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It's been a long day without you my friend ft. Lou

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grandir, c'est devenir responsable.
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Mar 11 Avr - 18:21
It's been a long day without you my friend
Lou & Zelda

   
Le week-end, j'aime le week-end, ça me permet de rester chez moi et de bronzer au soleil vu le temps de ses derniers jours. A l'école, tout le monde déprime car on aimerait tous être dehors au lieu d'être enfermé dans des salles de classe. J'ai essayé de leur organiser des activités dehors pour que ce soit plus ludique mais la direction de l'école trouve toujours une excuse pour refuser. Je n'ai pas envie de me prendre la tête avec eux mais il y a des fois où j'aimerais m'imposer un peu plus. Mais je suis professeure que depuis deux ans et titulaire depuis un an alors c'est assez compliqué d'élever sa voix, au début je suis juste le troupeau, je fais ce qu'on me dit de faire et j'explique clairement aux enfants qu'on n'a pas l'autorisation d'aller faire le cours dehors. Alors voilà, le week-end ça me permet d'être dehors. C'est souvent que je sors avec Balto pour husky pour une balade en forêt mais aujourd'hui opté pour du shopping. C'est le début du mois, j'ai de l'argent sur la carte bleue, autant en profiter, ce serait dommage, puis tant pis si à la fin du mois je serais à découvert, au moins je me serais fait un petit plaisir. Cela fait longtemps que je n'ai pas été traîner dans les magasins. Je n'aime pas y aller seule mais j'ai eu rarement des amis pour les faire avec moi. On dit souvent qu'il faut mieux être seule que mal accompagné mais ça fait vingt-six ans que je suis seule et ça commence à faire long. J'aimais sortir avec mon ex copain pour aller faire les boutiques mais cela l'ennuyait, puis il préférait rester chez lui à jouer à la console et quand je venais il me sautait pour après retourner sur sa console. C'est avec du recul que je me demande vraiment pourquoi j'ai passé plus d'un an avec lui. Après avoir flanné dans les rues, je me lance vers un magasin multimédia, c'est vers eux que je vais en premier car je suis sur que je ne repartirais pas sans rien. J'ai mes écouteurs dans les oreilles mais j'entends des gens rirent derrière moi, c'est instinctif je me retourne, ils ne se préoccupent pas de moi, je deviens parano c'est fou. Les battements de mon cœur ralentissent pour revenir à la normale et je préfère partir, laissant mes achats potentiels dans le magasin. Voilà pourquoi je suis resté avec lui pendant un an! Au moins quand je sortais je me sentais un minimum en sécurité, je m'occupais de lui, pas des gens autour. J'en deviens folle, je ne peux même plus entendre une personne rigoler sans penser à ce qu'on se moque de moi. Je met ma musique plus forte dans les oreilles espérant cacher les bruits extérieurs. Je rentre dans un nouveau magasin, un magasin de vêtements, ce n'est pas mon genre de magasin mais quand je vois mon état il faudrait vraiment que j'aille acheter des nouveaux hauts. Je me promène dans les allés en regardant des portiques, des vêtements qui attirent mon œil. Puis mon regard se détourne vers une femme, une femme en fauteuil roulant. J'ai toujours trouvé que les magasins ne sont pas fait pour eux. Elle se tourne et là c'est le choc. Je reste bouche-bée. Depuis quand elle est revenue ? Et depuis quand elle est dans cet été ? Je me reprend quelques secondes plus tard, j'enlève un de mes écouteurs de mes oreilles, on entend la musique, des petits vieux me regardent, oui j'écoute ma musique forte, je le sais.  J'hésite à aller la voir, cela fait si longtemps. Je ne sais même pas comment je dois lui parler. C'est vrai que l'on parlait par skype et téléphone mais c'est différent elle est devant moi et elle n'est pas comme je l'avais imaginé. Je respire et je vais la voir. « Lou ? » Si ce n'est pas elle, je pleure de honte.
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▲ Identité Sexuelle : Je suis bisexuelle, bien que je n'ai jamais eu de relation avec une femme.
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Mar 11 Avr - 19:38


It's been a long day without you my friend

Louda


Beaucoup trop d’émotions, de souvenirs, depuis que j’étais revenue à Heatherfield. D’abord, il y avait eu la rencontre avec Hazel, devant le bureau des psychologues. J’avoue que je ne m’étais vraiment pas attendue à me retrouver face à la sœur de mon premier amour. Surtout qu’elle était dans la même situation que moi. Ensuite, il y avait eu la visite de la princesse anglaise, Jezabel. Même si sa visite m’avait fait plaisir, j’avais dû me replonger dans mes souvenirs. Même si ça me faisait toujours du bien de repenser au patinage, il n’empêchait que c’était douloureux. Et pour finir, il y avait toujours cette houle de colère avec mon frère, qui me coûtait énormément. J’aurai aimé effacer les derniers mois, mais ce n’était pas possible … On n’efface jamais son passé, on apprendre juste à vivre avec.

Finissant d’enfiler mon t-shirt, je pense devant mon auxiliaire de vie, comme si de rien n’était. Au moins, je ne l’agresse pas, ce qui est déjà quelque chose. Mon petit déjeuner est servi. Mais je n’ai pas faim. Je prends juste mon café, avant d’aller jusqu’à l’entrée. Enfilant mon manteau, mon regard se porte sur le salon. Et je revois Kyriann et ma découverte, sur sa jambe qu’il a perdue. Et que personne ne m’a rien dit. Soupirant, je remonte ma veste et tente d’attraper mon sac à mains. Malheureusement, la lanière est coincée derrière le meuble. Tirant dessus comme une folle, j’essaye de l’enlever. Mais ça ne marche pas. Mon auxiliaire arrive pour m’aider. Faisant simplement un signe de tête, je le laisse ouvrir la porte et m’installer dans la voiture. Regardant par la fenêtre, je suis pressée d’arriver. Même si je n’aime pas faire les magasins, je n’ai pas assez de vêtements. Surtout que mes jeans ne sont pas adaptés à la rééducation et il est hors de question que j’enfile mes jogging de patinage. Il me dépose et je lui dis que je l’appellerai, quand je sortirai du magasin ou si j’ai besoin d’aide. Hors de question, qu’il m’accompagne ! Surtout si j’ai besoin de sous-vêtements. Il m’annonce donc qu’il va boire un café dans un peu plus loin dans la rue, et qu’il sera là très vite. Il m’ouvre la porte, et je ne dis rien, poussant juste ma manette. Je tente de faire abstraction aux regards qu’on me jette, pour me concentrer sur des vêtements. Alors que je regarde un joli petit haut bleu, j’entends mon prénom. Je suis tellement surprise, que je lâche le haut, qui tombe un peu plus loin. Trop loin pour que je puisse l’attraper seule. Super. Légèrement paniquée, je pris pour me tromper. Mais bien évidement, ce n’est pas le cas. Zelda est face à moi. Et bien sûr, elle ne sait pas que je suis dans cet état. « Salut Zelda. » Je suis complètement mal à l’aise, comme prise en flagrant délit. Je ne voulais pas lui dire que j’étais en fauteuil, voulant qu’elle me croie toujours en préparation pour une future compétition. Mais c’est loupé. Lui adressant un petit sourire, je prends la parole « Désolée, faut que je ramasse l’article que j’ai fait tomber. » Mais une dame travaillant a déjà récupéré le t-shirt, et me regarde avec pitié. Super sympa … Me tournant vers ma cousine, je n’ose pas trop lui parler. Mais ce silence me met mal à l’aise. « Tu vas bien ? »





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Mer 12 Avr - 12:29
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Lou & Zelda

 
Ma voix l'a surprise, je me sens mal de lui avoir fait peur. Je m'en veux de surprendre les gens. Je n'aime pas quand on me surprend même si ça n'arrive pas souvent ayant les oreilles qui traînent partout. Elle en fait tomber le haut qu'elle avait dans les mains par terre, d'un coup je me sens mal à l'aise. Merde Zelda, c'est toujours la même personne car non, je ne me suis pas trompé, je n'aurait pas honte aujourd'hui, du moins pas cette honte. Je la regarde et lui sourit faiblement. Que lui ait-il arrivée ? Pourquoi je n'ai jamais été au courant ? Elle me le cache depuis combien de temps ? Elle est forte de me l'avoir caché vu le nombre de fois où on se voyait par skype. Enfin, la voir comme ça me déstabilise mais je fais tout pour qu'elle ne le voit pas, je ne veux pas paraître comme cette femme qui ramasse le haut pour lui redonner, elle a l'air gêné, comme si elle ne savait pas comment agir, sur le coup elle me rend mal à l'aise cette dame. Elle lui redonne son article et elle part. Je ne sais pas comment débuter la conversation. Je suis allé la voir car je pensais juste que c'était elle mais je n'ai pas réfléchis à ce que j'allais lui dire si c'était vraiment elle. Il y a un silence entre nous, comme si aucune n'ose parler, perturbée par la situation. Je n'ose pas lui demander comment elle va, je connais déjà la réponse, elle ne va pas bien, là elle ne peut plus rien me cacher mais c'est obligé qu'une patineuse n'aille pas bien si elle se retrouve dans un fauteuil roulant. Elle a plus de courage que moi car c'est elle qui me demande si je vais bien. « Je vais bien merci. Et toi ? Qu'est ce que tu fais ici ? » Ma deuxième question est là pour cacher la première. Je n'ose pas vraiment lui demander comment elle va car soit elle va me dire la vérité, ce que je doute, soit elle va me mentir et je ne vais pas aimer qu'elle le fasse, après tout, elle l'a déjà bien assez fait. « Il est jolie le haut, j'en suis sur qu'il t'ira bien » lui dis-je histoire que la conversation ne devienne pas banale.
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Mer 12 Avr - 18:43


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Louda


Je suis surprise de trouver ma cousine là, devant moi. Moi qui tentais depuis de longues semaines à lui mentir, c’était loupé. Surtout que je lui avais dit que j’étais à l’autre bout du monde et non de retour dans ma ville natale. En même temps, je n’avais pas eu le courage de dire à Zelda que j’étais maintenant incapable de patiner, incapable de faire quoi que ce soit ! La preuve, j’étais obligée de demander à mon auxiliaire, de me conduire pour que j’aille faire des courses. Heureusement qu’il n’avait pas insisté pour me suivre dans ce magasin. La situation aurait été assez … étrange. Reportant mon attention sur la jeune-femme, je lui demande comment elle va. En réalité, j’ai peur qu’elle me hurle dessus. Déjà que ce n’est pas le top avec Kyriann, je n’ai pas non plus envie de me brouiller avec ma cousine. Hochant la tête alors qu’elle me demande comment je vais, je préfère répondre vaguement, histoire de ne pas avoir à m’étendre sur le sujet. « On fait. Eh bien … Je suis ici pour faire des courses, comme toi non ? » Je me doute qu’elle ne parle pas de ça … Mais je ne me vois pas lui dire que mon père m’a envoyé ici car j’étais trop déprimée à Paris. Mais bon, je ne peux pas lui mentir plus longtemps. « Non pour tout dire, je suis de retour car je n’ai pas eu le choix. » Lui lançant un petit sourire, je me dis qu’elle veut faire comme moi, éviter le sujet qui se trouve à mes côtés. Mais ça m’arrange pleinement, même si j’aimerai bien savoir si elle m’en veut ou pas. « C’est gentil, mais je ne sais pas si je vais le prendre … En réalité, j’ai besoin de jogging, mais je ne sais pas où ils sont dans le magasin. Et je n’ai pas envie de faire plusieurs fois le tour. » Je me retiens d’ajouter les raisons. Comme celle que toutes les personnes dans le magasin vont m’observer. Comme le fait que je ne pourrais pas l’essayer. Ou encore que je ne suis pas moi-même et que je lui ai menti. Pourtant, même si j’ai l’angoisse qu’elle m’en veut, je ne peux pas me brouiller avec elle. Il y a assez de conflit dans la famille, entre Kyriann et moi ou encore entre mon père et moi. Inspirant pour me donner du courage, je tente de ne pas montrer que je suis légèrement mal à l’aise. « Tu veux m’accompagner peut-être ? »





