder encore contre moi, je voulais sentir un peu plus longtemps l'odeur de son shampoing, l'odeur de son parfum. Je voulais la garder plus longtemps mais je la laisse faire, je ne veux pas la gêner. J'ai l'impression de la connaître par coeur grâce aux deux années où on était proche mais j'ai aussi l'impression qu'il s'est passé des choses en sept ans, oui il peut s'en être passer des choses en sept ans et c'est ça qui me bloque. Après je me dis que c'est elle qui a fait le premier pas, c'est elle qui m'a appelé alors elle voulait me revoir, pourquoi là à ce moment ? Je ne sais pas, sûrement qu'elle avait envie ou qu'elle avait besoin.
Mon coeur manque un battement quand elle me dis que je lui ai manqué. Ca me fait plaisir mais en même temps ça me fait du mal, du mal, toujours à cause de la même chose, de ces sept ans. Elle m'avait manqué aussi. Puis la suite de sa phrase me fait rire. C'est vrai qu'on était souvent ensemble, je m'occupais de Gabriel comme si il y était mon petit frère alors que je savais qu'il ne l'était pas, mais je voulais l'aider, je voulais me faire encore plus accepter par elle. Ca m'a valu des « Laisse le tranquille, il se débrouille seul » « lâche ses mains il va réussir à avancer sur es pieds, il l'a fait hier ». Et c'est vrai, elle aimait me lancer des petites piques, pas méchantes du tout, juste car c'était notre façon de s'apprécier. J'aimais quand elle me faisait ça, ça montrer qu'elle était à l'aise avec moi et moi je l'était aussi aussi.

-Tu m'as manqué aussi.

J'ai voulu lui rajouter que ça a été dur au début pour réagir à son « ça faisait bizarre de ne plus t'avoir dans les environs ». Au début j'étais contente, j'étais indépendante, j'étais grande, j'avais mon appartement, mon cursus d'étude et ma solitude que je prenais pour de la liberté. Puis cette solitude est devenue pesante. A la faculté je n'étais pas harcelée, je parlais avec certains mais je n'avais pas de groupe d'amis, j'étais seule le soir chez moi. Au début, un petit film et dodo et ça allait, puis j'ai commencé à trouver que les films tiraient en longueur. C'était mon indépendance qui me rattrapait, je pensais pouvoir vivre seule comme je l'avais toujours fait, sauf que là j'avais connu la compagnie et cette compagnie elle me manquait.

On ne va pas rester dehors toute la soirée, elle me fait signe de la tête pour que l'on rentre dans le bar, elle me laisse rentrer en première. C'est aussi un moment que j'appréhendais, le monde, la proximité des gens inconnus avec moi. Mais je la sens derrière moi, proche, je sais que rien ne m'arrivera. Elle se dirige vers un serveur, je la suis du regard puis je dirige mon regard vers la table que le serveur nous avait réservé. J'ai au envie de crier de joie, elle était un peu à part des gens, on allait y être bien. Peut-être qu'elle l'avait fait exprès. Peut-être qu'elle se rappelait que j'avais du mal avec les bars où il y a plein de monde. Elle me demande si ça ne me dérange pas d'être là, pas du tout, tant que je suis avec elle. C'est fou comment je me sens bien quand elle est là, que je ne pense plus à ce qu'il y a autour de nous. Puis, elle a l'air heureuse d'être là, elle a vraiment l'air d'aimer cet endroit alors je ne peux rien dire de méchant sur ce bars. Même si je trouve qu'il y a pas mal de monde, je n'ai pas eu l'impression que les gens me fixaient en rentrant, ou alors ils fixaient Sallie, comment ne pas s'arrêter sur son physique ? Je lui souris, décidément je ne fais que ça.

-Ca me va parfaitement. En plus notre table est bien placée, le bruit ne devrait pas trop nous embêter. Et tant que les boissons sont bonnes je prend !

On dirait une alcoolique à dire ça, je regrette de suite. On va s'asseoir à notre table. C'est là que je prend le temps de regarder la décoration, j'aime vraiment bien. Je n'étais pas venu ici depuis des années, du moins si je suis déjà venu ici, je ne sais plus. On vient nous demander e que l'on veut boire. Là je sèche, je ne suis basé alcool à part bières et encore il y en a tellement beaucoup de sortes que je serais incapable de savoir qu'elle est la meilleure. Il m'a demandé à moi en premier c'est embarrassant, je lance des regards à Sallie pour qu'elle choisisse en première pour que je puisse dire que je veux pareil qu'elle.