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Mer 12 Avr - 19:04
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A l'intérieur de moi j'ai envie de crier, de lui demander pourquoi elle m'a menti, pourquoi elle ne m'a pas demandé de l'aide, pourquoi elle ne m'a pas dit qu'elle était de retour en ville. Je voulais savoir ces choses là mais l'endroit n'est pas propice à ce genre de conversation et on vient de se revoir, je ne veux pas que ça parte mal entre nous. On a toujours été très proche et je ne veux pas que ça soit autrement entre nous, après tout elle n'est pas la seule à mentir. C'est bien moi qui lui disait à l'époque du lycée que j'allais, que ma mère prenais soin de moi, que je mangeais à ma faim, que j'allais en cours, qui cachait ma blessure au cou lors de nos appels par Skype. Elle n'est pas la seule à mentir. D'un coup je pense à ce qu'elle peut voir de moi, ma cicatrice à la lèvre qui était caché par la mauvaise qualité de ma webcam, ma marque au cou. Bien sur qu'elle peut me poser des questions sur moi et je ne veux pas qu'elle le fasse alors je ne veux pas poser des questions sur elle. Peut-être qu'elle n'avait juste pas envie de m'en parler, peut-être que finalement nous ne sommes pas si proche que je le pensais. « Oh je regarde juste, il n'y a pas grand-chose qui me plaît pour le moment » dis-je comme pour détendre l'atmosphère qui pourrait devenir facilement pesante. Elle détourne la question, je lui demandais pourquoi elle était là à Heatherfield. Elle n'a peut-être pas envie de me le dire, surtout ici. J'accepte sa réponse, elle a le droit de choisir à quel moment elle veut en parler. Puis elle se met à me parler de son retour obligatoire, j'aimerais savoir pourquoi. Paris ne lui plaisait plus ? Paris lui rappelait tout ce qu'elle n'a plus ? Ca me rend triste pour elle, elle était si gracieuse sur ses patins, je l'admirais, je ne ratais aucune de ses compétitions. Je décide de ne pas rentrer plus fans le sujet, je le garde pour plus tard. « Je pense que ce serait un mauvais choix de ne pas le prendre. » Est-ce que je veux l'accompagner pour lui trouver des joggings ? Ce serait avec joie mais à condition qu'elle le veuille, je ne veux pas m'imposer. Je lève la tête pour regarder où ils pourraient se trouver dans le magasin, ce n'est pas ce que je cherche en premier alors j'ai du mal à les repérer mais après un œil vif sur le magasin, je me rappelle où ils sont. « Si tu le veux bien ça me ferait plaisir. En plus je sais où tu peux tromper des joggings, ça t'évitera de faire vingt fois le tour du magasin, ce n'est jamais drôle. » Je veux que l'on reparle comme on a pu le faire à une époque, je suis juste déçu qu'elle ne m'ait rien dit, mais ça, je lui dirais plus tard. Profitons des retrouvailles. Ce n'est pas vraiment le moment, ni le lieu pour lui taper un scandale.
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Mer 12 Avr - 21:54


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Louda


Zelda me dit que selon elle, ça serait une bonne chose de prendre ce t-shirt. Je n’en sais trop rien … Surtout que de base, je n’étais pas venue pour acheter un t-shirt, mais des pantalons. Réfléchissant quelques secondes, je me dis qu’elle n’a finalement peut-être pas tort. C’est vrai qu’il est joli et que la couleur m’a vraiment tapé à l’œil lorsque je suis arrivée. Alors pourquoi se priver ? « Tu as sûrement raison, je vais le prendre. » Attrapant de nouveau le t-shirt, je le colle sur mes genoux, avant de changer une nouvelle fois d’avis. Lui ayant parlé des joggings que je dois me trouver, je me dis qu’elle pourrait peut-être m’accompagner. Au moins, ça me permettra peut-être de savoir si elle m’en veut énormément ou pas de lui avoir menti. Même si je n’en suis toujours pas fière …Et même si je n’ai rien dit, j’ai remarqué cette cicatrice sur sa lèvre, mais également cette trace autour de son cou. Qu’est-ce qui a bien pu lui arriver ? Je n’en ai aucune idée, jusqu’ici je n’avais rien vu et je m’en veux. Surtout qu’en plus, on a fait de nombreuses conversations Skype, et je n’ai jamais rien vu. Pourquoi ? Je m’en veux. Peut-être que Kyriann n’avait pas si tort que ça … Pourtant, j’ai beau me concentrer, je ne me rappelle pas avoir déjà vu cette trace sur elle, même avant mon accident. Enfin, il faudra que je parle de tout ça avec elle, mais ce n’est sûrement pas l’endroit ni le moment. Surtout pas avec tous ces regards, que je ne supporte pas. Lorsqu’elle reprend la parole, ça me soulage. Surtout qu’elle me dit qu’elle sait où se trouve les joggings. « Avec plaisir. Allons-y, je te suis ». Mettant en marche mon fauteuil, je tente de la suivre sans rouler sur les pieds de quelqu’un. Même si cela fait plus de trois mois que je suis avec un fauteuil, j’ai toujours un peu de mal à voir la largeur de ce dernier. Et j’ai tendance à rouler sur les pieds des gens. Alors qu’on arrive au niveau des joggings, je me tourne légèrement vers Zelda. « Merci beaucoup ». Attrapant plusieurs pantalons, je me rends compte qu’il n’y a pas ma taille. Super … Me tournant vers ma cousine, je rougis légèrement, de honte. « Hum … Est-ce que… tu peux m’attraper la taille d’en-dessous s’il te plait … ? »





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Jeu 13 Avr - 11:54
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Elle décide de prendre le tee-shirt, dis donc je suis forte pour influencé les gens. Ou juste elle n'a juste pas voulu me contredire pour pas que l'on ait un nouveau sujet sur lequel se disputer. Elle me regarde, j'ai l’impression qu'elle me dévisage, qu'elle regarde mon cou, je regrette de ne pas avoir mis de foulard, ni de l'avoir maquillé. Je n'aime pas cette marque. Elle me rappelle tout ce que j'étais avant, tout ce que j'ai vécu, les filles qui me harcelé, Sallie qui m'a aidé et que j'ai finalement laissé de côté pour faire ma vie, pensant que je prenais trop de place dans la sienne. Et elle me rappelle la seule preuve d'amour que ma mère m'a apportée dans sa vie. J'avais choisi notre maison pour une bonne raison, elle me laisserait tranquille, elle ne s’apercevrait de rien avant quelques jours, je voulais vraiment en finir, mais c'est comme si elle l'avait ressenti, elle était monter à ma chambre. C'était la première fois depuis des années que je la voyais debout, sur ses deux jambes. Je ne lui ai pas demandé d'aide lorsqu'elle a ouvert la porte mais elle s'est précipitée pour m'aider. Est-ce que je lui en ai voulus ? Je ne sais pas, sur le coup oui, dans les jours qui ont suivis aussi mais aujourd'hui je lui en suis reconnaissante. Aujourd'hui j'ai ma vie, elles ne sont plus là pour me frapper physiquement mais aussi psychologiquement. Je me rappelle que Sallie s'en ai voulus de m'avoir laisser partir ce soir là. Elle a été encore plus protectrice après ça. Elle a longtemps espérer, comme moi, que cette marque disparaisse, elle n'aimait pas la voir, ça lui rappeler qu'elle n'avait pas était assez présente pour moi alors que c'était moi qui la pousser à ne pas être comme une mère au début. Mes yeux se mouillent légèrement mais je me reprend espérant que Lou n'ait rien vu. Ce n'est pas vraiment le moment de me mettre à pleurer.  Ca serait gênant pour Lou et pour moi. On change vite de conversation, j'ai pour mission d'aller chercher les joggings, ça m'arrange, je passe devant elle. C'est là que ça devient compliqué, passer dans les rayons où elle pourra passer sans problème, quelle idée de tous les rapproché, ça vous direz de penser un peu aux autres ? Le fait qu'elle soit en fauteuil roulant ne me dérange pas du tout, je ne vais pas la dégager de ma vie pour ça, loin de là. Je pense qu'elle a besoin d'aide même si elle m'en a jamais demandé et la virer de ma vie lui ferait beaucoup de mal, enfin je l'espère. On arrive aux joggings et je la regarde faire. Elle se débrouille bien, du moins c'est ce qu'elle montre. Je souris légèrement à la voir faire. Puis elle me demande mal à l'aise de l'aider à trouver une autre taille. Je ne peux pas refuser, je ne veux même pas refuser. « Pas de problème. » je regarde la taille qu'elle a entre les mains et je fais le tour du portique pour trouver la taille qu'il lui faut. C'est bizarre de faire ça, du moins pour moi. Bizarre, c'est compliqué à expliquer mais c'est surtout car c'est les rôles qui s'inversent. Elle est plus grande que moi, même si elle n'a que un an de plus, mais elle m'a toujours montré ce qu'il fallait faire, elle était comme un exemple car ce n'était pas sur ma mère que j'allais le prendre l'exemple. Ma tante ? Elle ne s'est jamais vraiment occupé de moi, elle avait déjà sa famille à s'occuper alors je ne peux pas lui en vouloir. Du côté féminin, je n'avais que Lou comme contact. J'attrape deux joggings un bleu foncé et un noir et je retourne vers Lou. « Je peux te proposer un bleu et un noir. C'est toi qui décide. Tu peux aussi prendre les deux, ça te fera un roulement » Je parle rapidement car je suis mal à l'aise d'un coup, j'ai l'impression de lui parler comme je parle aux parents des élèves en début d'années quand je leur demande de m'apporter des vêtements de rechange au cas où un accident arriverait.
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Ven 14 Avr - 13:08


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Louda


Arrivée devant les joggings, je remercie Zelda pour m’avoir évité de faire le tour du magasin plusieurs fois. M’arrêtant devant un portique, j’attrape un premier pantalon. Mais il n’est pas à ma taille, et les suivants non plus. Super … Et ne voyant personne travaillant dans le magasin, je suis obligée pourtant de demander de l’aide. Me tournant vers ma cousine, légèrement honteuse, je lui demande si elle peut m’apporter son aide. J’aurai aimé ne pas avoir à le faire, mais bon … Heureusement, elle ne dit rien de plus sinon, je crois que j’aurai roulé jusqu’à la sortie et rapidement. La regardant chercher, je m’en veux de lui imposer ça. Ce n’est pas à elle de le faire. Je suis la plus grande de nous deux, c’est à moi de l’aider dans sa vie. Et pourtant, là les rôles sont inversés aujourd’hui. Et ça me met mal à l’aise. C’est moi qui devrais lui apporter mon aide, l’aider, la conseiller. Je devrais être comme un modèle pour elle, mais je ne le peux pas. Me sortant de mes pensées, Zelda se tourne vers moi avec un pantalon dans chaque main : un noir et un bleu foncé. Elle prend la parole, parlant très vite. Je n’ose même pas la regarder dans les yeux complètement mal à l’aise. Je n’aime pas cette situation et pourtant, je me comporte ainsi avec tout le monde. J’ai honte de qui je suis … « Je vais prendre les deux, ça sera plus simple, vu que je n’en ai plus … » Prenant les deux articles, je les pose avec le t-shirt sur mes genoux, toujours en déviant mon regard. « Merci de ton aide … » D’un côté, je pourrai très vite faire demi-tour, maintenant que j’ai mes articles. Mais ça ne se fait pas. Ca fait très longtemps que je n’ai pas vu ma cousine, et ça elle m’a manqué … Surtout que j’aimerai comprendre ce qu’elle a eu, pourquoi elle ne m’a pas parlé de ces deux marques sur son corps. Mais la question que je me pose, c’est de savoir si elle veut ma présence ou pas. Je n’ai pas envie de me brouiller avec elle, comme je le suis avec Kyriann. Même si avec mon frère, la situation est bien différente, que celle avec Zelda. Soupirant, je me force tout de même à planter mon regard dans le sien et à prendre la parole. « Tu veux voir quelque chose de précis dans le magasin ? » Au moins ainsi, je serais si elle veut que je l’accompagne ou pas. Je cherche un moyen de combler ce silence qui est assez pesant, mais je ne trouve pas. Parce que dans le fond, je ne cesse de me poser des questions sur ce qu’elle pense de moi, maintenant qu’elle me voit dans un fauteuil. « Tu veux qu’on aille quelque part peut-être ? Boire un verre pour discuter … » et pour parler des sujets fâcheux, qui ne sont pas aptes à être abordés dans un magasin. Mais je lui laisse le choix, même si je vais devoir prendre sur moi, pour ne pas rouler jusqu’à Léandre et lui demander de me ramener, lorsque je me retrouverai à la vue de tous. C’est bien quelque chose que je n’aime pas : me retrouver aux regards de tous.





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Sam 15 Avr - 15:00
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Lou & Zelda

La situation doit être plus un mal être pour elle que pour moi alors je considère que je n'ai rien à lui dire pour le moment. Ca ne doit pas être évident de demander de l'aide à quelqu'un, à quelqu'un à qui on a caché la vérité. Je ne lui ai jamais demandé d'aide pourtant je criais à l'intérieur de moi, j'avais besoin d'elle à mes côtés mais je ne voulais pas la déranger, ou juste j'avais peur, peur qu'elle ne vienne pas comme je l'aurais espérer. Aurait-elle quitter le patinage quelques temps pour m'aider ? Je ne suis que sa cousine, je ne suis que la fille de sa tante, sa tante qu'elle n'a pas connu, du moins peut-être avant mes deux ans. Etaient-elles proches ? Je ne me suis jamais poser la question mais de mon vivant Lou n'est jamais venu vers ma mère. Est-ce que je rejette la faute sur elle ? Oui alors que si ça se trouve, c'était juste ma mère qui ne voulait voir personne, même pas moi. C'était dur pour elle de perdre son mari, celui qu'elle a toujours aimé. Je ne sais pas comment j'aurais réagit, surtout si personne ne nous tend la main. Quand je regarde Lou, je vois une femme qui a besoin d'aide. Encore un peu et j'ai l'impression que c'est le même regard que ma mère que je vois. Je n'étais encore qu'une petite fille, on dit qu'on ne se souvient vraiment qu'à partir de cinq ans, mais le regard de ma mère lorsqu'elle a sombré dans la dépression je m'en souviens comme si c'était hier. C'était des yeux qui appeler à l'aide, qui souffraient. Elle me demandé de l'aide pourtant je n'étais qu'une enfant et je n'avais pas la possibilité de l'aider. Est-ce que j'aurais du appeler sa sœur pour lui dire ? Non, je me suis tus et elle a sombré. Lou je ne veux pas qu'elle vive pareil, je ne veux pas la voir sombrer, une personne ça m'a déjà beaucoup fait de mal. Alors je l'accepte, j'accepte le fait qu'elle m'ait menti et on verra où ça nous mènera. Je sors de mes pensées quand elle me dit qu'elle prend les deux. Pour simple réponse je lui souris. « De rien » dis-je d'une douce voix. Je ne suis plus stresser, on va bientôt se quitter, chacune va reprendre son chemin. Je ne sais pas si j'ai envie de rester avec elle ou partir. Je ne veux pas m'imposer, je ne veux pas qu'elle me pose des questions sur mon cou. Comment lui dire que j'ai essayé de me pendre ? Comment lui dire que j'étais au bord de tout laisser éclater ? S'en voudra-t-elle de m'avoir laissé ? La seule façon de le savoir c'est de dire oui à sa proposition de boire un verre. « Je suis partante pour un verre. Ca fait longtemps. » Le stress remonte, je vais devoir lui faire face, je vais m'asseoir, être à sa hauteur, elle pourra me défier du regard. J'hausse les épaules en disant « Je regardais juste, je ne cherchais rien de particulier, on peux passer en caisse si tu le souhaite. » Elle a l'air d'avoir finit ses achats, d'avoir trouver ce qu'elle voulait alors je nous fraie un chemin parmi les gens pour aller à la caisse.  
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Ven 21 Avr - 11:37