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▲ Cupidon : Divorcée suite au départ de Zelda, jeune fille qu'elle a recueilli durant 2 ans et pour qui elle a commencé à avoir des sentiments. Après son départ, Sallie a changé, ce qui a provoqué le divorce et, après 7 ans sans nouvelle de Zelda, elle se demande comment renouer...
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Ven 9 Juin - 21:41
J'avais vraiment aimé qu'elle réponde ainsi à mon étreinte. J'avais toujours peur d'en faire de trop. Je me rappelle alors, au début de son emménagement chez moi, je pense que j'étais pire qu'une maman poule envers elle. Je me pliais en quatre pour lui offrir le maximum de confort. Je faisais les plats qu'elle préférait, n'avais de cesse que de lui demander si elle allait bien, si tout lui convenait, si elle se sentait à l'aise..la rendant ainsi mal à l'aise. Je souris à cette pensée. Sa rencontre m'avait totalement changé parce qu'en vérité, elle m'avait donné un but, un but que je n'avais plus ressenti depuis trop longtemps. Jeune, je me donnais souvent des objectifs, du genre tenir 2h de jogging, sauter toujours plus loin, remporter tant de match dans tant de sport. Mais également des objectifs sérieux comme réussir mon concours, être dans les premiers, faire ma place dans le monde du sport alors que je suis une femme. Oui. Ma vie était un challenge continuel. J'avais un but. Cependant, après mon mariage, tout avait changé. Je devais m'occuper du domicile, puis de mon fils, abandonnant totalement ma vie, la laissant de côté, me préoccupant seulement de mon enfant et de mon mari. Puis j'avais recueilli cette jeune fille harcelée. Je m'étais alors donnée la mission de la "sauver". Je me devais de lui redonner goût à la vie, de lui montrer que tout n'était pas noir, mais seulement des nuances de gris. Dans tout événement négatif, il fallait voir au-delà, voir la beauté qui nous était cachée. Je m'étais réellement investie avec elle, tout d'abord parce que j'avais ce nouvel objectif en esprit, puis petit à petit parce que je m'étais totalement attachée à elle. Quand on ne la connaissait pas, elle pouvait sembler froide et distante, trop timide puis, en apprenant à la connaître, on voyait en elle un coeur d'or, une personne adorable à qui on pouvait tout confier, une réelle amie et confidente comme on n'en rencontre rarement.
Quand Zelda me dit aussi sincèrement que moi que je lui avais manqué, mon coeur manque rater un battement. Mes yeux se plongent alors dans les siens et mon sourire ne peut que s'élargir, s'attendrir. J'aimais me plonger dans le bleu ciel de ses yeux, cela me procurait un fort sentiment de bien-être dont elle seule avait le secret. J'adorais également son léger sourire en coin qu'elle m'adressait parfois. Je me plaisais à penser qu'il n'était destiné qu'à moi, un peu égoïstement il est vrai, mais c'est une pensée dont je ne pouvais me défaire.
On entre alors dans le bar et je vois une légère tension crisper très brièvement les épaules de Zelda. Je comprends de suite que, malgré les années, cela non plus n'avait pas changé. Elle n'était jamais vraiment à l'aise aussi entourée, les marques de son adolescence sans aucun doute. Heureusement que j'avais pris soin de prendre une table à l'écart. La dernière chose que je voulais était qu'elle se sente regardée, visée durant cette soirée. Oui. Je voulais une soirée parfaite et j'avais tout fait pour que cela le soit. Une fois assise, je laissais perdre mon regard sur la baie vitrée un instant, retrouvant un calme et une sérénité comme il m'arrivait rarement de l'avoir.
A sa réponse, je souris. Il est vrai qu'ici, le boucan parfois de ce bar serait moins oppressant qu'au milieu de la pièce. Je secoue ensuite la tête d'amusement en apercevant son léger rougissement. Je comprends rapidement que c'est sa remarque sur les boissons qui l'embarrasse. Ne voulant pas rater cette occasion, je souffle alors, taquine:

-Oh je t'assure que tu ne devrais pas être déçue...mais à boire avec modération.

Je lui fais alors un léger clin d'oeil amusé avant de rire doucement. Cela faisait du bien de retrouver cette sensation que j'avais auprès d'elle. Bon dieu. Je n'aurais pas dû attendre si longtemps pour définir ce rendez-vous. J'avoue que le fait qu'elle ne me contacte plus m'avait beaucoup angoissé. J'avais eu tellement peur que cet appel n'aboutisse pas, qu'elle m'ai définitivement rayé de sa vie. Mais ça n'avait pas été le cas. Si elle m'avait totalement effacé de sa vie, elle ne serait pas actuellement assise en face de moi, un léger sourire sur les lèvres. Oui. J'avais fait le bon choix en l'appelant. J'avais besoin de renouer avec elle. A vrai dire, ces derniers temps, rien n'était simple. Je voyais peu mon fils. Mon ex-mari me faisait vraiment vivre un cauchemar à chaque fois que l'on se voyait pour Gabriel. Mon fils en était même venu un jour à penser que j'étais la méchante. Il avait refusé de me voir un week end, son père assez idiot pour parler mal de moi en sa présence. En plus, ma mère, même après ces années, me reprochait toujours ce divorce. Pour elle, je ne trouverai jamais un époux parce que je n'étais pas une bonne épouse. J'étais pour elle comme un électron libre qui ne pouvait satisfaire un homme. Comme si une femme n'avait de but que de satisfaire un homme...
Le serveur me coupe alors dans mes pensées en s'adressant à Zelda que je vois m'envoyer un signal de détresse. Je devine alors qu'elle prendra sans aucun doute la même chose que moi. C'était pareil il y a sept ans, sauf qu'alors je ne commandais pas d'alcool. Ne sachant pas ses goûts sur l'alcool mais connaissant son addiction à certains fruits, je demandais un cocktail maison que j'avais déjà pris et dont j'espérais qu'il plairait à Zelda.
Sans aucune surprise, elle commanda la même chose et le serveur repartit. Je la regardais, un grand sourire aux lèvres et d'une lueur joueuse:

-J'espère que tu aimes le gingembre...

Je sais pertinemment qu'elle n'aime pas le gingembre. Mais la vision de son visage qui se décompose en valait la peine. C'était petit. C'était enfantin. Mais bon dieu que cela me faisait du bien. Me rappelant l'ancien temps. Après un éclat de rire, je secoue la tête et affirme:

-Je rigole, ya pas de gingembre. Tu devrais adorer ce cocktail, je t'assure. A moins que tes goûts ai changé en 7 ans..

A l'avance de tant de temps, mon visage se rembrunit légèrement. Je me reprends alors, souriant à nouveau et lui demande:

-Alors, dis-moi, qu'est-ce que tu deviens?


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Sam 10 Juin - 16:04
J'étais bête, on ne m'avait jamais tendu la main alors celle que Sallie me tendait, je n'en voulais pas. Pour moi, c'était comme si on m'aidait pour mieux me rabaisser par derrière. Sallie est le genre de personne qui est rare aujourd'hui, le genre de personne qui t'aide, qui te tire vers le haut même si tu ne veux pas bouger de ton trou. Elle me poussait, ça m'énervait mais ça a été si bénéfiques pour moi. Ca m'a redonner goût à la vie, enfin, ça m'a donner goût à la vie, avant, je n'avais jamais trouver le bonheur de vivre. Mais c'est sa façon d'être toujours derrière moi qui m'a fait agir. Les autres continuaient de m'insulter, de me rabaisser, je les croyais plus eux qu'elle. Elle, elle était seule, dans ma tête, elle ne faisait pas le poids contre des dizaines de personnes qui avaient toujours eu des mots méchants pour moi. Puis je faisais de sa vie de famille un enfer, son mari ne m'aimait pas, ce qui est compréhensible, elle, elle insistait. Je ne lui ai jamais dit mais j'entendais leurs disputes qui devenaient de plus en plus fréquentes, je me sentais de trop malgré elle. Elle aurait tout fait pour me sauver, je l'ai bien compris dès le début. Elle aurait pu ignorer mes cris de douleurs, continuer ce qu'elle avait à faire, elle aurait pu m'abandonner quand je lui ai dit que j'allais bien malgré la douleur au ventre, le visage presque en sang. Elle aurait pu me laisser faire mais elle est restée, elle m'a amené à l'hôpital, qu'est-ce que je déteste les hôpitaux mais c'est eux qui m'ont aidé à survivre. Me connaissant, sans son aide je me serais laisser mourir. Même mal en point, ma mère n'avait pas bougé de son canapé, comme si c'était normal, j'avais envie de pleurer mais je n'avais plus de larmes, j'avais assez pleurer pour elle. La seule façon de communiquer avec elle aurait été de prendre une bière et de boire avec elle. Je ne voulais pas finir comme elle, c'est Sallie qui m'a aidé à ne pas finir au fond du trou à le partager avec ce qui est à titre administratif ma mère. Même si elle a tout fait pour moi, j'en avais marre, je ne la croyais pas, je voulais en finir, qu'elle en finisse avec ses disputes avec son mari, qu'elle arrête d'être toujours dans mes pattes, à me demander si ça va tout le temps car oui, je lui disais que ça allait, je ne voulais pas qu'elle se préoccupe encore plus de moi donc ça allait alors que moi. Mon état se dégradait mais je n'avais pas envie de l'appeler à l'aide, j'ai voulu tout réglé par moi-même. Au final ça n'a servis à rien, ma mère a fait la seule bonne action depuis dix ans, Sallie était encore plus sur mon dos, elle m'interdisait de sortir mais qu'est ce que je la remercie aujourd'hui. Encore une fois, sans elle, rien ne serait comme ça aujourd'hui. Et je lui ai fait du mal à Sallie, elle avait confiance en moi, elle m'aimait vraiment, elle voulait me protéger et moi je lui ai fait peur, j'ai voulu l'abandonner.

Ce serait elle et moi ce soir. J'avoue que j'aurais préféré le coin tranquille de nos appartements mais c'était trop rapide. On est déjà assez timide entre nous, ça s'est remarqué par les secondes qui devenait longue avant qu'elle me prenne dans ses bras. Au début, je ne voulais pas être timide, ça ne servait à rien mais devant elle, je n'ai pas le même discours. Je n'ai pas envie d'être sur la défensive, car c'est comme ça que je n'arrive à ne plus être timide mais elle ne mérite pas ça, elle sourit, elle a l'air heureuse de me voir, je le suis aussi alors je n'ai pas à lui faire du mal, voir peur. Et en plus, elle a tout fait pour que je me sente bien, cette table un peu à l'écart juste pour toutes les deux. Je suis dos aux gens, même si ils me regardent je ne le verrai pas, je n'y ferais pas attention, je serais concentré sur Sallie et sur ce qu'elle me dit. Je suis vraiment contente d'être là à cette table, une autre table est j'aurais été dans la douleur. Le monde, le bruit, tout ça, ça me rend malade, ça m'empêche de respirer, j'ai l'impression de manquer d'air et je serais parti dehors. Je ne sais même pas si j'aurais attendu Sallie, par honte d'avoir quitter le bar, par honte de ne pas avoir réussis à supporter ça dans ma vie, rien ne change et je ne fais rien pour que ça change.
Alors que je suis gênée par ma phrase digne d'une alcoolique qui n'a pas bu depuis deux heures, elle est là, elle rigole, elle rit. J'aimais tellement l'entendre rire, déjà son rire est une douce mélodie, décidément rien n'est moche chez elle. Elle a l'air d'être à l'aise avec moi, je la retrouve, il faudrait vraiment que j'arrête d'être stresser moi. Elle ne mérite pas d'avoir en face d'elle une fille qui ne parle pas. J'ai juste à entrer dans son jeu, comme je le faisais avant, elle ne le prendra pas mal, ça l'amusera même, j'en suis sur. Je ris juste à sa phrase, je voulais tenter de l'humour mais il aurait fait pitié alors juste mon rire va lui allait.

Je le vois, il me regarde, ça me fait peur, pourquoi on demande aux plus jeunes d'abord ? Je ne sais pas du tout quoi prendre. Sallie remarque mes appels à l'aide avec mon regard, elle demande un cocktail maison. Gênée, je m'empresse de dire au serveur que je prend pareil qu'elle. Je ne veux pas passer ma soirée à chercher quoi prendre. Puis si j'ai bien compris sa phrase, ce n'est pas la première fois qu'elle vient ici alors je peux lui faire confiance. Il me sourit, par soulagement sûrement. Je reporte mon attention sur la brune que j'ai en fasse de moi. Son sourire ne m'indique rien de bon et je crois que j'ai raison quand elle me dit qu'il y a du gingembre. Mon visage se décompose, j'essaie de ne pas trop le montrer mais c'est trop tard, elle a du le voir. Je n'aime pas le gingembre. Elle le sait très bien. Ca me fait mal qu'elle ne sache plus ça.

-Je n'aime…

Je n'arrive même pas à finir ma phrase, je n'ai pas besoin de la finir, elle va s'en rappeler elle-même. Et dans son regard, je vois un petit éclat, comme si son coup avait marché. Elle s'est moqué de moi, dîtes moi qu'elle se rappelle de ça. C'est ce qu'elle me dit dans un éclat de rire. Je suis soulagée, vraiment. Je souris et baisse la tête vers la table. Elle m'a eu, elle m'a toujours eu, elle a toujours un coup d'avance sur moi.

-Vraiment ? Tu l'as joue comme ça ? D'accord. J'aurais ma revanche plus tard, dis-je fièrement. J'en suis sur que je vais l'aimer, tant qu'il y a de la fraise dedans.