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Louda


Je lui laisse le choix. Un choix difficile, surtout qu’elle sait maintenant que je lui ai menti, et ce, depuis un moment. Ce n’est pas comme si je lui avais dit que j’étais en fauteuil à Paris. Non, j’avais menti sur mon état de santé, sur l’endroit où je me trouvais et j’avais tu l’accident qui s’était produit. Autant dire que ça ne devait pas être évident pour Zelda de me pardonner, ce que je comprenais pleinement. A sa place, je ne sais pas si j’aurai pu ne serait-ce que retenir mes cris, en plein milieu du magasin, pour lui dire ma façon de penser. Mais on était différentes sur ce point, ce qui n’était pas plus mal. Je n’aurai sûrement pas supporté que plus de regards se tournent vers nous. Lorsque Zelda me répond qu’elle est partante pour un verre, je commence à stresser. Oui c’est moi qui lui ai proposé, mais dans le fond, n’attendais-je pas qu’elle refuse ? Me retrouver dehors, avec toutes les personnes qui risquent de passer, me fait déjà angoisser rien qu’à l’idée. Je pourrai lui dire que finalement, j’ai un rendez-vous que j’avais oublié ou quelque chose de la sorte. Mais je ne le fais pas. A quoi bon ? Ça serait reculé pour mieux sauter. On ne pourra pas éviter les sujets fâcheux toutes les deux, encore pendant des mois. Surtout que maintenant, elle savait que j’étais en ville. Préférant ne pas m’attarder sur ce stress, j’attends sa réponse qui ne tarde pas à arriver. Non elle n’a pas besoin de regarder quelque chose d’autre. Et surtout qu’on peut aller à la caisse. Bien un des endroits que je n’aime pas non plus ! Inspirant, je tourne mon fauteuil, en direction de l’endroit. « Allons aux caisses alors. » Faisant la file, heureusement, il n’y a qu’une seule personne devant moi. Et personne derrière. Attendant mon tour, je tente de ne pas rouler loin, lorsque je croise le regard de la caissière. Payant très vite mes articles, j’ai à peine le sac sur les genoux que je me dirige vers la sortie. Du coin de l’œil, je vois que Zelda me suit. Une fois dehors, je soupire, jusqu’à ce que je remarque que dans les rues, de nombreuses personnes circulent. Finalement ce verre était peut-être une mauvaise idée, bien plus que je ne l’avais imaginé. Inspirant pour me donner du courage, une main crispée sur la poignée de mon fauteuil, je me tourne vers ma cousine. « Le café en face te convient ? » Il n’y a pas trop de monde, et au moins, je n’aurai pas à me balader dans toute la rue pour trouver un endroit où on pourra parler. J’espère simplement que Léandre n’a pas choisi celui-là, je n’ai pas envie de faire les présentations. Poussant la manette de mon fauteuil, je vérifie qu’il n’y a personne, avant de traverser la route. S’il y a bien quelque chose que je déteste, même s’ils sont adaptés, c’est les trottoirs. Ravie d’arriver au café, je vois une place entre un mur et une table. M’y dirigeant, je jure lorsque je vois qu’il y a des chaises qui me bloquent le chemin. Je pourrai demander à Zelda de les déplacer, mais je ne veux pas l’embêter. Je m’arrête donc à une table plus près, mais exposée aux yeux de tous. Me mettant en place, je ferme les yeux deux secondes pour me calmer, et ravaler la panique qui commence à monter. Regardant Zelda, je serre mes mains l’une contre l’autre pour les empêcher de trembler. « Tu veux boire quoi ? »





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Dim 23 Avr - 11:53
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Pourquoi crier ? Pourquoi faire un scandale, là maintenant ? Ca n'a pas d'intérêt et on va se faire remarquer, au mieux on va se faire dégager du magasin. Ou ils vont avoir peur de Lou qui est handicapé, peur du côté qu'ils ne voudront pas la faire partir car ils veulent pas se faire mal voir. Alors je reste calme. On a toutes les deux nos secrets, des choses que l'on s'est pas dit. Qu'est-ce qu’elle me cache encore ? Qu'est-ce que je lui cache vraiment ? A part mon malheur dans ma jeunesse, dans mon adolescence, sa tante qui est alcoolique. A-t-elle déjà voulu revoir sa tante ?  Je me reprend et on va aux caisses. Je sens qu'elle n'est pas à l'aise, elle va vite, ses gestes sont rapides. J'espère que ce n'est pas moi qui lui fait ça ? Je comprend qu'elle soit mal à l'aise avec moi, c'est dur, comme quoi un mensonge ne peut pas être cacher bien longtemps. On finit toujours par tout savoir, je saurais bientôt pourquoi elle en est là et peut-être que moi je devrais lui dire. J'espère qu'elle ne me posera pas la question, je n'ai vraiment pas envie de lui répondre, pas que je ne veux pas qu'elle sache, je ne veux pas revenir sur cette partie de ma vie. Même si cette trace sur mon cou sera toujours là pour me rappeler mes actes tout comme elle son fauteuil sera toujours là pour lui rappeler son accident. Enfin je pense que c'est un accident, ça me paraîtrait plus logique. D'un côté c'est comme avant, c'est elle qui choisit où l'on va. Ca me rappelle notre enfance, c'était elle qui me guidait, après tout je pensais qu'elle avait plus d'expérience même avec juste un an de plus que moi. « Ca me va très bien » Je pense qu'elle cherche les endroits où il n'y a pas trop de monde, par peur mais d'un côté ça m'arrange, je n'aime pas quand il y a beaucoup de monde ça me fait faire des crises d'angoisse. Ce sont des vilains démons que mon adolescence qui ne m'ont jamais quitté, quand il y a pleins de monde, ce sont plusieurs voix qui se mélange dans ma tête, et ma paranoïa me faisait toujours penser qu'ils parlaient en rapport avec moi. Ne serait-ce qu'un regard sur moi me fait peur, me fait stresser et je fuis. Combien de fois j'avais fait style d'être malade quand mes exs avaient voulus m'amener au restaurant le soir ? De nombreuses fois pour ne pas dire à chaque fois. J'ai toujours préféré le coin tranquille de la maison qu'être exposé aux yeux de tout le monde. Mais ça mes exs ne le savaient pas, ils n'étaient souvent pas ua courant de toute ma vie d'avant, quand on en parlait je lui disais juste que mon père est mort, que ma mère ne s'est jamais vraiment occupé de moi mais ça s'arrête là. A quoi bon revenir en arrière et parler de ces filles qui me menaient la vie dure ? Et ça partait en dispute, comme quoi je ne faisais pas d'effort de mon côté alors qu'eux m'amenaient au restaurant, je ne savais pas que faire plaisir à sa copine -car normalement ça fait plaisir- c'était un effort.
Alors qu'on rentre dans le café, je continue de suivre Lou, je ne sais pas où c'est le plus simple pour elle de se mettre, je n'aimerais pas choisir une table où elle ne peux pas bien se mettre, je me sentirais mal et je fuirais en espérant ne plus la croiser. On trouve une table, je m'assois face à elle. Je n'aime pas trop l'endroit, il y a la fenêtre juste à côté de nous. Avec de la chance personne ne me regardera, c'est quoi cette manie de toujours regarder les vitre d'un café, la porte d'une maison ouverte ? Je me plains mais je fais pareil, je ne peux pas m'empêcher de jeter un coup d’œil mais pour me donner bonne conscience je me dis que c'est pour vérifier les environs, c'est stupide. Je sens qu'elle n'est pas à l'aise, encore moins qu'avant. Je pourrais lui proposer d'aller ailleurs mais je doute qu'elle veuille rouler avec son fauteuil jusqu'à chez moi, qu'elle prenne le bus comme moi je le fais. Le bus, la pire invention du monde, toujours à être coller aux gens, à être juger pour tout le monde. « Je pense que je vais prendre un thé, vert de préférence. Et toi ? » Le temps que lui demande, un serveur vient à nous pour nous demander ce que l'on veut, alors je lui redit ce que je viens de dire à ma cousine. Il repart avec notre commande. Mon regard se dirige vers elle, je n'ai pas envie de rentrer dans le vif du sujet, car oui, nous savons pourquoi nous sommes là même si l'endroit n'est pas approprié. Je me demande même si je ne veux pas que l'on remette cette conversation à plus tard, je veux juste fuir cette conversation. « Je suis vraiment contente de te revoir. Tu m'as manqué depuis tout ce temps. Comment c'était les Etats-Unis ? J'ai toujours voulus allé à New York ! »
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Ven 28 Avr - 14:22


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Louda


Je ne sais pas réellement comment réagir. De ce que je vois, on s’est toutes les deux mentis. Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée. Pourtant, on a toujours été assez proche. Zelda a toujours été comme une petite sœur pour moi, alors, me dire qu’il s’est passé quelque chose dans sa vie et qu’elle ne m’en a pas parlé, me fait mal. Mais je me dis qu’elle doit éprouver également ce sentiment, alors qu’elle me voit en face d’elle, dans un fauteuil roulant. Aussi, sans perdre une seconde, je me dirige vers les caisses. Il faut qu’on parle toutes les deux, il faut que je sache comment elle va réellement. Payant très vite, j’essaye de faire mon maximum pour ne pas rester trop longtemps au niveau de la caisse. Je n’aime pas les regards qu’on me jette lorsque j’y suis, aussi, je fais vite. Puis je ne veux pas que ma cousine soit mal à l’aise, avec les regards que les autres clients risquent de nous lancer. Sortant rapidement, je lui demande si le café d’en face lui convient. Personnellement, je n’y ai jamais mis les pieds, mais le fait qu’il n’y est pas trop de monde me rassure quelque peu. J’espère juste que ce n’est pas là que Léa a décidé de s’installer ! En entrant, je ne le vois pas et je soupire, avant de me diriger vers une table. Même si elle est bien placée, car elle m’a empêché de pousser les chaises, elle est à côté d’une fenêtre. Ce qui fait qu’on va voir régulièrement les visages se tournaient vers nous. Enfin tant pis, c’est toujours qu’un détail ! Préférant ne pas engager de suite les sujets qui fâchent et de les poser sur la table, je lui demande plutôt ce qu’elle désire boire. Après tout, c’est moi qui lui ai demandé si elle voulait venir boire quelque chose en ma compagnie, alors c’est à moi de l’inviter. Et dans tous les cas, je ne l’aurai pas laissé payer nos consommations. Lorsqu’elle me répond ce qu’elle veut, je souris. Il me semblait bien qu’elle aimait le thé, mais je n’en étais pas certaine. C’est bien pour cette raison, que je n’avais rien dit. « Oh je pense prendre un café ou un cappuccino… Je vais y réfléchir ! » J’ai à peine le temps de finir ma réponse, qu’un serveur arrive pour nous demander ce qu’on désire. Finalement, je vais devoir réfléchir plus vite que je ne le pensais. Zelda lui répond ce qu’elle vient de me dire. Une fois qu’elle a fini, je me tourne vers lui. « Un cappuccino, pour moi, s’il vous plait ! » Je le laisse s’éloigner, avant de jeter de nouveau un coup d’œil aux alentours, pour vérifier que personne ne nous observe. C’est vrai que mon fauteuil est moins visible d’ici, mais ce n’est pas pour autant que je suis prête à voir tout le monde nous observait. Une fois certaine que personne ne nous observe, je reporte mon regard sur Zelda. Je sais qu’on doit parler, mais je n’ai pas spécialement envie de le faire. J’ai peur de la perdre, lorsque je lui aurai avoué toute la vérité, que j’essayais de lui cacher. Ma cousine reprend la parole, me disant combien je lui ai manqué, mais également, elle veut savoir comment était New-York. Hum … sujet gênant enclenché. Inspirant, je fuis son regard, portant mon attention sur la table. « Tu m’as manqué aussi. Hum … Pour tout avouer, je n’ai pas vu New York … Tout ça, est arrivé avant que je puisse prendre l’avion. » Un aveu, une preuve encore que je lui ai menti. J’aurai pu continuer, lui dire combien c’était magnifique. Mais je ne le fais pas. Il y a eu assez de mensonges entre nous, pour que je puisse continuer sur cette lancée. Il était temps d’être sincère. « Mais je t’avouerai que j’aimerai y aller un jour … » Le serveur arrive au même moment avec nos deux tasses. Il dépose devant Zelda une carafe d’eau chaude pour son thé. Le remerciant, je le laisse s’éloigner, avant de prendre la parole. « Et toi, tu as pu quitter un peu Heatherfield ? » J’avoue, je fuis la vérité. Mais je ne sais pas comment aborder le sujet. J’aimerai lui dire que je suis désolée, lui expliquait pourquoi je lui ai menti. Mais je ne sais pas comment le faire, car il n’y a pas de mots pour ça. Surtout que ça date d’il y a presque quatre mois maintenant.