La fraise, j'adore ça, on dirait une vraie femme enceinte, je pourrais en manger tous les jours, à toutes les heures et surtout, j'en ai toujours envie quand ce n'est pas la saison. Mes goûts n'ont pas changé depuis sept ans, j'aime toujours les même chose, je déteste toujours pareil, comme le gingembre par exemple. J'aime quand elle me souris comme elle le fait, là, maintenant. Puis viens la question, celle à laquelle je m'attendais, celle à laquelle j'avais déjà penser et réfléchis la réponse. Qu'est-ce que je deviens ? Pas grand-chose sans toi. Wouah ! Pourquoi je pense ça moi ? Je rougis à mes pensées qui me surprennent. Je me concentre sur la vraie réponse que je devais lui donner.

-J'ai pris deux centimètres, selon mon médecin mais personnellement je n'en suis pas si sur. Je pense qu'il m'a dit ça parce que je lui ai dit qu'au travail j'étais la plus petite.

C'est quoi ça ? Je ne devais pas du tout lui dire ça. Je me reprend, à nouveau.

-Je suis professeur des écoles. Je m'occupe de ceux en première année de maternelle. De vrais petits montres, tu dois bien le savoir. Et toi, toujours professeur de sport ? Et Gabriel ? Comment il va ?

Je n'ai pas grand-chose à lui dire sur ce que je deviens. Je n'ai pas une belle ville et une vie bien différente de celle qu'elle m'a donné il y a sept ans. Je voulais savoir ce qu'elle devenait, elle. Je voulais savoir à quel point Gabriel a changé, a grandis. Je la regarde avec des étoiles dans les yeux, j'ai envie de tout savoir.


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Dim 11 Juin - 18:50
J'aimais le fait de savoir que les choses n'avaient pas changé. Cette pensée revient en boucle dans ma tête depuis que je l'ai aperçu à l'entrée de ce bar. Chaque détail, chaque fait similaire à notre relation d'il y a sept ans me fait sourire, me rappelant que le temps avançait mais ne bouleversait pas tout. J'adorais la taquiner et j'étais vraiment absolument heureuse de voir que ça marchait toujours. Le coup du gingembre était pourtant bien gros, mais au vu de son visage se décomposant, ce ne fut pas dur de comprendre qu'elle y avait totalement crû. Comme si j'avais pu oublier. Quel sketch, ce soir-là. C'était il y a déjà plus de huit ans. Zelda était enrhumée et elle refusait chaque médicament que je lui proposais. A bout de la voir ainsi sans rien pouvoir faire, j'avais alors commencé à lui préparer une tisane...une tisane au gingembre... C'était un remède de grand-mère, certes, mais ça avait toujours fonctionné sur moi, soulageant ma gorge avec douceur. Avec application, j'avais donc ajouté chaque ingrédient avant de lui apporter...pour voir son visage faire une bouille écœurée et qu'elle recrache une partie du liquide dans la tasse, me faisant éclater de rire. Elle avait alors toussé, renforçant mon fou rire avant que je n'arrive à souffler ''je comprends que le gingembre et toi, ça fait deux!''. Le dégoût ne pouvait que venir de cet ingrédient. Je connaissais bien du monde qui n'aimait pas mais je n'avais pas pensé à lui demander si elle appréciait ou non. Mais au moins, j'avais eu ma réponse clairement. Sans lui laisser le temps de répondre, j'avais récupéré la tasse puis avait fait une tisane basique avec un peu de miel, ce qui avait bien mieux convenu.
A ce souvenir, mon sourire s'élargit. Comment aurais-je pu oublier qu'elle n'aimait pas cette racine? Je secoue la tête à sa provocation. Il était rare pour elle qu'elle réussisse à m'avoir...mais il est vrai que quand elle y arrivait, c'était vraiment quelque chose. Elle se moquait après de moi durant des jours, fière de pouvoir me renvoyer l'ascenseur. Je hausse alors un sourcil, me penchant, provocatrice, sur la table:

-Te venger? Toi? J'ai hâte de voir ça alors...

Je lui fais alors un clin d'oeil, totalement amusée avant de me reculer sur ma chaise. C'est alors qu'elle parle de fraises, ce qui me fait rire à nouveau. Mon Dieu. Même moi enceinte je n'en avais pas autant mangé qu'elle durant son séjour chez moi. La fraise, c'était totalement son fruit préféré. Que ce soit le matin, midi, goûter ou soir, si on lui demandait ce qu'elle voulait, c'était toujours quelque chose à la fraise. Cela d'ailleurs ne me dérangeait pas, j'adorai cela, et Gabriel aussi. Bien que mon ex-mari levait souvent les yeux au ciel, il aimait les fraises aussi et était toujours content d'être bien servi. Il n'avait pas vu Zelda d'un bon oeil au début. Puis il s'y était fait, l'avait accepté...avant que les mois ne passent et qu'elle soit toujours chez nous. Là, il avait commencé à s'agacer, s'impatienter, trouvant que l'on passait moins de temps ensemble. C'était vrai et faux. Vrai parce que je m'occupai beaucoup de mon fils et de Zelda quand je rentrai du travail... Et faux parce que, lui aussi, de son côté, bossait beaucoup et passait bien du temps avec ses collègues plutôt que sa famille. Mais tout à cette époque était bon pour une dispute. Perdue dans mes pensées, je secoue la tête et me concentre à nouveau pour déclarer, joyeusement:

-Comment oublier ta passion pour les fraises? Je crois que j'en avais jamais autant acheté que lorsque tu vivais chez moi! Et oui, les fraises sont un des ingrédients de ce cocktail. Quand je dis que tu devrais l'aimer!