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Sam 6 Mai - 21:52
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Lou & Zelda

Les regards des autres ne me dérangent pas, du moins ils ne me dérangent pas. Quand des rumeurs passent sur toi, tu ne fais plus attention aux regards des gens. Au début tu pleuras, tu essaieras de ne pas le montrer puis ça te passera. Tu te dis qu'à eux aussi ça leur passera. Quand on est victime de rumeurs, ça ne s'arrête jamais, ça continue, ça s’amplifie. Pour Lou, je ne sais pas, est-ce que ça continue ? Est-ce que ça s'amplifie au fur et à mesure des jours ? Est-ce que les gens vont avoir l'habitude et arrêtez de la dévisager ? Le problème est qu'elle rencontrera toujours de nouvelles personnes. Les gens sont comme ça, ils ne finissent jamais de dire des rumeurs, de juger les autres, ça les nourrit quand au final ils ne sont rien par eux-même. Les rumeurs ça leur donne une existence. Les filles qui m'ont harcelé se sont senti exister pendant plusieurs années en lançant des choses qui n'était pas vrai sur moi. Aujourd'hui je ne sais pas ce qu'elles sont devenus, il y a des fois où j'ai envie de les retrouver, de leur montrer que je suis encore là, qu'elles ne m'ont pas eu mais en même temps je n'ai pas envie de perdre mon temps à m'occuper d'elles, je ne veux même pas prendre la peine de me moquer d'elles, ce serait me rabaisser à ce qu'elles sont et je suis plus intelligente que ça. Les regards sur nous ne me dérangent pas, si ils n'ont rien d'autres à faire qu'à la juger, tant pis pour eux. Puis la juger ? Ils ne comprennent pas à quel point elle doit déjà souffrir de sa situation et qu'elle n'a pas besoin qu'on la regarde. Comme je n'ai plus peur de ces regards, je le montre à Lou, je ne la laisse pas sur le côté. C'est ma cousine, elle l'a été avant son accident, elle l'est encore aujourd'hui et elle le sera encore demain. Ce qui me gêne le plus est de savoir qu'elle ne me l'a pas dit, qu'elle me l'a caché lors de nos appels, de nos Skype mais après tout moi aussi, on est dans la même position, des menteuses.
Le serveur qui a prit nos commandes quelques minutes plus tôt revient, il dépose une carafe d'eau devant moi et le cappuccino devant Lou. Elle m'a dit  qu'elle n'est jamais à New York, qu'elle n'a pas eu le temps d'y aller. D'un seul coup je me sens triste, elle m'avait dit qu'elle était enthousiasme d'y aller mais je pense aussi à la relation que nous avions à l'époque. On était proche, très proche. Je ne vois vraiment pas pourquoi elle ne me l'a pas dit. Pour pas me faire peur ? Pour pas que j'arrête tout ce que je faisais pour venir la voir ? Je ne sais pas, vraiment. « New York m'a toujours fait rêver mais surtout à cause des films. J'en suis sur qu'en réalité ce n'est pas si bien que ça. » Ca doit l'embêter de ne pas y être aller alors j'essaie de relativiser les choses. C'est vrai qu'on voit New York comme une ville magnifique avec des beaux buildings, certes les buildings doivent y être mais les gens ne sont peut-être pas comme les films nous le montre. Comme partout, les gens sont mal polis, bouscule les autres et font attention qu'à eux. Au fond, je sais que je ne pourrais pas vivre dans une grande ville, ça me ferait stresser, les gens me feraient stresser, j'aime la tranquillité des villes comme Heatherfield. C'est pour ça que je n'ai jamais bougé d'ici. Bouger où et avec qui ? C'est nul de partir seule et je n'ai personne avec qui partir. Je suis trop bien ici avec mon peu d'attaches. Même si j'en ai peu, c'est toujours mieux que de ne pas en avoir du tout. « Je n'ai pas quitter la ville. J'ai préféré rester ici et me concentrer sur mon travail. »
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Dim 21 Mai - 16:23


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Louda


Une fois que le serveur a déposé nos boissons, Zelda me parle de New York. Et je suis obligée de lui dire que je lui ai menti et donc, que je n’y suis pas allée. Je m’en veux terriblement de ne pas lui avoir dit la vérité, alors que je suis certain qu’elle aurait compris. Mais maintenant, je ne peux que regretter. Il est trop tard pour revenir en arrière de toute manière. Elle a vu comment je suis, dans quoi je suis obligée de me déplacer. Et encore, elle ne sait pas que j’ai carrément une personne pour s’occuper de moi, car je suis incapable de faire tout ce que je faisais avant. Après cet aveu, je me demande encore pourquoi je n’ai pas eu le courage de lui dire que j’avais eu un accident. Sûrement que je ne voulais pas l’inquiéter ni même la faire quitter sa vie. Heatherfield était tout pour elle, à ma connaissance. Je ne pouvais donc pas à l’époque, lui demandait de quitter sa vie pour venir voir sa cousine qui maintenant était en fauteuil roulant. Zelda prend la parole, en me disant que même si la ville lumière l’a toujours fait rêver, elle est sûre que ce n’est pas si terrible que ça. Je vois bien qu’elle essaye, malgré les mensonges, de me remonter le moral. Lors de nos nombreuses conversations par Skype, je n’ai pas arrêté de lui faire part de mon envie d’aller à New York. J’y allais certes pour une compétition, mais également pour visiter la ville. Mais voilà, tout était arrivé avant et je n’avais jamais pu aller voir cette ville. Peut-être qu’un jour, j’y arriverai … Mais ce n’est pas pour demain en tout cas !
Préférant changer de sujet, je lui demande si elle a quitté Heatherfield un peu. Après tout, elle a peut-être eu l’occasion de partir un peu, mais elle ne me l’a peut-être pas dit. Entre se voir tous les jours ou presque, et être loin c’est complètement différent. Mais malgré l’éloignement, je la considère toujours de la même manière que lorsque nous étions plus jeunes. Je l’aime comme une sœur, et même si je n’ai pas été là un long moment pour elle, je compte bien rattraper le temps perdu. Je lui souris doucement lorsqu’elle m’a répondu. Prenant une gorgée de ma boisson, je repose ensuite ma tasse pour reporter mon attention sur ma cousine. « Tu travailles toujours avec les petits ? » J’ai peur de faire une erreur. Aussi, même si c’est idiot de demander confirmation, je préfère être sûre que c’est bien ça. Mettant un peu de sucre dans ma boisson, je tourne ensuite d’un geste mécanique mon café. Fixant le liquide, je sais que ça serait le moment parfait pour m’excuser. Je suis certain qu’elle m’en veut de lui avoir caché la vérité. Mais en même temps, j’aimerai lui demander pourquoi cette maque sur son corps. Que sait-il passé ? Que m’a-t-elle caché ? C’est tellement dur de rester dans le flou … Surtout que j’aurai dû être là pour elle et non à l’autre bout de la planète. Fermant les yeux, je me racle un peu la gorge, avant de fixer un point derrière elle. J’inspire pour me donner du courage, parce que j’ai peur de la perdre et que ça finisse comme avec Kyriann. « Zelda …. Je …. Je suis désolée de t’avoir caché la vérité. Je ne savais pas comment te dire la vérité … Je me doute que tu dois m’en vouloir, mais je suis sincèrement désolée … Je tenais à te le dire … » Les yeux légèrement brûlants, je m’essuie les yeux du bout des doigts. Je n’ai pas envie de pleurer, mais je ne veux pas perdre ma cousine …





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Lun 29 Mai - 22:38
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Ca me rend triste de savoir qu'elle n'est pas aller à New York, elle m'en parlait souvent, elle en mourrait d'envie. Qui ne rêve pas d'aller à New York une fois dans sa vie ? A part les bûcherons bien sur qui sont bien qu'avec des arbres à couper. J'en rêvais, je pensais même aller à New York pour l'encourager, ça m'aurait fait d'une pierre deux coups, Lou et NY. Mais New York, quand on habite à Heatherfield paraît si inaccessible. Même pour moi, pour ma situation, rien ne m'entraîne à quitter la vielle, à aller ailleurs et encore moins à New York. Au pire, je pourrais aller à un concert hors de la ville, quoique, non, il y aura trop de monde, je vais mourir étouffer. Non, ici j'ai mon petit confort, j'ai mes peu de connaissances mais ce peu de connaissances, il est important, j'ai mes collègues de travail, ceux avec qui je vais boire un coup le soir quand je suis trop déprimée puis il y a Sallie. Même si je ne lui ai pas donné de nouvelles depuis plusieurs années, j'espérais qu'elle soit encore en ville, j'espérais la croiser par hasard, tomber sur elle et renouer les liens. Bon, ça ne s'est jamais passer mais j'étais poussé par cette envie de la revoir. Je n'ai plus donner de nouvelles en première, j'ai fait l'erreur en première et je me voyais mal revenir quelques mois après en mode « did you miss me ? » non vraiment pas. J'avais l'impression que moi j'avais changé, que j'avais trouvé de nouvelles personnes pour m'aider ou juste je voulais me battre seule, montrer au monde que je ne suis pas qu'une faible, que finalement je vais y arriver, je vais avoir une belle vie par moi-même. La belle vie, j'en suis encore loin car pour moi, la belle vie c'est aimer et être aimer. Je n'aime personne et personne ne m'aime, l'affaire est vite réglée. Sa question me fait sourire. J'aimais lui dire par Skype que je travaillais avec les enfants, qu'ils m'apportaient beaucoup. C'était souvent que je demandais à Lou son avis sur des activités que j'avais prévu. Elle n'a aucune expérience avec les enfants mais je n'ai personne à qui demander cela, je voulais un avis extérieur. Au fur et à mesure des skypes, des appels, je lui avait expliqué que je devais trouver différentes activités, par trop longue pour ne pas que les enfants se lassent, pas trop compliqué et parfois j'avais du mal à me rendre compte du temps réel demander par une activité, peut-être parce que j'étais excité à l'idée de leur faire faire. Puis parler de mes activités à Balto, j'avais déjà essayé mais il n'avait jamais l'air très convaincu par les idées ou pire il n'était pas du tout réceptif à ce que je lui expliquer. J'aurais pu aller voir mes collègues, celles qui ont de l'expérience mais je ne veux pas passer pour celle qui demande toujours, celle qui ne sait jamais car elle n'y connaît rien. « Oui je travaille toujours avec les enfants. J'aime toujours être avec eux. D'ailleurs, l'activité dont je t'avais parlé la dernière fois pour le printemps par rapport à Bloomfest, ils ont adoré prendre des photos, j'en ai pleins sur mon ordinateur du coup. Certains se sont amusé à me prendre moi en photo, j'y croyais pas. » Je voulais lui dire que j'étais sortis, elle savait que j'avais toujours l'habitude de rester cloîtré chez moi alors je voulais qu'elle sache que parfois ça m'arrive de sortir. Je fais passé le fait que je reste souvent chez moi pour de la flemme, une simple flemme qui est en réalité une peur, une peur du regard des gens sur moi, sur mon cou. Etre en robe n'est pas facile pour moi, il est difficile de mettre un foulard autour du cou avec une bonne vingtaine de degré à l'extérieur. Je pouvais le cacher avec du maquillage mais j'ai toujours tendance à transpirer et ça aurait fait bizarre, ça aurait fait moche, peut être pire que si je ne l'avais pas caché. Elle-même ne sait pas ce que c'est, mais comment lui dire. « Hey, enfaite je t'ai pas dis, pendant que tu étais je ne sais où dans le monde j'ai tenté de me suicider, une bonne expérience mais ça n'a pas été trop concluant » , la seule chose qui avait été concluant dans cette affaire c'était de voir ma mère qui ne m'a pas laissé mourir. Je lui en ai tellement voulu sur le coup, je ne voulais pas retourner chez Sallie, je ne voulais pas qu'elle est de problème avec des élèves à cause de moi. Peut-être que je psychoter, que je voyais toujours le mal partout mais le mal il m'a assez convoité les années précédentes. Comment lui dire qu'on m'insulter, qu'on me poussait dans le bus, qu'on riait de moi ? Comment lui dire que ces moqueries sont devenus des coups réel ? Comment lui dire que la seule façon de me soulager était de mourir ? Vraiment, ça ne se dit pas, surtout comme ça autour d'un café ou par un Skype. Je ne voulais pas de son aide, elle était dans sa carrière, elle était une magnifique patineuse qui avait beaucoup de potentiel, je ne voulais pas tout gâcher car la cousine elle est folle. Ne pas lui dire était prévu depuis longtemps et ça devait durer pendant plusieurs années mais il a suffit que je tombe sur elle, au hasard. Elle me fait un aveu, elle est désolé, désolé de m'avoir menti sur sa situation. Est-ce que je lui en veux ? Oui, elle aurait du me le dire mais moi aussi j'aurais dû lui dire pour moi. Mais pourquoi lui dire que je lui en veux ? C'est ma cousine, ma seule famille, celle que j'ai toujours admiré. Je refuse de la perdre aujourd'hui à cause de mensonges qui nous a fait du bien quand on les disait, car on ne pensait pas voir les choses autrement. Puis je la vois, elle a besoin de moi et elle n'a pas besoin que je fuis, que je me cache d'elle. Elle m'a caché la vérité pour ne pas que je l'aide mais maintenant que la vérité je la connais, je ne pourrais que l'aider, tout doit être assez dur pour elle. Les vraies explications se feront quand elle ira mieux, quand je l'aurais vraiment retrouvé. Et si je perd ma seule famille qu'est-ce que je ferais ? Alors je décide simplement de prendre sa main dans la mienne, je veux lui montrer que je suis là. « Ne sois pas désolé. Je ne comprend pas pourquoi tu ne me l'as pas dit mais tu dois avoir tes raisons, je sais que tu réfléchis toujours avant de faire quelque chose. Je ne t'en veux pas… La vérité, elle est dure à dire aux autres, aux gens à qui on tient. » Je me justifie du fait que moi je ne dise rien sur ce qui doit la tracasser sur moi. Contrairement à elle, mon problème est de l'histoire ancienne, si je peux éviter le sujet ça m'arrangerait beaucoup. « Et ne pleure pas, tu sais très bien que ça m'a toujours fait pleurer de te voir comme ça. A moins que tu veuilles me voir sourire. Je n'ai pas mis mon mascara waterproof alors on va éviter » L'atmosphère est tendue et je n'aime pas ça, surtout entre nous alors un peu d'humour ne fait pas de mal. Et si je peux voir un sourire sur son si jolie visage grâce à moi alors je serais la plus heureuse.
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Mar 30 Mai - 18:50


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Louda


Ma question me parait idiote, et encore, le mot est faible. Mais je préfère tout de même lui demander, pour ne pas passer pour une idiote encore plus, que je ne me sens déjà. Je sais que lorsqu’on était en Skype toutes les deux, elle me demandait souvent si les activités qu’elle avait en tête pourraient plaire aux enfants. Je ne suis peut-être pas une professionnelle des enfants, surtout que je n’en ai pas, mais pourtant, je lui ai toujours apporté conseil comme je le pouvais. C’était la moindre des choses, alors que je n’étais pas là pour elle, comme devrait l’être une cousine. J’étais loin, la tête dans mes compétitions et mes entrainements. Mais elle ne m’en a jamais voulu. Mais voilà, je préfère donc lui demander si elle travaille toujours avec des enfants. Sa réponse me fait doucement sourire. J’imagine bien les enfants, prendre Zelda discrètement en photo leur maîtresse. En tout cas, je suis réellement contente si l’activité a été à leur goût. De toute manière, je n’ai jamais douté de Zelda et des idées qu’elle avait à leur proposer. J’étais simplement là pour lui dire que c’était une très bonne idée et parfois, lui dire de modifier peut-être un détail, histoire que les petits ne puissent pas s’ennuyer. « Ce sont de vraies petites fripouilles, ces enfants. Mais tant mieux si l’idée leur a plu. Je suis certaine que les autres activités que tu leur proposeras à l’avenir, seront très bien ! » Mettant du sucre dans ma boisson, je la tourne d’un mouvement lasse. Je me dis que c’est étrange, mais pourtant, c’est le moment parfait pour s’excuser. Pourquoi ne m’a-t-elle pas parlé de cette marque sur son cou ? Pourquoi ne m’en suis-je pas aperçue avant ? Suis-je une si mauvaise cousine que ça ?! Apparemment oui et bien plus encore ! Je suis incapable de voir les choses importantes. J’aurai dû être là, comme une cousine devrait l’être. Mais non, j’étais sûrement dans une énième compétition, ou dans un entrainement, un de plus. Et je m’en veux, car je n’ai pas été là, alors que j’aurai dû l’être. Même si je sais, que si elle m’avait appelé pour me dire qu’elle avait besoin d’elle, je ne sais pas si j’aurai pu tout plaquer pour la rejoindre. Mon entraineur a beau être un entraineur adorable, il n’empêche qu’il est strict. Et c’est donc pour cette raison, que je ne sais pas si j’aurai pu partir comme ça. Aller à son encontre, aurait terminé avec une bonne crise entre nous deux. Me raclant la gorge, je prends la parole après avoir fixé un point derrière elle. J’avoue, je suis faible et incapable de la regarder dans les yeux. J’ai peur qu’elle m’en veuille, énormément même. Essuyant mes yeux, je m’en veux de paraître faible devant elle. Et pourtant, je le suis. Sa main se pose sur la mienne et je relève mes yeux humides sur elle. J’ai peur, j’angoisse. Qu’est-ce qu’elle va me dire ? Avalant difficilement ma salive, j’écoute avec attention lorsqu’elle prend la parole. Hochant simplement la tête, elle ne peut pas s’imaginer le bien que ça me fait d’entendre ça. Et à quel point à la raison. Parce que lorsqu’on se retrouve en fauteuil, s’accepter est très dur. Mais voir le regard des autres qui changent, surtout des personnes qu’on aime, c’est le pire de tout. Zelda tente de détendre l’atmosphère, ce qui me fait sourire. Je l’aime tellement ma cousine ! Serrant sa main, je prends à mon tour le temps de lui répondre. « Merci d’être si compréhensive, Zeldou … Tu m’as terriblement manqué …» Un surnom que je lui donnais quand elle était enfant, lorsqu’elle venait quelques fois à la maison. Relâchant sa main, je finis ma boisson, qui a très vite refroidie, avant d’avoir une idée. « Hum … Tu as prévu quelque chose aujourd’hui ? Enfin pour le reste de la journée, je veux dire … On pourrait aller au parc, si ça te dit ? Enfin s’il n’y a pas trop de monde, je n’aime pas la foule et les regards, … » C’est dur à avouer, mais je pense qu’elle peut comprendre. Après tout, elle ne m’en veut pas, elle me l’a dit. J’espère simplement pouvoir rattraper le temps perdu maintenant, et surtout, avec le temps, enlever les mensonges qui se trouvent entre nous deux.





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Jeu 1 Juin - 22:47
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Lou & Zelda

Je lui demandais toujours car je manque cruellement de confiance en moi. Quand j'étais plus jeune, je ne pouvais pas marcher sans qu'on me pousse, qu'on me bouscule alors la confiance en soi elle fait ses valises et elle se barre loin. Lorsqu'on avait des poésies à apprendre pour passer à l'oral, c'était de la torture à mes yeux, je n'arrivais pas à apprendre mes poésies car personne ne me faisait réciter, j'avais l'impression de savoir ou j'en avait juste marre de me casser la tête sur trois vers alors je laissais tomber. Quand je passais au tableau, j'espérais toujours que le professeur n'ait pas le temps de faire passer tout le monde dans l'heure, je voulais tellement qu'il me dise qu'il allait me faire passer après que tout le monde soit parti, mais non, il me faisait passé devant tout le monde, comme une enfant normale. Je perdais mes mots, je ne savais pas ce que je devais dire, j'entendais leurs rires. Au début je pleurais, le professeur me criait dessus car je n'avais pas à faire ça puis après ça m'a passé, je ne pleurais plus, j'avais l'habitude d'entendre leurs rires, c'était comme une mélodie qui ne me quitté pas. Sauf qu'une mélodie c'est harmonieux, c'est jolie à entendre, pas leurs rires. Parfois en plein nuit je les entend toujours, j'ai beau dire à tout le monde que je vais mieux, c'est faux, ils ne m'ont jamais quitté. Maintenant, dès que je veux faire un truc, j'y pense plusieurs fois, je me demande ce que les gens autour vont penser de moi et souvent je ne fais pas. Au collège, au lycée, j'étais le genre d'élèves à me placer au fond de la classe en début d'année, je voulais qu'on m'oublie, qu'on ne m'interroge pas car je connaissais la suite des événements. Puis dans l'année je passais toujours vers le devant de la classe, j'en avais juste marre qu'on m'embête au fond et que personne ne réagisse. Même devant on m'embêtait et personne ne réagissait. Je ne trouvais ma place nul part de toute façon. Des fois je me demande comment j'ai fait pour tenir autant de temps, pour ne pas craquer avant, peut-être que je n'avais pas le courage, je ne sais pas. Mais le jour où j'ai voulu, j'étais déterminé, je n'en pouvais vraiment plus. C'est ça que je cache à Lou, ma marque, ma tentative de quitter ce monde, sa tante qui a fait la plus grande action de sa vie mais si elle aurait pu éviter ça aurait été mieux. Après ça, j'ai eu une nouvelle fois ces idées suicidaires, quand ma relation avec mon ex c'est finit mais j'avais toujours trouvé ça stupide les gens qu'il faut ramasser à la petite cuillère après une rupture alors je me suis dit que ça n'en valait pas la peine, qu'il n'en valait pas la peine. Je lui souris quand elle me dit que mes idées pour l'école sont bien et que les prochaines le seront aussi, ça m'aide à me donner confiance en moi, enfin, ça devrait m'aider mais je souris juste, elle sait tout aussi bien que moi que je continuerais à lui demander.
J'aurais pu lui crier dessus, lui dire qu'elle aurait dû être honnête avec moi, me dire la vérité mais à quoi bon ? C'est la seule personne qui a toujours été là dans ma vie, je n'ai pas envie de me battre avec elle. Quand j'y réfléchis, je prend en compte ses efforts qu'elle a fait pour me cacher la vérité, pour pas que je sois triste de sa situation. Maintenant qu'elle est devant moi, je suis forcément triste de sa situation, triste car elle ne pourrait peut-être plus jamais faire ce qu'elle aimait par dessus tout, c'est juste ça. Sinon à mes yeux elle reste ma cousine, celle qui m'a toujours soutenu. Est-ce que je lui en veut de ne pas avoir vu la marque sur mon cou ? Pas du tout, je lui ai caché pendant des années, mon mensonges durent depuis tellement d'année. Je ne voulais pas qu'elle sache que j'ai été aussi faible que ça, je ne voulais encore moins qu'elle pense que c'est de sa faute. Est-ce qu'elle se serait dit que c'était de sa faute ? Je ne sais pas du tout, peut-être un peu car elle n'était plus auprès de moi mais je ne peux pas lui en vouloir de réaliser ses rêves, elle en avait des rêves, contrairement à moi. Elle serre ma main, je souris une première fois à son contact et une deuxième fois au surnom qu'elle me donne. Zeldou, je ne sais pas d'où ça lui est venu ce surnom mais elle m'a toujours appelé comme ça, ça m'a toujours fait plaisir et encore aujourd'hui, même plus. « Je le serais toujours, tu me connais. Tu m'as manqué aussi, je suis vraiment contente de te revoir. » Quand je la vois boire sa boisson, je me rappelle que j'ai la mienne à boire aussi. Mon thé a refroidis, il va être immonde à boire, de toute façon je ne voulais pas de thé, j'avais juste pris une boisson car j'aurais été ridicule à ne rien prendre. Elle me propose d'aller au parc, me demande si j'ai quelque chose de prévu pour le reste de la journée. Je n'ai rien de prévu et je n'ai pas envie de partir sans savoir quelques trucs, comment elle a finit dans ce fauteuil et avec un peu de chance j'éviterais mon sujet, si je sens qu'il arrive je ferai style que j'ai mon poisson rouge à nourrir Un poisson rouge imaginaire mais elle ne le saura pas. Si un jour elle vient chez moi et qu'elle ne voit pas mon poisson rouge je lui dirais qu'il est mort car je ne l'ai pas nourris à temps. J'ai déjà tout penser dans ma tête. « Non, je n'ai rien prévu pour le reste de la journée. Si tu veux on peut aller voir au parc et si tu trouves qu'il y a trop de monde, on ira ailleurs si tu veux. Ca ne me dérange pas vraiment. » Je sais que les regards des gens ne seront pas fixer sur moi mais sur Lou, ça me fait mal de penser ça mais c'est toujours comme ça, les gens portent un jugement sur des gens qui ont l'air physiquement différent. Penseraient-ils pareil si ils savaient qu'avant elle marchait comme tout le monde. J'appelle le serveur pour qu'il nous donne l'addition. Il revient vite pour nous la donner. J'attrape vite fait mon porte-monnaie pour payer avant Lou.
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Lun 5 Juin - 22:16