Je souris alors joyeusement, heureuse de la voir s'émerveiller à l'idée d'avoir des fraises dans son cocktail. Ce n'était pas grand chose, mais pour elle, cela se rapprochait du saint-Graal et j'aimais la voir ainsi. Ne voulant pas que la conversation se stoppe ainsi, je lui demande donc de me parler de sa vie. Depuis le temps que je n'avais plus de nouvelles, j'étais vraiment curieuse de savoir ce qu'elle était devenue. Elle me parle alors de sa taille et je souris, amusée. Je l'ai également vu rougir avant, et je me demandais quelle pensée avait pu ainsi la troubler. Mais je lie ça au fait qu'elle me parle ainsi de sa taille et du médecin. Cela ne m'étonne pas. Elle faisait vraiment une focalisation sur le fait qu'elle soit ''petite'', ce qui me faisait toujours lever les yeux au ciel. Elle enchaîna alors, sans me laisser le temps de répondre quoi que ce soit. Elle répond alors vraiment à ma question, mais très brièvement et me pose une question à son tour, tout aussi rapidement. Je vois que cela non plus n'a pas changé. Zelda n'aimait pas particulièrement parler de sa vie, mais moi, j'étais toujours aussi curieuse.
Je suis alors vraiment contente qu'elle fasse ce beau métier. Cela lui correspondait à merveille. Elle était tellement douée avec les enfants, attentive et enjouée, ce qui était totalement adéquate avec ce métier. Je décide ensuite de lui répondre, ne voulant pas la gêner avec d'autres questions.

-C'est vraiment un beau métier que tu fais. Tu étais faite pour cela. Tu es tellement à l'aise avec les enfants, ils doivent t'adorer! Je suis contente que ça marche pour toi, vraiment! Et oui oui, je suis toujours professeur de sport dans le même lycée. Je suis aussi professeur de volley-ball dans un bon club. J'essaie de former une bonne équipe en parallèle des cours que je donne à des joueurs de tout niveau. Je t'avoue que j'avais commencé ce boulot par manque d'argent pis au final, ça m'a bien plu. Et Gabriel, et bien, il a bien grandi. 9 ans et demi et il se considère déjà comme un vrai p'tit homme. Il prend totalement modèle sur son père. Ça me frappe de plus en plus quand je l'ai les week end. Mais heureusement, il n'a pas hérité de son caractère machiste et de son égocentrisme. C'est un vrai p'tit gentleman qui a le coeur sur la main. Il paraît qu'à l'école, c'est un séducteur.

Je lui souris alors. Je suis heureuse qu'elle prenne ainsi des nouvelles de Gabriel. Il est vrai que quand elle est arrivée chez moi, il n'avait même pas un an. Elle s'était conduite envers lui comme une grande soeur, ce qui m'avait toujours plu chez elle. Je les trouvais adorable tous les deux.
Le serveur arrive alors que nos regards se perdent l'un dans l'autre pour poser nos boissons sur la table. Je vois alors les yeux de Zelda se figer sur le cocktail qui semble alors lui faire de l'oeil. Ses yeux s'agrandissent et elle devient alors en admiration devant la boisson. Je ris alors, secouant la tête d'amusement et lance:

-Et c'est encore meilleur que cela ne le semble, tu verras.

Je lui un clin d'oeil en récupérant mon verre et la regarde goûter, la tête penchée sur le côté, tout sourire.


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Mar 13 Juin - 22:25
Elle se moque de moi car elle pense que je ne pourrais pas me venger. Je sais, aussi bien qu'elle que je suis très mauvaise pour de la vengeance, je n'ai jamais réussis à lui faire un coup. Alors elle se moque, même gentiment et ça me fait plaisir, du bien même. D'un seul coup, je me rappelle de plusieurs choses qu'elle m'avait fait, une des plus étaient celle du gingembre, c'est pour ça que ça me semblait bizarre qu'elle avait oublié, mais je ne la connais plus, peut-être qu'elle a changé, peut-être qu'elle avait oublié. Après tout, après sept ans, il fallait que je m'attend à certaines choses. Mais non, elle voulait juste rigoler. Je la retrouve ma Sallie et même si parfois ça avait le don de m'énerver et que ça va m'énerver plus tard si elle a toujours un tour d'avance sur moi, j'adorais ça, c'était notre truc. Ca me montrait qu'elle tenait à moi, qu'elle aimait passer du temps avec moi même si c'était pour m'embêter mais je n'étais pas seule, j'avais Sallie avec moi. Rien que quand elle m'a dit le mot gingembre, j'ai eu son goût qui est revenu dans ma bouche, elle avait osé m'en faire boire pour me soigner, j'aurais préféré mourir que me faire ça. A vrai dire, je ne connaissais pas cet ingrédient mais j'étais sur que je n'aimais pas après ça. J'aime son sourcil relevé, elle me le faisait souvent ça aussi. C'est sa façon de me provoquer, une façon si adorable. Je l'écoute quand elle se moque gentiment de ma passion pour les fraises.
C'était devenue une sacré obsession. Tout ça venait que j'en mangeais déjà beaucoup quand j'étais petite, à ce qui paraîtrait c'était le premier fruit que j'avais mangé étant petite, sauf que du jour au lendemain, au début de la dépression de ma mère, je n'en avais plus. J'ai fait une fixette dessus, j'en voulait, j'adorais ça mais je n'en avait pas. Des fois, j'allais dans les magasins pour m'en acheter, petite, on m'en donné au rayon, le responsable de ce rayon devait avoir pitié de moi avec mes yeux doux qui regardaient les cagettes de fraises. Quand j'étais plus grande, je pouvais m'en acheter, je prenais un peu d'argent à ma mère et je me faisais mon petit plaisir de la semaine. Puis quand je suis arrivée chez Sallie, ça a été l'opportunité. Elle aurait pu refusé de m'en offrir, ça ne m'aurait pas blessé, j'avais l'habitude de ne pas avoir ce que je voulais, je n'allais pas la bouder pour ça. Déjà j'avais un toit sur la tête et une maison à peu près rangée, je ne pouvais pas me plaindre. Après ma tentative de suicide, Sallie a tout voulu faire bien avec moi et je dois dire que peut-être, mais juste peut-être, j'ai abusé de mon pouvoir sur elle, elle voulait me faire plaisir à chaque moment de ma vie, elle voulait me montrer que rien n'était perdu après tout. Alors elle m'en acheter et j'en mangeais.

-Il ne peux que me plaire ce cocktail ! Avoue le, les fraises c'est super bon. Si tu ne sais pas quoi m'offrir à mon anniversaire, offre moi de fraises. Bon je sais qu'en février ce n'est pas la saison mais ça montera un grand effort de ta part, dis-je en riant.

Je dis ça, mais elle aurait pu à l'époque. Je m'en fiche d'avoir un gros truc qui coûte cher, je veux juste mes fraises et Sallie. Quoi ? Non pas Sallie, pas juste elle, quelqu'un en général. Je me sens rougir à ma pensée, décidément je suis gêné par mes pensées beaucoup plus que je le pensais. Je n'ai jamais eu l'habitude d'avoir de cadeau à mon anniversaire, Noël je n'ai jamais connu. En plus Noêl était la période où elle avait rencontré mon père alors comment dire qu'elle avait complètement rayé cette fête de son esprit. Noël était synonyme de souffrance pour elle alors pas question d'avoir un cadeau. Mon premier vraie cadeau a été celui de ma cousine, ça lui faisait du mal de ne pas me voir contente d'avoir des cadeaux au pied de mon sapin. Au début, j'allais chez elle, chez ma cousine puis petit à petit j'ai grandis et j'ai arrêté d'y aller, sa famille ne s'entendant pas avec ma mère avait dû mal avec moi et je gênais tout le monde, autant me retirer.
Je sais qu'elle aurait voulu que je m'étale plus sur ma vie mais vraiment, je ne savais pas quoi lui raconter, j'avais peu de chose, elle m'avait offert un foyer, une famille mais depuis que j'étais partis j'étais seule. Bon, un petit copain d'ici, de là mais rien de plus. Mon dernier vrai petit ami m'a largué comme une moins que rien alors ça a été compliqué de retrouver quelqu'un. C'est ma solitude qui me fait autant travailler sur le bien être des enfants. Ils sont les seules personnes que je vois et je dois avouer qu'ils m'adorent. Quel enfant n'aime pas sa maîtresse ? Je souris quand elle me dit que c'est le métier qui m'allait le mieux ? C'est un sourire de fierté, je suis tellement contente qu'elle me dise ça.

-Les enfants m'adorent c'est sûr. Ca apprend tellement de choses d'être avec eux, ils m'apportent tellement.

Et je l'écoute me parler d'elle. Je me rappelle qu'elle était professeure. Elle n'a jamais été vraiment ma professeure mais pendant nos deux heures de sport, on tombait avec sa classe alors on se réunissait tous pour faire ensemble. Elle adorait quand on faisait du volley, elle a toujours adorer le volley. J'aimais la regarder nous montrer des gestes, c'était une rare professeur qui était avec nous sur le terrain. Puis la regarder me faisait sortir de mes idées noirs, des filles qui m'avaient persécutés par leurs mots juste avant dans les vestiaires. Je prenais plaisir à regarder son corps. Oui… Oui elle avait un jolie corps, elle en a toujours un mais ce que je veux dire qu'elle avait une certaine élégance, comme les vraies joueuses à la télévision. On lui aurait laissé sa chance elle aurait tout déchiré au niveau professionnel. Je souris encore plus quand elle me dit qu'elle a un club de volley, elle doit tellement être épanouis dans ce travail. Mais mon sourire disparaît progressivement quand elle me dit qu'elle l'a fait par manque d'argent. Son mari travaillait bien, pourquoi manquait-elle d'argent ? J'écoute la fin de ce qu'elle a à me dire. Je comprend qu'elle n'est plus avec son mari, qu'elle est divorcée, surtout quand elle me dit qu'elle voit Gab que le week-end. Ca me fait mal au coeur, elle l'aimait beaucoup, enfin c'est ce qu'elle laissait paraître mais ils se disputaient souvent, surtout à cause de moi. J'aurais pu rester plusieurs années de plus chez elle mais j'ai précipité mon départ quand leurs disputes étaient trop fréquentes, il ne m'aimait vraiment pas et je devais vraiment partir, les laisser se retrouver. Je souris à nouveau quand elle me dit que Gabriel est un séducteur. J'espère qu'il a tout de sa mère et pas de son père. Quoi ? Il ne m'aimait pas je ne l'aimais pas non plus. Il m'en a assez fait voir de toutes les couleurs.

-Il a tellement grandis. C'est vrai qu'il doit être un petit bonhomme. Tout le meilleur qu'il a en lui, il l'a pris de toi. Tu es un exemple pour lui. Je suis contente qu'il aille bien.

Je n'ai pas le temps de lui en dire plus que le serveur arrive avec nos boissons. Ca a l'air super bon, je pourrais me jeter dessus mais je veux rester normal. Quand elle me dit que c'est meilleur que ça le semble, je prend mon verre et boit un gorgée. Je dois avouer que c'est super bon. Elle a vraiment de bon goûts Sallie. Je lui souris.

-Tu as raison, c'est super bon. Tu as bien fait de me faire prendre ça.

Je ris légèrement et bois une nouvelle gorgée de mon verre. Le fait qu'elle ait divorcé me perturbe, je ne sais pas pourquoi mais savoir qu'elle a manqué d'argent, sûrement à cause de l'autre. J'espère qu'elle n'a pas trop souffert. Je pose ma main sur la sienne, j'ai besoin de ce contact, de lui montrer que maintenant pour elle tout va aller mieux.

-Je suis désolé pour toi, pour ton divorce. Tu  sais que si tu avais un problème, tu aurais pu venir me voir.


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au secours, j'ai la trentaine !
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au secours, j'ai la trentaine !
Sam 17 Juin - 20:00
Quand elle me proposa de lui offrir des fraises pour son anniversaire, j'éclatai de rire. Ce n'était plus une passion pour ce fruit mais une véritable obsession. Quand Zelda désirait quelque chose, elle mettait tout en place pour l'obtenir. Elle n'insistait pas, jamais. Elle ne demandait les choses qu'une seule fois...Mais elle avait cette façon de présenter les choses qui faisaient que, je l'avoue, j'acceptai de suite...malgré le désaccord de mon ex-mari. Je ne peux lui reprocher de savoir dire non, bien au contraire. Heureusement que James savait refuser, sinon mon fils serait rapidement devenu un véritable prince. Il avait cette manie de me faire les yeux doux pour demander quelque chose que cela devenait compliqué pour moi de lui refuser. James était un bon père, excellent même. Pour le divorce, je ne pouvais me battre contre lui dans ce cadre là. Et il avait eu raison. Pour la garde. Je n'avais pas les moyens de m'occuper de mon fils comme il le méritait. J'aurais dû le priver de tout ce qu'il avait eu droit depuis sa naissance. J'en avais voulu à mon ex-mari de me priver de mon enfant...puis j'avais compris que c'était le mieux pour Gabriel. Je le voyais quasiment tous les week end et pouvais le prendre si je le voulais après ses cours pour passer la soirée avec lui avant de le ramener à James. Oui. Il avait beau être un mari détestable parce que casanier et possessif, mais il répondait toujours aux besoins de son fils, qu'il mettait avant les siens.
En tout cas, dans un sens, Zelda avait toujours su faire du charme, et c'était peut-être d'elle que Gabriel tenait ses yeux doux et son don de la séduction, qui sait?