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Louda


Je m’en veux terriblement de lui avoir menti. Et c’est bien pour cette raison que quelques larmes m’échappent. La culpabilité est un sentiment douloureux, surtout lorsqu’on l’éprouve envers quelqu’un de notre propre famille. Ce n’est sûrement pas le pire sentiment, mais un des plus douloureux je pense … J’avais terriblement peur qu’un jour, Zelda apprenne la vérité. Je sais bien que mon père ne lui aurait rien dit. Mais pourquoi pas Kyriann, qui aurait pu faire une gaffe. Ou encore, un journaliste qui aurait découvert tout et aurait fait un article. Tellement de possibilité en réalité, qui fait qu’elle aurait pu découvrir la vérité plus tôt. Peut-être que ça aurait été différent, qu’on n’aurait pas ce fossé entre nous deux ? Mais ça, personne ne pourra jamais me le dire, car on ne peut pas revenir en arrière. J’avais pris ma décision de lui cacher cet accident de voiture, j’étais l’entière fautive. Pourquoi n’avais-je rien dit ? Sûrement parce que la douleur aurait été trop compliquée à gérer, et d’admettre tout haut ce que je me refusais de dire tout bas, c’était mission impossible à l’époque. Puis elle avait sa vie à Heatherfield, je ne voulais pas tout gâcher, parce que je me retrouvais dans un fauteuil. Surtout qu’elle avait connaissance de tous mes rêves, de mon envie de m’améliorer encore plus dans le monde du patinage, de gravir les échelons et de ramener d’autres médailles. Qu’aurait-elle dit en apprenant que je ne pouvais plus patiner, parce que j’étais au mauvais endroit, au mauvais moment, la veille d’un départ pour une compétition ? Qu’elle était désolée ? Qu’elle compatissait ? Qu’elle comprenait ? Qu’elle allait m’aider ? C’était bien quelque chose que j’avais refusé et que je refusais encore maintenant. La pitié est sûrement pire que les regards qu’on peut me lancer dans la rue. Tout comme l’aide. Devenir dépendante de quelqu’un du jour au lendemain, c’est la découverte de l’enfer en pleine vie. Mais voilà, même si ça faisait de nombreux mois maintenant, j’avais l’impression que la blessure était toujours aussi ouverte, aussi brûlante. Surtout que personne ne savait si je remarcherai un jour. C’était l’ignorance, l’horizon inconnu derrière la brume matinale. Fermant les yeux quelques secondes, je soupire lorsqu’elle serre sa main dans la mienne. Pour elle, ce geste ne signifie peut-être rien. Pour moi, il représente tout. Il me montre qu’elle ne change pas à mon égard, que je reste malgré mon attirail en acier et mes mensonges, sa cousine. « Tout comme je le serais maintenant, je te le promets. » Et je sais qu’en prononçant ses mots, je ferais tout pour tenir ma promesse. Même si pour ça, je dois remuer ciel et terre. Il est hors de question que je l’abandonne de nouveau. Elle n’a pas la chance d’avoir un frère ou une sœur pour la soutenir, alors je serais son pilier à partir de maintenant. Jamais plus je ne la laisserai couler ou seule. J’avais dit à Hazel que je n’avais aucune attache ici, mais maintenant, c’était faux. J’avais ma Zeldou, et il était hors de question que je la laisse tomber de nouveau. De toute manière, je ne pouvais plus partir, alors il fallait bien que je me fasse une raison. Finissant ma boisson, je lui propose de faire un tour. Je veux apprendre tout ce que j’ai loupé, connaître l’histoire de cette marque sur sa peau. Je me doute bien qu’elle ne me répondra pas. Mais si ce n’est pas aujourd’hui, ça sera un autre jour … Cette marque, doit être le reflet d’un lourd secret pour qu’elle ne m’en est pas parlé. Et je ne la laisserai pas avec ce poids sur ses frêles épaules à l’avenir. Elle est jeune, elle doit vivre pleinement, heureuse. Hochant simplement la tête, je m’apprête à sortir mon portefeuille, lorsqu’elle sort le sien. Je ne dis rien, elle veut sûrement payer. Alors je la laisse faire, mais je l’inviterai à dîner à l’occasion, rien qu’elle et moi. En espérant qu’elle ne pense pas que c’est pour l’acheter, alors que ce n’est absolument pas ce que je souhaite. Manœuvrant mon fauteuil, je la suis dehors. De nouveau cette impression que tout le monde m’observe. Ma respiration se fait sifflante, comme à chaque fois, mon cœur bat la chamade. Mais je ne dis rien. Je souris à Zelda, avant de prendre le chemin qui mène au parc. Les gens sont obligés de se pousser, vu que je prends de la place avec mon fauteuil. J’entends les commentaires, ça fait mal, mais j’encaisse. Leur avis est moins important que celui de ma cousine. Si elle peut les supporter, c’est sûrement que je le peux aussi. Lorsqu’on arrive au parc, fort heureusement, il y a beaucoup moins de monde. Sûrement parce que les habitants sont au travail. Soupirant de soulagement, je m’engage dans la petite allée. Ce n’est pas bien pratique, ça secoue, mais ça ne fait rien. Apercevant un marchand de glaces, je m’y dirige alors que Zelda est à quelques pas de moi. Commandant, je retiens le commentaire amer qui me brûle les livres face aux regards de l’homme. Lorsque ma cousine arrive à ma hauteur, je me tourne vers elle avec un petit sourire. « Tiens… Une glace à la pistache. J’espère que tu aimes toujours autant que lorsqu'on était enfant, je voulais juste … hum … te faire plaisir … Enfin si tu n’en veux pas, ça ne fait rien … » Je m’emmêle les pinceaux. Mais depuis de nombreux mois, j’aperçois enfin un rayon de soleil à travers un ciel noir. Il me faudra donc le temps que je me souvienne de comment se comporter en personne civilisée …





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Mer 7 Juin - 15:47
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Lou & Zelda

J'ai du mal à lui en vouloir de ne m'avoir rien dit car quand on y pense, j'aurais fait quoi ? J'aurais été triste, juste une personne de plus, on ne m'aurait pas pris en compte ou si, Lou aurait pris en compte que je suis triste pour elle mais elle avait d'autres fardeaux à traîner, même encore aujourd'hui. Je me sens totalement impuissante face à ce que la vie me fait vivre alors je ne vais pas protéger les autres, que je me protège moi-même, enfin que j'essaie. Aujourd'hui ça va, j'ai grandis, je suis loin de celles qui m'ont fait du mal, elles ont mûris, j'espère qu'elles sont passés à autre chose. A chaque fois que je sors en ville, j'ai peur, peur de les revoir, peur qu'elles rient à nouveau sur moi, qu'elles me poussent, qu'elles me percutent. Même si on est grande, elles peuvent toujours me faire du mal, ce sont des dangers potentiels pour moi. Je me rappelle qu'au supermarché, j'en ai croisé une un jour, enfin je tournais dans un rayon et je l'ai vu, j'ai pris peur, mon coeur a faillit explosé, j'ai changé de rayons, j'ai accéléré mes courses et je suis partis. En rentrant chez moi, j'ai étudié la scène et je me suis dit que j'aurais pu me venger, lui lancer des conserves dans le dos, lui ruiner le dos comme elle avait ruiner mon ventre à l'époque. Bon, j'aurais risquer d'avoir des problèmes, c'est peut être pour ça que je suis resté à peu près calme, calme dans la façon de ne pas être en colère et méchante. Mais voilà, je suis incapable de me canalisé moi-même, je ne vais pas canalisé les autres. Puis je pense que Lou était loin d'avoir besoin d'une personne qui lui dit qu'elle est désolée en lui tapotant le dos. Le fait qu'elle ne m'ait rien dit est peut être la bonne solution. Je n'aurais rien pu faire et je me serais senti coupable. Aujourd'hui, je sais que je peux faire quelque chose pour elle, je peux lui montrer que je suis, défier le regard des gens et donc ne pas avoir honte d'être avec elle. Je suis beaucoup plus bénéfiques pour elle aujourd'hui que quand elle a eu l'accident et je me sens mieux, je sais que je peux avoir un rôle auprès d'elle, un rôle qui sert à autre chose qu'à tapoter le dos. Comme je l'ai dit, comment lui en vouloir d'avoir fait quelque chose que moi-même j'ai fait ? C'est impossible et se serait stupide et propice à des engueulades entre nous. Elle a été loin de moi pendant pas mal de temps je n'ai pas besoin de ça. Quand  on a qu'une seule personne comme famille, quand elle est absente, ça se ressent, on y pense tous les jours, on aimerait être avec elle car on sait qu'on sera mieux. Souvent j'avais pensé à lui dire pour le harcèlement, mais qu'est-ce qu'elle aurait fait ? Elle n'avait aucun pouvoir sur moi, sa mère non plus et clairement la mienne en avait rien à battre de moi. Je la voyais mal aller se battre contre des filles, contre trois filles. Je sais qu'elle en aurait été capable mais si elle avait été sur place, ça m'étonnerait qu'elle serait revenue juste pour moi, juste pour faire peur à ces filles. Peut-être qu'elle l'aurait voulu mais qu'elle n'aurait pas pu alors ça l'aurait torturé. Je suis loin de savoir comment elle pense, comment elle aurait pensé mais de toute façon, c'est passé, autant vivre avec le fait qu'on s'est mentis car on avait nos raisons.
Je paie nos boissons, c'est bien la moindre des choses, puis j'avais décidé d'utiliser de l'argent aujourd'hui, ça ne s'est pas fait, ça m'a fait plaisir de payer. Puis ce n'était pas le serveur de tout à l'heure mais un autre, celui que j'avais déjà vu passé plusieurs fois à côté de nous, on était seule dans notre coin, j'ai bien remarqué qu'il avait une raison de passer, j'en suis sur ce n'est que pour moi, car je lui plais. Puis quand j'ai payé, il y a un eye-contact de fou, je sens que je vais revenir ici plus tard dans la journée. Bref, on sort du café. Je marche près de Lou, qui me fait un passage grâce à son fauteuil. Les gens parlent, disent qu'elle dérange, je me retourne sur eux quand ils ont ces paroles. Ils ne pensent pas que eux ils prennent de la place sur terre, de la place qui pourrait être libéré car quand on pense comme ça c'est qu'on est bien bas sur l'échelle de l'intelligence. Je sais que je ne fais pas peur, loin de là mais je n'aime pas qu'ils parlent comme ça de ma cousine. On ne sait pas ce que la vie nous réserve alors qu'ils ne parlent pas trop vite, je peux facilement passer devant chez eux avec ma voiture. On arrive au parc, il n'y a pas grand monde, ça me rassure, sûrement comme ça rassure Lou. Lou, elle a une raison d'avoir peur du regard des gens, moi c’est juste de la paranoïa. Je la vois partir un peu plus vite que moi, j'avance à la même vitesse que je l'étais, je regarde le parc, les arbres, ça fait tellement longtemps que je ne suis pas venue ici, c'est vraie que je ne passe plus ici avec mon chien, je devrais peut être car en cette période de l'année c'est vraiment super beau. Progressivement je la rejoins, je vois qu'elle est à un marchand de glace. On adorait y aller quand nous étions enfant, c'était souvent qu'elle me payer une glace, elle demandait toujours un peu plus d'argent à ses parents. En m'approchant, j'espère qu'elle n'a pas oublier ma passion pour la pistache. Oui, j'adore la pistache, sous toutes ses formes sauf en yaourt car j'ai plus de mal. Donc, il ne reste pour que la glace et les pistaches normales en sachet mais elles sont super bonnes. Quand elle me tend la glace, j'ai envie d'exploser de joie car ça fait des siècles que je n'en ai pas mangé des comme ça, j'achète toujours des industrielles même si je sais que ce n'est pas la meilleure chose à faire. Etre dans le parc, seule, ça ne donne pas envie de manger une glace de toute façon. Je prend celle qu'elle me tend et lui sourit. « Merci beaucoup. J'adore toujours la pistache, peut-être encore plus que quand on était enfant » lui dis-je avec un rire dans la voix. Je sais qu'elle n'aime pas le regard des gens, je l'ai remarqué alors je lui propose deux choix possibles sur ce qu'on peut faire, je veux qu'elle se sente le mieux possible. « Tu préfères qu'on marche ou qu'on s'assoit sur un banc pour parler ? » Ma question est maladroite, très maladroite, je me sens gêner mais je ne savais pas comment dire, ni quels mots utilisés, j'espère qu'elle ne le prendra pas mal.
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Ven 9 Juin - 22:23


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Louda


La voir payer nos boissons m’embête. Je ne veux pas qu’elle dépense pour moi. Surtout que son salaire de professeur ne doit pas lui ramener beaucoup. Alors que pour ma part, j’ai bien trop d’argent. Au point où je n’aurai sûrement jamais besoin de retrouver du travail. Puis après tout, comment trouver un travail alors que je suis en fauteuil. Hormis faire un travail où je dois être derrière un bureau, ce n’est pas la peine. Personnellement, j’ai besoin de bouger, de respirer et rester enfermer dans un quatre pièce pour travailler, ce n’est même pas envisageable. C’est bien pour cette raison en tout cas, pour revenir au moment présent, que je l’inviterai au restaurant, un de ces quatre. Même si pour être honnête, je ferais attention à choisir un restaurant qui ne compte pas trop de monde et je veillerai à ce que Léandre m’emmène en avance. Pourquoi ? Pour être certaine que les regards ne se tournent pas sur moi, si jamais j’arrive et que la salle est déjà pleine. Sortant à ses côtés, je commence à paniquer. Le monde, l’impression que tous les regards se tournent vers moi. Si ça se trouve, ce n’est pas le cas … Mais je ne peux que voir l’homme qui sort du magasin, qui me fixe. Mon cœur s’accélère sous l’effet de panique. J’aimerai dire à Zelda que finalement, je ne veux pas aller au parc. Surtout qu’il risque d’y avoir du monde et ça me fait peur. Pourtant, pour ma cousine, je me force à sourire et à ravaler la boule qui me monte dans la gorge ainsi que celle qui se forme dans mon ventre. Prenant le chemin du parc, je ne peux que me figer un peu plus lorsque j’entends les commentaires des habitants. Si je pouvais me mettre en boule et fuir loin, je crois que j’aurai déjà disparue pour me retrouver en Chine. Pourtant, je me force à continuer d’avancer. Mais j’ai peur que Zelda fasse demi-tour, car elle ne supporte pas les commentaires. C’est vrai qu’à force, depuis tout ce temps, j’ai l’habitude qu’on me regarde comme une bête de foire. Enfin ce n’est pas une réelle habitude, mais c’est le seule mot qui me vient en tête. Heureusement, les commentaires et les regards cessent vite. En même temps, on arrive enfin au parc. Fort heureusement pour moi, il n’y a pas trop de monde. Je crois que je ne l’aurai pas supporté. Me demandant pourquoi, j’avance vers le véhicule qui se trouve un peu plus loin. Je me dis que c’est sûrement parce que les habitants d’Heatherfiel travaillent et je dois bien dire que ça m’arrange. Arrivant devant le marchand de glaces, j’en commande une pour Zelda. Pour ma part, je n’ai pas assez faim pour ça. Payant rapidement, j’attends qu’elle arrive à ma hauteur pour lui tendre. Mais je m’embrouille dans ce que je dis. Je me sens un peu bête d’avoir commandé une glace, alors que je ne sais même pas si elle en veut une ! Sa réponse me rassure quelque peu. J’avais peur qu’elle me dise qu’elle n’en voulait pas ou encore, pire ! qu’elle n’aimait plus la pistache et préférait la vanille. Je serais vraiment passée à ce moment-là pour une cousine indigne ! Je souris face à sa question. Je me doute bien que ce n’est pas méchant. Ça aurait été quelqu’un d’autre, ma réaction aurait été bien différente. Puis je ne veux pas la froisser, je ne veux pas qu’elle s’en aille. « Ne t’en fais pas, je suis déjà assise. Mais peut-être veux-tu t’asseoir ? Ça sera plus pratique pour manger non ? » Puis égoïstement, je ne veux pas que tous les regards se posent sur nous. Au moins, si elle s’assoit à mes côtés, les habitants verront sûrement moins la différence. Me dirigeant vers un banc libre, je me gare juste à côté. Je suis un peu plus basse que si j’étais sur le banc mais ça ne fait rien. Me tournant vers Zelda, j’aimerai comprendre certaines choses. « Dis-moi Zeldou … cette marque c’est quoi ? Tu as eu un accident ? Je comprendrai que tu ne veuilles pas m’en parler, mais je m’inquiète pour toi tu sais ? Et je te jure que je ne jugerai pas, tu peux me croire ! » J’attrape sa main pour la serrer, pour lui prouver mes dires. J’espère qu’elle me fera assez confiance pour m’expliquer ce qui s’est passé, même si dans le fond, je doute fortement qu'elle le fasse...