-Des fraises pour un anniversaire...j'aurais tout vu avec toi.

Je ris doucement, secouant la tête. On aborda ensuite sa vie et, comme je me doutais, c'était assez vague mais je souriais d'apprendre qu'elle se sentait bien dans son métier. Les enfants avaient ce don, ce don de panser les plaies les plus profondes, ce don de nous faire reprendre confiance. Quand j'étais au plus mal, je finissais généralement en position foetale sur mon canapé à pleurer toutes les larmes de mon corps devant une émission cul-cul. Mais une fois, Gabriel s'était réveillé et était venu me voir. Il avait simplement posé une main sur ma joue avant de se coucher en face de moi. Il était resté sans rien dire à me regarder durant de longues minutes avant de souffler "Est-ce qu'un bisou magique peut soigner un bobo au coeur?". Il n'avait que 4 ans et demi. J'avais ris alors, ris tout en pleurant avant de le serrer contre moi. J'avais appris bien des choses ce jour-là. Un enfant peut être si sensible qu'il perçoit nos sentiments et vient naturellement nous aider. Un enfant peut être d'une générosité et être si avisé qu'il nous surprendra toujours. Je comprends ainsi parfaitement Zelda. Ce milieu ne peut être que bénéfique pour elle et cela ne me surprend pas que les gamins ne puissent que l'adorer. Elle avait ce don, d'un regard et d'un sourire, de nous mettre en confiance et de nous faire l'aimer.
J'aborde alors le sujet de Gabriel et j'aime voir ce sourire étendre ses lèvres quand je parle de lui. Ils était si proches avant. Mon fils avait beaucoup pleuré en voyant qu'elle ne revenait pas, jusqu'au jour où il a finit par oublier, comme tout enfant de son âge. Il a bien été le seul à l'oublier. Moi, je n'ai jamais pu, et mon mari aurait aimé que je puisse. Il savait que notre fin était proche et que Zela n'y était pas pour rien. Elle m'avait ouvert les yeux sur tant de choses, dont le fait que je ne vive plus depuis que j'étais mariée, que cela ne pouvait plus durer. J'avais changé, pour le meilleur ou pour le pire, ce sera à la vie de me le dire.
Le serveur vient alors, coupant Zelda dans sa lancée. Une fois de nouveau seule, j'enchaîne doucement:

-Je ne sais pas si je suis un exemple pour lui, mais en tout cas, c'est un bon garçon. Il a des facilités et il est très ouvert d'esprit. Il me semble même parfois si adulte, alors que pour moi, il reste mon petit bébé...

Je souris de façon nostalgique. Il déteste quand je l'appelle mon bébé. Il se dit être un grand garçon, et c'est ce qu'il est. Il est calme, aime lire, mais est aussi très sociable. Il aide ses camarades et est apprécié. Une mère ne peut rêver mieux pour son enfant.
Zelda goûte alors le cocktail et je ne peux m'empêcher de sourire en voyant sa tête. Il est vrai que cette boisson est vraiment délicieuse et je suis vraiment contente qu'elle lui plaise.
Quand alors elle pose sa main sur la mienne, compatissante, mon souffle se couple. Je baisse les yeux sur sa peau contre la mienne, souriant en coin avant de remonter vers ses magnifiques yeux. Je me rappelle alors qu'elle ne savait pas pour le divorce. Je ne m'étais pas rendue compte avoir parlé comme si elle était au courant et que tout était normal. Mais pour moi, aujourd'hui, tout était revenu à la normale. Je souris donc, penchant la tête sur le côté:

-Oh ce n'est pas grave tu sais. Ca fait déjà quelques années. Et...c'était une épreuve que je me devais d'affronter seule. Aujourd'hui, tout va pour le mieux. Je suis une maman célibataire de près de 38 ans, avec deux boulots, et je m'en porte bien, vraiment.

Je lui souris pour la rassurer, prenant une nouvelle gorgée du cocktail. Il ne servait plus à rien d'être désolée aujourd'hui. J'avais fait mon deuil de ma vie d'avant. J'avançai désormais vers un futur peut-être plus heureux, qui sait?

-Et toi alors? Parle moi de toi. Mis à part que tu sois professeure des écoles, comment va ta vie aujourd'hui?

J'étais curieuse de savoir comment les choses avaient évolué suite à son départ.


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grandir, c'est devenir responsable.
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grandir, c'est devenir responsable.
Lun 19 Juin - 14:53
J'aime dire des trucs insensé quand je suis avec elle, je sais qu'elle ne me jugera jamais, elle ne l'a jamais fait alors qu'elle aurait pu. Mais elle est intelligente, elle a ouvert ses bras au moment où j'en ai eu le plus besoin. Elle aurait pu passer sa route après m'avoir ramener chez moi. Je ne sais pas où j'en serais aujourd'hui si elle n'avait pas été là. Peut-être que je serais au fond d'une grotte en espérant que les jours passent plus vite que celui de la veille. Vraiment je ne saurais dire. Mais en plus de ne pas me juger, je me surprenait de plus en plus à l'entendre rire. Même si elle ne me montrait rien, même si je ne rentrais pas dans son histoire de famille, je savais que son couple avait déjà des problèmes, par ma faute, mais elle ne voulait pas me laisser partir alors j'entendais les disputes. Dès que je pouvais la faire rire, la faire oublier les petits problèmes du quotidien, je le faisais. C'est pour ça que j'aimais être avec Gabriel. Même si il n'était qu'un bébé quand je suis arrivé, pendant deux ans il a grandit, on a eu de vrais interactions et j'aimais lui apprendre des bêtises. Peut-être que Sallie m'en a toujours voulu pour des bêtises que j'avais faîte avec Gab mais elle me la jamais dit. Les bêtises n'étaient pas énorme, c'était juste pour l'embêter, une nouvelle fois pour qu'elle pense à autre chose que son couple. Elle me fait rire par ses paroles, bien sur qu'on aura tout vu avec moi et encore, elle n'a pas encore tout vu.

-Ca évite toujours de faire un grand gâteau d'anniversaire, lui dis-je avec un clin d'oeil.

Je n'aime pas parler de ma vie mais parler de mon travail ne me dérange pas du tout, au contraire. Je suis fière de dire que je travaille avec des enfants. Ils nous apprennent tellement plus que nous on leur apprend. Et j'aime leur façon d'être direct avec nous. Nous, on chercherait pendant quelques heures comment tourner une phrase pour pas que l'autre le prenne mal, eux ils y vont au feeling et ça passe, car ce sont des enfants. Etre maîtresse d'école m'avait demander beaucoup d'efforts, déjà retourné dans une école, ça avait été dur, surtout dans celle d'Heatherfiel. Encore maintenant il y a des endroits de l'école que je n'aime pas comme la cour de récréation. Ca me rappelle toujours les mots qu'elles m'ont dit, même si leurs insultes aujourd'hui ne sont plus vraie, du moins je l'espère, je ne peux pas m'empêcher d'y penser quelques fois. Le pire est quand j'imagine des choses qu'elles pourraient me dire, ça me gâche la vie. Je renonce à m'habiller d'une certaine façon car dans mon esprit je les entend, leurs voix sont encore intact. Je me rappelle même du ton qu'elles prenaient avec moi et le ton qu'elles avaient avec les autres. Je voulais qu'elle me parle comme avec les autres mais pas elles. C'est toujours difficile, peut-être qu'un jour ce sera plus simple d'y aller, pour le moment je me dis que je le fais pour les enfants, je veux que eux soient bien, je ferais tout pour. Je refuse qu'un enfant souffre comme moi j'ai souffert, c'est en partie pour ça que j'ai fait ce métier mais je ne voulais pas être avec des plus grands, je ne voulais pas délivrer un savoir et qu'après on m'oublie. Je sais que ces petits bouts vont m'oublier dans quelques années mais j'aime toujours croisé des parents en ville. En maternelle c'est un savoir délivré sans que l'enfant s'en rende compte et je trouve ça intéressant.
Je regrette d'être parti, de ne pas avoir donné de nouvelles à Sallie pour Gabriel, j'aurais voulu rester proche avec ce petit. Aujourd'hui m'a sûrement oublier et pour être honnête il n'était plus dans mes pensées avant que Sallie m'appelle. Depuis deux ans que je travail à temps plein dans l'école d'Heatherfield, j'en vois beaucoup des enfants, certains marquent plus que d'autres, ça dépend pourquoi ils marquent aussi, soit car on les a grondé toute l'année, soit car ils ont été une perle avec nous. Je me souviens d'un d'eux qui était direct comme tous mais encore plus que les autres. Il ne pouvait pas s'empêcher de poser pleins de questions et il en poser beaucoup sur moi, sur ma couleur de cheveux car quand je ne refaisais pas ma coloration, mes cheveux étaient plus brun que blond, sur mon cou, sur la marque que j'ai à mon. J'étais toujours à lui dire que ce n'était rien mais il était têtu, j'étais heureuse quand il est parti de ma classe après sa première année scolaire. Je l'ai jamais dit à ses parents mais il m'énervait de plus belle.

-Je crois que même quand il aura dix-huit il sera toujours ton bébé.

Je lui souris, je pense bien avoir raison sur ce point. Après avoir commencé à boire mon cocktail, je suis triste de savoir pour le divorce de Sallie mais quand j'y repense, peut-être que c'est une délivrance pour elle. Juste ce qui me fait mal est de savoir qu'elle a été triste, qu'elle a sûrement pleurer et qu'elle n'a plus son fils autant qu'elle le voudrait, je sais que ça, ça la tue de l'intérieur. J'aimerais tellement lui demander si elle compte l'avoir à nouveau avec elle maintenant que sa situation va mieux mais je me tais. Si ça l'attriste, je préfère que l'on change de sujet. Je souris quand elle dit qu'elle est maman célibataire de trente-huit ans. Je lève un sourcil quand elle me dit son âge, je n'avais pas compter combien ça lui ferait aujourd'hui. C'est vrai que l'on a pas mal d'années de différence mais cette différence a toujours été une force dans notre relation. Je souffle juste un.

-Je suis contente si tu vas mieux.

Voilà, je voulais changer de sujet mais j'aurais espérer qu'elle ne me demande pas de parler de moi. Elle sait combien je déteste ça mais elle a l'air de vouloir. Je ne sais pas par où commencer.

-J'ai changé d'appartement quand je suis devenue professeur titulaire à l'école, j'avais plus d'argent alors j'ai pu m'offrir un plus grand luxe. Ce n'est pas très grand mais être la maison familiale que j'ai connu je ne peux pas me plaindre. Avec cet appartement j'ai pu adopter un chien, on a un peu de place pour nous deux. Aussi, je l'ai adopté car c'était suite à une rupture amoureuse que j'ai assez mal vécu pour être honnête donc mon chien me fait de la compagnie. Il s'appelle Balto, comme le film pour les enfants, je ne sais pas si tu l'as vu. C'est un husky. Il est vraiment adorable, j'en suis sûr qu'il adorerait Gabriel. A cause de lui j'ai assez de problèmes avec mes voisins car il aboie quand je ne suis pas à l'appartement, selon eux mais je m'en fiche, tant qu'ils n'y touchent pas. Aujourd'hui, ma vie va bien, j'ai de bons amis, j'ai revu des gens, notamment ma cousine, elle était parti mais elle est de retour, ça m'a fait plaisir de la revoir, elle a toujours été la seule famille que j'avais quand j'étais petite. Mon travail me permet d'avoir de bons liens et de ne pas rester chez moi.


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