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Mar 13 Juin - 22:27
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Lou & Zelda

Je me suis sentis gênée par ma question. A vrai dire, je n'ai jamais connu quelqu'un dans la situation de Lou alors je ne savais pas comment m'y prendre. Depuis que je l'ai revu, je me dis de ne pas faire de boulettes mais il fallait bien qu'à un moment j'ai un coup de faiblesse, que je ne fasse pas attention à ce que je dis et que ça sorte. En même temps, je ne sais pas comment lui dire ça autrement. Je n'ai pas un vocabulaire super développé et je vais toujours au plus simple quand je parle. J'espère que ça ne va pas lui faire du mal ou quelque chose comme ça, je m'en voudrais. Beaucoup de gens la jugent sans savoir eux-même pourquoi ils font ça, leurs mots lui font du mal et voilà que sa cousine en rajoute un peu plus. Je me sens pas super bien face à elle jusqu'à ce qu’elle me dise que ce n'est pas grave, qu'elle le prend assez bien, sûrement par pitié envers moi. « Ce sera plus pratique oui, puis tu me connais » dis-je en  lui faisant un clin d’œil. J'ai toujours été le genre de personne qui ne sait rien faire en marchand. Un jour j'ai voulu écrire un sms dans les escaliers de l'immeuble, je suis tombée. A ce moment là j'ai voulu faire la morte vu que mon voisin du dessus monter les escaliers à cet instant. Il m'a ramassé, il m'a sourit, j'ai voulu faire mon inanimé mais je ne suis pas bonne comédienne. Je l'ai remercier et je suis parti. Depuis j'espère ne pas le recroiser. Ah si un jour je l'ai revu et il m'a demandé pourquoi je n'étais pas par terre. J'avoue qu'aujourd'hui, en y repensant je peux en rigoler mais sur le coup, j'avais tellement honte. Alors manger une glace en marchant ce n'est pas pour moi, je me connais tout comme Lou me connaît je vais m'en claquer partout, je vais devoir me cacher si je salie mon haut et en prime Lou aura honte de moi et ira se cacher loin de ma personne. Je la suis, je préfère qu'elle choisisse le banc, je veux qu'elle aille bien. Moi, j'irais bien, du moins je ferais style. Mais comme elle n'aime pas qu'on l'a regarde, tout comme moi, alors elle n'ira pas se planter au milieu de tout le monde, je eux avoir confiance en elle. On trouve un banc, je m’assoies dessus. Quand on était enfant, on a toujours fait la même taille alors elle est un peu plus basse que moi à cause de son fauteuil mais ça ne fait pas de choc, au contraire. Je commence à manger ma glace qui est merveilleuse, ça faisait tellement longtemps. Lorsqu'elle me parle, mon corps se raidit. Je ne pensais pas qu'elle allait appuyer sur les points qui font mal dès le début. Elle attrape ma main, pour me montrer sa présence. Mes yeux commencent à briller à cause des larmes, je me concentre sur ma glace pour pas qu'elle le voit. J'essaie de me reprendre, ce n'est pas le moment de craquer, surtout là en plein milieu du parc où des inconnus peuvent passer. J'ai envie de lui dire mais comment ? Ca fait des années. Quand je m’en sens capable je me tourne vers elle pour lui dire. « Oh c'est rien, il y a longtemps, c'est plus très important aujourd'hui » Puis j'arrête de la regarder, je vais pleurer et je n'en ai pas très envie. J'ai essayé de faire comme si c'était du passé car quand j'y pense, c'est du passé, mais un passé encore bien présent en moi. Je ramène mon regard sur elle, elle ne mérite pas que je lui mente encore. Je respire fortement comme pour me donner des forces. « J'avais dix-huit ans. Ca semble être à une éternité d'aujourd'hui. En tout cas, je veux oublier tout ce qu'il s'est passé à cette époque, même ce qu'il s'est passé avant. J'allais mal, vraiment très mal et j'ai essayé… j'ai essayé de mettre fin à tout ça, je pensais que ça irait mieux si je partais. » J'ignorais totalement ce qu'il y avait après la mort, je ne croyais pas en la vie après la mort mais tout pouvait être mieux que sur terre. J'essuie une larme qui coule sur ma joue, je suis tellement faible.
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Mer 14 Juin - 18:42


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Louda


Je lui demande si elle préfère s’asseoir. Non pas que je n’ai pas envie de me balader à ses côtés. Simplement, je sais que marcher et manger, Zelda ne sait pas le faire. Enfin quand nous étions enfant, elle avait du mal à coordonner les deux. Mais jamais je ne lui en avais voulu. Au contraire, j’avais toujours trouvé ça assez drôle, pensant même que ça faisait son charme. Il y a chez certaine personne une maladresse, si on peut l’appeler ainsi, qui donne envie de secouer la personne en lui disant de faire attention. Alors que pour Zelda, c’est tout le contraire. Ça me donnerait juste envie de la prendre dans mes bras ou de faire une bêtise également, pour qu’elle ne soit pas seule. Mais avec ce fauteuil, j’avoue que ça sera un peu compliqué … Me dirigeant vers un banc à l’abri des regards, je pense à notre bien-être commun. Au moins, on pourra discuter toutes les deux correctement, sans que quelqu’un vienne nous déranger. Mettant mon fauteuil à côté du banc, je ne peux que remarquer que je suis plus basse qu’elle. Alors qu’ordinairement, du moins lorsqu’on était enfant, on faisait la même taille. Ce qui ne sera plus le cas maintenant. Et j’avoue que ça me fait mal encore de remarquer de telles différences, presqu’un an après. J’aimerai pouvoir me dire que ça va changer, mais je ne me fais pas d’idée. Je ne pourrais pas remarcher, je le sais très bien. En même temps, j’étais dans le coma pendant les trois premiers mois qui ont suivi l’accident. Alors que c’était pendant cette période que j’aurai dû forcer pour remarcher. Du coin de l’œil, je souris lorsque je la vois manger sa glace à la pistache avec envie. Ça me fait vraiment plaisir de passer du temps avec elle. C’est comme ça que je me rends compte qu’elle m’a vraiment manqué. Les conversations téléphoniques ou par skype étaient bien, mais insuffisantes. La preuve, j’avais besoin de ma cousine. Même si ce moment est parfait, et que je n’ai pas envie de le gâcher, j’aimerai avoir quelques petites réponses. Je doute qu’elle veuille se confier à moi. Après tout, je lui ai menti et j’ai été absente une longue partie de sa vie. Et pourtant, j’aimerai qu’elle le fasse. C’est bien pour cette raison, que je serre sa main, pour lui montrer que je suis là. Même si je dois honnêtement que ça changera son avis … Pour moi, elle ne va pas se confier. Et pourtant lorsqu’elle prend la parole, je me concentre sur ce qu’elle me dit. Je ne veux pas la forcer, je veux qu’elle le fasse d’elle-même. Lorsqu’elle me dit que ça fait longtemps, que ce n’est plus important maintenant, je sais que ce n’est pas vrai. Ce n’est pas parce que le temps est passé que les souvenirs sont partis en même temps. Non, certaines choses sont encrées et refont surface dans le présent, nous bouffant les moments de bonheur qu’on pourrait avoir. Et si j’ai bien appris quelque chose avec les psychologues, c’est que parler peut soulager et aider à avancer. Ça n’a jamais été mon cas, ne faisant pas confiance à ce corps de métier. Mais je sais que certains sont soulagés, lorsqu’ils ont vidé leur sac. Je vois qu’elle fuit mon regard. Et je ne dis rien, lui laissant le temps de rassembler ce qu’elle veut me dire ou non … Après tout, je lui ai laissé le choix de me répondre ou pas, c’est à elle de voir ce qu’elle veut faire … Je l’écoute me parler et aussitôt, un sentiment de culpabilité me frappe. Je n’étais pas là pour elle, alors que j’aurai dû … Zelda n’a pas eu de sœur, j’étais ce qui s’en rapprochait le plus… Inspirant je tente de me tourner vers elle et pose ma main sur son épaule. « Zelda … je suis désolée … J’aurai dû être là pour toi … Et rassure-moi, maintenant, ça va mieux ? Tu n’as … jamais recommencé ? Si ça devait, tu m’appelles, je me débrouillerai pour venir … »





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Sam 17 Juin - 21:11
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Lou & Zelda

Je ne sais pas si elle aime être ici avec moi, mais moi j'aime être ici avec elle. J'aime surtout être avec elle, ça faisait plusieurs temps qu'on ne s'était pas vu, qu'on n'avait pas fait de sortie toutes les deux. J'adorais sortir avec elle quand j'étais petite, même jouer dans le parc ensemble, ne serait-ce qu'une heure, c'était déjà une heure hors de chez moi, en compagnie. Puis je me sentais forte avec elle ou du moins en sécurité, c'est comme si rien n'aurait pu m'arrivait quand elle était à mes côtés. Je pense que jamais je pourrais la remercier pour ce qu'elle a fait pour moi. Je pourrais me plaindre qu'elle n'ait pas été pendant la période où j'allais le plus mal, mais elle a déjà tellement était là avant, sans qu'elle le sache. Jamais je lui ai dit que ces filles qu'elle avait déjà vu me persécuté. J'aurais pu, mais je ne connaissais pas les conséquences de ça, je ne voulais pas souffrir encore plus, donc je suis resté muette ou juste je lui disais que tout allait. Enfaite je lui mentais déjà depuis pas mal d'années, mais je ne voulais pas qu'elle s'inquiète pour moi, je ne voulais pas que sa mère me juge un peu plus qu'elle le faisait déjà. Pour ma famille, je n'étais rien, juste la fille d'une femme qui n'avait pas supporté le suicide de son mari, donc une enfant sans avenir. Pourtant des milliers de fois j'ai voulais leur lancer un signe pour qu'ils comprennent, pour qu'ils me permettent de rester une nuit chez eux. De l'extérieur, ma maison semblait magnifique, on aurait pu croire qu'elle contenait une petite famille agréable. Pourtant rien n'était beau à l'intérieur. Elle tenait debout grâce à moi, grâce mes initiatives. Mais j'étais seule, je n'avais rien à faire. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je faisais mes devoirs, j'étais bonne élève, c'était la seule vraie façon de m'occuper. Pour le nettoyage, c'était moi, encore une fois, c'était une façon de m'occuper. La maison était souvent sale car j'avais des petits bras, pas de grande volonté, c'est pour ça, je pense, qu'aujourd'hui je suis autant maniaque de la propreté, dès que je vois de la poussière dans mon appartement, j'aime la nettoyer, puis avec Balto et ses poils je dois faire souvent le ménage, mais j'aime ça, ça me permet d'être dans ma bulle, de penser à autre chose. Quand je nettoyais la maison, je parlais avec mon chien de l'époque, c'est pour lui que je restais, pour lui que je vivais, je savais que je ne pouvais pas le laisser seul avec elle. Une fois, j'ai fugué avec lui mais je n'avais nul part où allait et il pleuvait, je suis finalement rentée à la maison car c'était quand même un toit au dessus de nos têtes.
Je ne voulais pas rentrer dans les détails car tout ça me fait peur car ça me replonge dans mon ancienne vie, celle dont je ne veux plus avoir contact, juste Sallie, juste elle. Je ne sais même pas pourquoi je lui reparle à Sallie, c'est comme une force extérieure à moi qui me pousse à la revoir, à l'apprécier toujours un petit peu plus. Mais pour Lou, je ne veux pas lui en dire plus car je ne voulais pas qu'elle sache exactement même si elle m'a posé la question et qu'au final, elle a le droit de savoir, elle a toujours été celle qui était là pour moi alors c'était normal de lui dire. « Non. Ne sois pas désolé, ne me dis pas que tu aurais dû être avec moi. Tu as été là avant, tu m'as déjà tellement aidé, tu ne t'en rendais pas compte mais moi si. Tous les moments où on se voyait quand on était enfant, c'était de que du bonheur. Je sais que j'aurais dû te le dire mais je ne voulais pas t'inquiéter. » Je reprend ma respiration, pose ma main sur celle qu'elle vient de poser sur mon épaule. « On m'a aidé et je l'ai quand même fait. Rien n'allait et personne n'aurait pu m'aider. Mais c'est d'avoir fait ça qui m'a fait réagir car je n'étais pas seule, j'avais Sallie, je t'avais toi même si tu étais loin. Je ne veux pas recommencer, je n'ai pas envie, comme je te l'ait dit, je vais mieux. J'ai grandis, j'ai mûris et j'ai arrêter de fréquenter ces filles. Un jour, je te raconterais tout, quand je serais prête. » Oui, quand j'arriverais à mettre les bons mots sur ce que je ressentais à ce moment et sur ce que je ressens aujourd'hui. Puis on est dans un parc, on n'a pas à parler de ça, pas ici. Un jour, elle viendra dans mon appartement et je lui dirais tout, je me livrerai à elle mais je n'oublierais pas de lui dire qu'aujourd'hui je vais bien.
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Jeu 22 Juin - 9:58


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Louda


Peut-être que lui poser la question, était une très mauvaise idée. Après tout, on a tous le droit à notre petit jardin secret. Parler du passé n’est jamais simple, encore plus lorsqu’il a été marqué par un évènement blessant. Et ce que Zelda vient de m’avouer, est un évènement marquant dans sa vie. Elle aura beau tout faire pour l’oublier, je sais qu’elle n’y arrivera pas. On entend souvent dire que le temps guérit les blessures, mais c’est faux. Le temps nous apprend juste à les accepter, à vivre avec, mais jamais elles ne guérissent. Elles peuvent permettre de nous faire grandir, mais ça s’arrête là. Et je suis bien placée pour savoir de quoi je parle. L’accident a eu lieu il y a presque un an maintenant, mais c’est une douleur qui est toujours là. J’ai beau essayé de ne pas y penser, tout me force à m’en rappeler. Et puis, même si on arrive à passer au-dessus, il y a toujours un mot, une phrase, un détail, qui nous rappelle ce qui s’est passé. C’est bien pour cette raison qu’on ne peut oublier certaines choses, même avec la meilleure volonté. Posant ma main sur son épaule, je veux ainsi lui montrer que je suis là. Je ne l’ai pas été ces dernières années, mais maintenant les choses vont changer. Ce n’est pas comme si je pouvais remonter sur des patins et reprendre les compétitions. Déjà qu’il y a très peu de chance pour que je remarche un jour, pour ne pas dire aucune. Les médecins ont été clais à ce sujet. C’était pendant que j’étais dans le coma que j’aurai dû commencer les exercices de kinésithérapie, qui m’auraient permis de marcher. Mais vu que je n’étais pas réellement là, je n’ai pas pu les faire et c’est bien pour ça que je me retrouve là. Marcher de nouveau relève de l’impossible alors remettre des patins serait un miracle. Et tout le monde sait qu’un miracle, ça n’arrive que dans les films ou les livres. Zelda reprend la parole et je ferme les yeux doucement. Si j’ai tout pour être désolé. J’aurai dû revenir à Heatherfield, au moins pour la voir. Même si cette ville me rappelle de mauvais souvenirs, j’aurai dû faire cet effort là pour ma cousine. Je ne suis pas d’accord, je ne l’ai pas assez aidé. Si ça avait été le cas, elle n’aurait sûrement pas fait cet acte. Ou du moins, elle m’en aurait parlé. Mais en même temps, je conçois tout à fait qu’elle ne l’est pas fait. Comment dire à une personne qui est à des milliers de kilomètres, que rien ne va dans sa vie, qu’on est au bout du rouleau ? Ce n’est pas possible … La preuve, j’avais été incapable, et même encore actuellement, de dire à certaines personnes ce qui s’était passé. Je crois même que Léandre n’était pas au courant de ce qui m’était arrivée. Et pourtant, on pouvait presque dire qu’on vivait ensemble tous les deux. Sa main se pose sur la mienne, avant qu’elle ne reprenne. J’écoute sa réponse et je soupire discrètement quand elle m’affirme de nouveau qu’elle va mieux. Hochant simplement la tête, je comprends ce qu’elle veut dire. « Ce jour-là, je serais là, je te le promets. » Et je sais que je tiendrai parole. Il est hors de question que je la laisse tomber de nouveau. Pressant son épaule, je retire ensuite ma main de son épaule. Pas que ça me dérange ce contact, simplement, je commence à avoir mal au bras. Regardant devant moi, je joue avec mes doigts. « Je … Comprends que tu veux être prête pour en parler. Ce n’est jamais facile de parler d’un évènement comme ça, je le sais … Regarde-moi pour ça, c’est toujours dur d’expliquer ! » D’un mouvement de mains, j’indique mon fauteuil. Puis je me rends compte de ma gaffe. Moi qui ne voulais pas en parler, voilà que je lui montrais la cause de mon malheur. Aussi, je me reprends aussitôt. « Enfin, tu vois ce que je veux dire. Je voulais juste signaler que je comprends que tu es besoin de temps pour tout m’expliquer. »





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Lun 3 Juil - 14:55
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Lou & Zelda

Si je n'avais eu cette marque sur mon cou, j'aurais pu garder le secret pendant plusieurs années encore, j'aurais pu être forte devant elle et on n'aurait pas parler de ça. Là, cela me fait mal, on revient quelques années en arrière, quand rien n'allait. Mais je n'en veux pas à Lou, loin de là. Elle était heureuse et j'étais heureuse de la voir comme ça. J'adorais la voir patiner, elle m'avait vaguement appris à en faire, aujourd'hui je pense qu'il me serait impossible de remonter sur la glace et même si j'en ai la possibilité, je ne veux pas le faire. Si c'est pour patiner, autant le faire avec elle. Même si ça semble impossible, qu'elle ne remontera jamais sur des patins et ça me tue de penser ça. Elle était si belle. Je n'avais jamais compris comment elle faisait pour faire tout ça, toutes ses figures, ça semblait impossible pour moi, déjà si j'arrivais à avancer et m'arrêter avant de me prendre le contour de la glace, j'étais heureuse. L'équilibre ça n'a jamais été mon fort. Même si elle s'en veut de ne pas avoir été là, je crois que je pourrais jamais la remercier autant qu'il le faut pour tout ce qu'elle a fait pour moi, pour les moments où j'allais goûter chez elle, qu'elle m'amenait dans le jardin et qu'on racontait nos rêves. Elle en avait pleins, en rapport avec le patinage mais pas que. Moi, je n'en avais pas beaucoup, de mon plus jeune âge à l'adolescence je n'avais jamais rêvé d'un beau métier, d'un homme dans ma vie, d'avoir des enfants, non tout ce que je voulais c'était d'avoir des parents mais je n'ai jamais pu lui dire. Comment lui avouer qu'à la maison c'était l'horreur, que même jeune je pensais que j'allais jamais m'en sortir, que tout les portes me seraient fermer. Alors je l'écoutais me parler et quand elle me demandait ce dont je rêvais, je lui disais des choses fausses mais qui permettait de camoufler la réalité à ses yeux. Elle était consciente de mes problèmes de famille alors pas besoin de lui redire une nouvelle fois. « Merci. Merci pour tout ce que tu as fait pour moi, jamais je ne pourrais énumérer toutes les petites attentions que tu as eu pour moi quand on était jeune, je n'aurais pas le temps de tout te dire et je ne m'en souviens pas de tout mais je sais que tu m'as aidé et que tu m'aides toujours autant. Regarde toi, tu restes là, tu me dis que tu seras là maintenant alors que tu aurais pu partir, m'en vouloir de ne t'avoir rien dit à ce propos, de te l'avoir cacher. » Elle ne me lâchera pas et ça fait du bien de savoir ça, même si aujourd'hui tout va mieux, il y a des moments où cette réalité me revient en plein visage et que je me retrouve seule car je n'ai personne que je peux appeler. Maintenant je sais que je pourrais l'appeler à chaque moment, qu'elle sera là pour m'écouter, qu'elle m'accueillera dans sa maison. Elle enlève sa main de son épaule, une main que j'aimerais qu'elle repose pour qu'elle me montre quelques secondes de plus qu'elle ne me lâchera pas. Avec un rire nerveux, me rappelant qu'elle connaît ma famille, ma mère surtout. Je lui raconte. « C'est ma mère qui m'a sauvé. » Je la sens stresser à côté de moi, comme si elle ne sait pas comment agir avec moi, je la comprend, même moi je sais pas comment agir avec moi-même. J'écoute ce qu'elle me dit et la fin de sa phrase m'interpelle. Je redresse la tête et la regarde. Elle ne m'a rien expliquer, tout ce que je sais sur elle, je l'ai compris de moi-même. Oui, elle m'a dit deux trois jours mais sur New York, pas sur pourquoi elle est dans cette situation. Donc oui c'est dur à expliquer. Je pose ma main sur sa jambe, habitude de soutien mais je me rend compte que ce n'est pas la meilleure chose à faire mais c'est l'intention qui compte et elle comprendra. « Je ne vais pas t'obliger à en parler. C'est dur pour moi alors que j'ai réussis à repasser ça alors je n'ose même pas essayer de comprendre comment c'est dur pour toi. Peut-être que tu auras besoin de beaucoup de temps, je m'en fiche complètement mais je veux que tu saches, que maintenant que je t'ai retrouvé, je ne vais plus te lâcher, que si tu as le moindre problème, la moindre baisse de moral, je suis là, je veux être là, tu peux me parler. »
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Mar 4 Juil - 14:57


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Louda


Le regret est sûrement un des pires sentiments au monde. Je m’en veux terriblement de ne pas avoi été là pour elle, alors qu’elle en aurait eu besoin. Mais non, j’étais à l’autre bout du globe, à patiner, à faire le métier dont j’avais toujours rêvé. Et le plus égoïste dans tout ça, c’est lorsque je me dis que si elle m’avait téléphoné, je ne sais même pas si j’aurai pu prendre un avion pour venir. Je me dis que si, que je l’aurai fait. Mais ce n’est qu’une supposition. Si ça se trouve, je lui aurai dit que j’étais trop occupée par une énième compétition, et donc, je ne pouvais pas faire le déplacement jusqu’à Heatherfield. Mais une chose est sûre, maintenant, je serais là. Même si elle m’appelle en pleine nuit, je ferais tout ce que je peux pour la rejoindre. Et si jamais je ne le peux pas, je la ferais venir à la maison. Il est hors de question que je la laisse de nouveau dans un problème. Zelda me remercie et j’avoue que ce qu’elle me dit me réchauffe doucement le cœur. Je ne pensais pas que j’avais fait autant pour elle. Tout, je l’avais fait par gentillesse, car c’était ma cousine tout simplement. Mais la fin de sa phrase m’interpelle. Comment peut-elle me dire ça ? Jamais je ne pourrais lui en vouloir. Pressant son épaule, je lui souris doucement. « Jamais je pourrais t’en vouloir de ne pas me l’avoir dit Zeldou … ». Je ne dis que la vérité. Si je lui en voulais, ça voudrait dire que j’en voudrais à tout le monde. Non elle avait son petit jardin secret et je comprends qu’elle a préféré garder ça sous silence. Retirant ma main de son épaule, je ne le fais pas par plaisir. Simplement, je suis de nature petite. Mais en plus, avec la différence de taille entre mon fauteuil et le banc, je commence à avoir mal au bras. C’est uniquement pour ça. Zelda m’avoue que c’est sa mère qui l’a sauvé. Jamais vous que j’en suis la première surprise, mais je n’en montre rien. Pour une fois que ma tante a eu un élan de conscience entre ses bouteilles ! Posant mes mains sur mes cuisses, je commence à stresser légèrement. Jouant avec mes doigts, je prends la parole. Je veux simplement lui montrer que je comprends qu’elle n’a rien dit. Une fois mon petit monologue fini, je ne sais pas trop comment réagir. Je stresse. Sa main se pose sur ma jambe, une fois que je me suis redressée. Même si je ne sens pas ce contact, j’avoue que ça me fait bizarre. Personne n’a posé ses mains sur mes jambes, depuis mon accident, hormis les médecins. Et voir un tel contact, me perturbe … Mais je comprends que son geste n’est pas là pour me mettre mal à l’aise. Elle veut simplement me montrer qu’elle est là. Et c’est bien pour cette raison que je ne lui en veux pas et que je ne lui en tiens pas rigueur. Posant ma main sur la sienne, je la serre doucement. « Je … J’aimerai t’expliquer … » Je ne veux plus de mensonge entre nous deux. Une larme coule sur ma joue, mais je ne fais rien pour l’essuyer. Non il faut que je lui dise la vérité. « On était entre amis, juste avant de partir à New York, au restaurant … Et j’ai voulu rentrer. Je n’avais pas bu mais … » Mais peut-être que j’aurai dû. Je ne serais pas rentrée seule ainsi. Les larmes coulent toutes seules, mais je m’en moque. Inspirant pour me donner du courage, je reprends d’une voix tremblante. « Et il faisait nuit, on n’y voyait rien … Et on a percuté ma voiture… Il y a eu des tonneaux, puis c’est le noir … Je me suis réveillée bien des semaines après, dans cet état … » Je ne peux plus retenir me larmes. Lâchant sa main, je cache mon visage entre les miennes, retenant à grande peine mes sanglots. « Jamais je ne pourrai remonter sur des patins … »





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